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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 364 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 364

Décisions totales

383 581

Ordonnances

307 256

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : CANEffacer tout
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2500170

Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé les décisions des 27 décembre 2024 et 13 janvier 2025 par lesquelles le préfet de la Haute-Garonne avait assigné à résidence M. B. Le tribunal a relevé d'office un moyen tiré de la méconnaissance du champ d'application de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que ce texte ne pouvait légalement fonder une assignation à résidence dès lors que les décisions attaquées mentionnaient l'existence d'une perspective raisonnable d'exécution de l'expulsion. En conséquence, les deux arrêtés préfectoraux ont été annulés.

Avocat : CANADAS

16 septembre 2025• 5ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504337

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 17 juin 2025 l'assignent à résidence pour 45 jours sur le fondement du 6° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a d'abord admis M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et rejeté sa demande de communication de son dossier, cette procédure collégiale ne relevant pas des dispositions de l'article L. 922-2 du même code. Sur le fond, il a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation, de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, d'atteinte à la liberté d'aller et venir et d'erreur manifeste d'appréciation, confirmant ainsi la légalité de l'assignation à résidence.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CANADAS

16 septembre 2025• 5ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2504975

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. B, ressortissant arménien, contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 21 août 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour deux ans. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que le préfet avait correctement appliqué les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que la situation familiale précaire de M. B ne constituait pas une circonstance humanitaire justifiant de ne pas prononcer l'interdiction, et que la durée de deux ans était proportionnée au regard des critères légaux.

Avocat : CANDON

16 septembre 2025• Magistrat Mme RAISON
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2300212

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C..., fonctionnaire à La Poste, qui contestait le refus de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident dont il s'est dit victime le 29 avril 2022. Le tribunal a jugé que la décision attaquée n'était pas entachée d'un vice de procédure, car les dispositions du décret du 14 mars 1986 dans leur version modifiée par le décret du 11 mars 2022 n'étaient pas applicables à La Poste avant l'entrée en vigueur du décret du 19 avril 2023. Par conséquent, la composition de la commission de réforme était régulière au regard de la version antérieure du décret. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : ARCANTHE AVOCATS ASSOCIES

12 septembre 2025• 3ème chambre
CAA31Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-23TL02410

Avocat : CANADAS

11 septembre 2025• 4ème chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304722

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de la SCI JPC Verdun, qui sollicitait la condamnation de la Métropole Rouen Normandie à l’indemniser pour des désordres affectant son immeuble, imputés au mauvais état d’un ouvrage public de collecte des eaux pluviales. Le tribunal a estimé que la société requérante avait la qualité d’usagère du service public d’assainissement, lequel revêt un caractère industriel et commercial, et a donc décliné sa compétence au profit de la juridiction judiciaire. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales relatives à la nature des services publics d’eau et d’assainissement.

Avocat : LACAN

11 septembre 2025• 3 ème Chambre
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509424

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de renouveler son attestation de prolongation d'instruction, sous astreinte, en invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés (aller et venir, vie privée, droit au travail). Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie et que la demande était manifestement mal fondée, dès lors que le silence gardé par l'administration sur une demande de titre de séjour fait naître une décision implicite de rejet au terme d'un délai de quatre mois (articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile). La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.

Avocat : CANS

11 septembre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509420

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de renouveler son attestation de prolongation d'instruction, afin de pouvoir justifier de la régularité de son séjour et exercer une activité professionnelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que le refus de renouvellement lui causait une situation d'urgence particulière, alors qu'elle avait déposé une demande de titre de séjour le 4 mars 2025 et que le délai d'instruction de quatre mois n'était pas expiré. La demande a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : CANS

10 septembre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509253

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant un titre de séjour à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour suspendre la décision sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée. M. B invoquait seulement l'impossibilité de finaliser son inscription en CAP carrosserie et l'impact psychologique, sans démontrer une urgence suffisante. La requête a donc été rejetée sans audience, par application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : CANS

10 septembre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509255

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, le requérant se bornant à invoquer de manière évasive l'impact psychologique et la précarité de sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner le bien-fondé des moyens soulevés. Les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées.

Avocat : CANS

9 septembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511251

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, était saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 3 septembre 2025 par lequel la préfète de l’Ain avait mis en demeure des occupants sans droit ni titre (gens du voyage) de quitter un parking à Neyron sous 48 heures. Les requérants contestaient notamment la compétence du signataire et la légalité de l’arrêté au regard de la loi du 5 juillet 2000 relative à l’accueil des gens du voyage. Le tribunal a constaté que les occupants avaient quitté les lieux avant l’audience, rendant la requête sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d’annulation et rejeté les conclusions accessoires.

Avocat : CANDON

8 septembre 2025• URGENCES
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507406

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a annulé l'arrêté du 4 septembre 2025 par lequel le préfet du Bas-Rhin mettait en demeure des gens du voyage de quitter un terrain à Steinbourg sous 24 heures. La juridiction a jugé que les conditions de l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000 n'étaient pas remplies, faute pour le préfet de démontrer une atteinte caractérisée à la sécurité ou à la salubrité publiques. Les simples branchements illicites sur des coffrets électriques et une borne incendie, sans preuve de dangerosité ou d'entrave aux secours, ne suffisent pas à justifier la mesure.

Avocat : CANDON

8 septembre 2025• Juge des référés
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508636

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de l'association pour la protection des animaux sauvages visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 28 mai 2025 autorisant la chasse au mouflon en Haute-Savoie pour la campagne 2025-2026. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que le nombre de prélèvements effectivement réalisables ne menaçait pas à court terme l'implantation de l'espèce, dont le déclin est principalement dû à la prédation du loup. Les conclusions de l'association fondées sur les articles L. 123-19-1, L. 425-4, L. 425-6 et L. 425-8 du code de l'environnement ainsi que sur le principe de précaution de la Charte de l'environnement ont donc été écartées.

Avocat : CANDON

3 septembre 2025
CAA31Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01013

Avocat : MAIGA ISSA BONCANA

2 septembre 2025• Juge des référés
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405284

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a annulé la décision implicite de rejet du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme D, ressortissante nigériane, en qualité de membre de famille d’un citoyen de l’Union européenne. Le tribunal a jugé que la requérante remplissait les conditions de l’article 7 de la directive 2004/38/CE, notamment en justifiant de la charge de sa fille espagnole, d’une assurance maladie et de ressources suffisantes, sans être contredite par l’administration. Il a enjoint au préfet de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d’un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l’État la somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CANS

29 août 2025• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504235

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a annulé l'arrêté du 2 avril 2024 par lequel le préfet de la Haute-Savoie a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme D, ressortissante burkinabaise, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la délivrance d'un titre de séjour aux parents d'enfant français, ainsi que les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer à Mme D une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.

Avocat : CANS

29 août 2025• 2ème Chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501561

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi en référé-suspension par l'association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) afin de suspendre quatorze arrêtés préfectoraux du 25 juillet 2025 autorisant des tirs de défense simple contre la prédation du loup en Corrèze. Le juge des référés a examiné la condition d'urgence, que l'association justifiait par le risque d'abattage d'un couple de loups et de leurs louveteaux, présentant un intérêt écologique exceptionnel. Cependant, la requête a été rejetée au motif qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des arrêtés, notamment au regard de l'article L. 411-2 du code de l'environnement et de l'arrêté ministériel du 21 février 2024. La solution retenue est donc le rejet de la demande de suspension et des conclusions accessoires.

Avocat : CANDON BENOIT

29 août 2025
TA34Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406828

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A contestant le refus du département de l’Hérault de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le requérant invoquait des pathologies (hernies, dyspnée d’effort, risque cardio-vasculaire) limitant son périmètre de marche. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, relevant de la légalité interne, n’étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, notamment au regard des critères stricts fixés par l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017 (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide humaine ou technique). En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement infondée.

Avocat : CANCEL BONNAURE

28 août 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505826

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante burundaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une méconnaissance de la procédure contradictoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente, et a estimé que l'OFII avait procédé à un examen complet de sa situation. La solution retenue est fondée sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CANADAS

27 août 2025• Reconduite à la frontière
TA38Ordonnance• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506711

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement de M. A de ses conclusions en liquidation d'astreinte, après que la préfète de l'Isère a exécuté l'injonction de lui délivrer un rendez-vous. Le juge a toutefois condamné l'État à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative), en raison de sa qualité de partie perdante. La décision applique les articles L. 911-7 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CANS

26 août 2025