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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 043 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 043

Décisions totales

383 581

Ordonnances

306 920

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : CANEffacer tout
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405284

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a annulé la décision implicite de rejet du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme D, ressortissante nigériane, en qualité de membre de famille d’un citoyen de l’Union européenne. Le tribunal a jugé que la requérante remplissait les conditions de l’article 7 de la directive 2004/38/CE, notamment en justifiant de la charge de sa fille espagnole, d’une assurance maladie et de ressources suffisantes, sans être contredite par l’administration. Il a enjoint au préfet de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d’un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l’État la somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CANS

29 août 2025• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504235

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a annulé l'arrêté du 2 avril 2024 par lequel le préfet de la Haute-Savoie a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme D, ressortissante burkinabaise, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la délivrance d'un titre de séjour aux parents d'enfant français, ainsi que les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer à Mme D une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CANS

29 août 2025• 2ème Chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501561

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi en référé-suspension par l'association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) afin de suspendre quatorze arrêtés préfectoraux du 25 juillet 2025 autorisant des tirs de défense simple contre la prédation du loup en Corrèze. Le juge des référés a examiné la condition d'urgence, que l'association justifiait par le risque d'abattage d'un couple de loups et de leurs louveteaux, présentant un intérêt écologique exceptionnel. Cependant, la requête a été rejetée au motif qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des arrêtés, notamment au regard de l'article L. 411-2 du code de l'environnement et de l'arrêté ministériel du 21 février 2024. La solution retenue est donc le rejet de la demande de suspension et des conclusions accessoires.

Avocat : CANDON BENOIT

29 août 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505826

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante burundaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une méconnaissance de la procédure contradictoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente, et a estimé que l'OFII avait procédé à un examen complet de sa situation. La solution retenue est fondée sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CANADAS

27 août 2025• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509817

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 11 août 2025 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes avait obligé M. B, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de quatre ans. La juridiction a retenu que le préfet avait commis une erreur de fait en qualifiant M. B de "sans enfant" et "sans charge de famille", alors qu'il est père d'une enfant résidant en France et qu'il contribue à son entretien. Cette erreur a entaché la décision d'un défaut d'examen complet de la situation personnelle de l'intéressé, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CANDAR

26 août 2025• Reconduite à la frontière
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502598

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant seul, a rejeté la requête de M. A C et autres demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 14 août 2025 les mettant en demeure de quitter un terrain à Pont-l'Evêque dans un délai de 48 heures. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était suffisamment fondé sur un risque d'atteinte à l'ordre public. La solution retenue s'appuie sur les articles 9 et 9-1 de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage.

Avocat : CANDON

22 août 2025• JUGE STATUANT SEUL
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506205

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C, qui contestait un arrêté du préfet du Bas-Rhin lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an, ainsi qu’un arrêté d’assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, la délégation de signature étant régulière, et a estimé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la situation personnelle du requérant. Saisi sur le fondement de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, le tribunal a jugé que la mesure d’éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de M. C, compte tenu de son entrée irrégulière récente (2024), de l’absence de liens intenses en France et de ses attaches familiales conservées en Géorgie. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : CANAL

22 août 2025• Reconduite à la frontière
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2504800

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne de lui fixer un rendez-vous pour l'instruction de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge estime que la demande est dépourvue d'utilité, car la demande de titre de séjour, déposée en mars 2022, a fait l'objet d'une décision implicite de rejet en juillet 2022, et qu'une injonction de délivrance d'un récépissé ferait obstacle à l'exécution de cette décision. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : ULUCAN

21 août 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509494

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. D, ressortissant géorgien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône ordonnant son transfert aux autorités autrichiennes, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que les dispositions de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ne sont pas applicables aux décisions de transfert, dont les règles sont entièrement déterminées par le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a estimé que le requérant avait bénéficié des informations et de l'entretien individuel prévus par les articles 4 et 5 du règlement précité.

Avocat : CANDON

21 août 2025• Reconduite à la frontière
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2503062

Suspension de la perte de points du permis de conduire. Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, constate que la décision du ministre de l'intérieur portant invalidation du permis de conduire de M. A est devenue sans objet, le solde de points étant redevenu positif. En conséquence, il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de suspension. Les conclusions accessoires de M. A sont rejetées.

Avocat : SELARL CANU RENAHY ET ASSOCIES

19 août 2025
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2503059

Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande de suspension de la décision du ministre de l'intérieur du 31 octobre 2023 portant invalidation de son permis de conduire pour perte de points. En cours d'instance, le ministre a produit un relevé d'information intégral démontrant que le solde de points était redevenu positif, établissant que la décision contestée avait été rapportée. Le juge a constaté que la requête en suspension était ainsi devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ce point, rejetant par ailleurs les conclusions présentées au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL CANU RENAHY ET ASSOCIES

19 août 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505824

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. Gouche, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône fixant le pays de renvoi en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, notamment au regard de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. En conséquence, les moyens soulevés (défaut de motivation et défaut d'examen) ont été écartés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : CANADAS

14 août 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507966

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié les mesures ordonnées par une précédente ordonnance du 18 juillet 2025. Cette dernière enjoignait à la préfète de l'Isère de délivrer à M. B une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de son titre de séjour, mais n'a pas été exécutée. Le juge a considéré ce défaut d'exécution comme un élément nouveau justifiant la modification de l'injonction. Il a enjoint à la préfète de délivrer le document sous 72 heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du 18 août 2025, et a condamné l'État à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 521-4 du code de justice administrative.

Avocat : CANS

12 août 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520998

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car l'administration a déjà convoqué l'intéressé à un rendez-vous fixé à une date ultérieure et que M. A, présent sur le territoire depuis 2013 sans titre, ne justifie pas de circonstances particulières nécessitant un rendez-vous anticipé. La solution retenue est le rejet de la requête, les textes appliqués étant le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que le code de justice administrative.

Avocat : DOLICANIN

11 août 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507335

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de convoquer Mme B à un rendez-vous sous huit jours pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, titulaire d'un titre de séjour en tant que parent d'enfant français, justifiait de l'urgence en raison de sa situation irrégulière et précaire, et démontrait l'impossibilité d'effectuer sa demande en ligne en raison d'un dysfonctionnement de la plateforme ANEF. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelant l'obligation de l'administration de recevoir l'étranger dans un délai raisonnable. La condition d'urgence a été présumée compte tenu du renouvellement d'un titre de séjour.

Avocat : CANS

11 août 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508359

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D C et M. A B contestant l'arrêté du 5 août 2025 par lequel la préfète de la Haute-Savoie les a mis en demeure de quitter les lieux sous 24 heures. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la commune de Brenthonne, bien que non inscrite au schéma départemental, pouvait solliciter l'intervention du préfet sur le fondement de l'article 9-1 de la loi du 5 juillet 2000, dès lors que le stationnement portait atteinte à la tranquillité publique. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles 9 et 9-1 de la loi n°2000-614 du 5 juillet 2000 et l'article L. 5211-9-2 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : CANDON

9 août 2025• Juge unique 8
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505725

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les recours de M. Fredi Demiri, ressortissant albanais, contre un arrêté du préfet du Gers refusant le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle et lui faisant obligation de quitter le territoire français, ainsi que contre une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : CANADAS

8 août 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502609

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé-suspension par M. B, a constaté que sa demande était devenue sans objet. En effet, le tribunal avait déjà annulé, par un jugement du 1er juillet 2025, la décision du préfet de l'Isère refusant d'enregistrer sa demande de titre de séjour et avait enjoint à l'administration de procéder à cet enregistrement. Par conséquent, la juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, et a rejeté les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CANS

8 août 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505559

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de convoquer M. A, ressortissant guinéen, pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que les démarches de l'intéressé pour obtenir un rendez-vous étaient restées vaines, caractérisant une carence de l'administration. Malgré l'octroi d'un rendez-vous par la préfecture en cours d'instance, la demande a été jugée utile faute de communication effective à l'intéressé. L'injonction est assortie d'une astreinte de 50 euros par jour de retard, et l'État est condamné à verser 600 euros à son avocat au titre de l'aide juridictionnelle.

Avocat : CANS

7 août 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507475

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion des occupants sans droit ni titre installés sur une parcelle du domaine public départemental située dans l'espace naturel sensible "Domaine de Rovorée - La Châtaignière" à Yvoire. La mesure a été jugée urgente et utile en raison des risques pour la sécurité publique (branchements électriques non sécurisés) et la salubrité (absence de sanitaires), ainsi que pour la préservation de l'espace naturel. Le tribunal a enjoint aux occupants de quitter les lieux sous deux jours, sous astreinte de 100 euros par jour et par véhicule ou caravane, tout en rejetant la demande d'exécution provisoire et la demande d'indemnité d'occupation. La décision se fonde sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.

Avocat : CANDON

7 août 2025