Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de naturalisation du préfet de police de Paris. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions ni moyens, se limitant à la transmission de pièces. Le requérant n'ayant pas régularisé sa demande dans le délai de recours contentieux, le juge a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour la rejeter sans invitation à régulariser.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 septembre 2025, M. B... A... saisit le tribunal d’un litige relatif à la décision du 23 janvier 2025 par laquelle le préfet de police de Paris a rejeté sa demande de naturalisation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1.
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ».
2.
M. A... saisit le tribunal en se bornant à produire la copie d’une décision du 23 janvier 2025 du préfet de police de Paris rejetant sa demande de naturalisation, de son recours gracieux devant le ministre de l’intérieur, de son titre de séjour en France, des documents relatifs à sa conjointe et leurs enfants, ainsi que plusieurs documents relatifs notamment à ses différents emplois, formations, revenus, prestations familiales et impositions fiscales en France. Cette simple transmission, dépourvue de toute conclusion et de tout moyen, ne saurait être regardée comme constituant une requête. A la date d’expiration du délai de recours contentieux qui avait commencé à courir au plus tard à compter du 12 septembre 2025, date à laquelle a été enregistrée sa requête, le requérant n’a pas déposé de mémoire complémentaire assorti de moyens. Par suite, sa requête, qui est entachée d’une irrecevabilité manifeste, n’est plus susceptible d’être régularisée et ne peut qu’être rejetée en application de l’article R. 222-1 précité du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée M. B... A....
Fait à Nantes, le 12 novembre 2025.
Le président,
T. GIRAUD
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,