853 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
853
Décisions totales
383 581
Ordonnances
247 371
Avec résumé IA
Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé suspension par une agente territoriale contestant l'arrêté du président du conseil départemental des Landes refusant de reconnaître sa maladie professionnelle (syndrome du canal carpien) et la plaçant rétroactivement en congé de maladie ordinaire. La requérante invoquait l'urgence financière (passage à demi-traitement et obligation de rembourser des sommes perçues) et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour méconnaissance des articles L. 822-20 et suivants du code général de la fonction publique et du décret n°87-602 du 30 juillet 1987. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête indemnitaire de M. A, qui contestait la dénonciation de son contrat d'engagement dans l'armée de terre pour inaptitude médicale. La juridiction a relevé un moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité des conclusions, faute pour le requérant d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours des militaires, conformément à l'article R. 4125-1 du code de la défense. La saisine tardive de cette commission, postérieure à l'introduction de la requête, n'a pas permis de régulariser la procédure. En conséquence, la demande de condamnation de l'État à verser 68 827 euros a été déclarée irrecevable.
Avocat : JURIADIS CAEN COUTANCES
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé suspension par Mme A, assistante familiale, contestant le retrait de son agrément et son licenciement par le président du conseil départemental des Landes. La requérante invoquait l'urgence financière et psychologique, ainsi que plusieurs moyens de légalité externe et interne, notamment l'incompétence de l'auteur des actes et le non-respect des procédures prévues par le code de l'action sociale et des familles. Le département des Landes s'est opposé à la suspension, arguant de l'absence d'urgence et de l'absence de doute sérieux sur la légalité des décisions. Le juge des référés a rejeté les deux requêtes, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intérêt public lié à la protection des enfants accueillis faisant obstacle à la suspension. Les décisions ont été prises en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : CABINET FIDAL (CAEN)
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme A, ancienne agente de l'EHPAD La Maison de Jeanne, qui demandait réparation pour des retenues qu'elle estimait irrégulières sur ses allocations d'aide au retour à l'emploi. La requérante soutenait que ces retenues, effectuées sans titre exécutoire et sans respecter les proportions légales de saisissabilité prévues par le code du travail, lui avaient causé des préjudices financier et moral. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que l'établissement n'avait commis aucune faute et que la réalité des préjudices allégués n'était pas établie. La décision s'appuie sur les articles L. 3252-2, L. 3252-3 et R. 3252-5 du code du travail relatifs à la saisie des rémunérations.
Avocat : SELAS FIDAL CAEN
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les requêtes de Mme A, professeure au lycée Louis-le-Grand, qui alléguait subir un harcèlement moral de la part de sa hiérarchie et contestait le rejet implicite de ses demandes de protection fonctionnelle et d'indemnisation. Après avoir analysé les éléments de fait soumis par la requérante, le tribunal a estimé qu'ils ne permettaient pas de faire présumer l'existence d'un harcèlement moral au sens des articles L. 133-2 et L. 134-5 du code général de la fonction publique. Par conséquent, le tribunal a rejeté l'intégralité des conclusions de Mme A, tant en annulation qu'en indemnisation.
Avocat : CABINET LYON-CAEN, THIRIEZ (SCP)
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de Mme B A épouse Radenne, assistante familiale, contestant la décision du 22 septembre 2022 du président du conseil départemental des Landes suspendant son agrément pour une durée maximale de quatre mois. La requérante invoquait notamment l'insuffisance de motivation, l'irrégularité de la procédure (absence de saisine de la commission consultative paritaire et non-respect du contradictoire), l'absence d'urgence justifiant la suspension, et un détournement de procédure. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure avait été régulière et que l'urgence était établie au regard des signalements pour violences et de l'enquête pénale en cours. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme Radenne et mis à sa charge une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice, en application des articles L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A, agent contractuel de l’École nationale des ponts et chaussées, qui contestait le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée et demandait réparation. Les conclusions en annulation ont été jugées irrecevables car dirigées contre une décision inexistante, M. A ayant lui-même refusé la proposition de renouvellement. Sur la responsabilité, le tribunal a estimé que l’administration n’avait commis aucune faute, le délai de prévenance prévu à l’article 45 du décret du 17 janvier 1986 ayant été respecté et le motif du contrat étant sans incidence sur la légalité du non-renouvellement. La demande indemnitaire a donc été rejetée.
Avocat : SCP LYON-CAEN & THIRIEZ
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par une fonctionnaire contestant le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) fixé par l’Agence de l’eau Seine-Normandie, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Rouen, lieu d’affectation de l’agent à la date de la décision attaquée. Par ordonnance, le tribunal transmet le dossier à cette juridiction.