1 073 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 073
Décisions totales
383 581
Ordonnances
305 656
Avec résumé IA
Avocat : AD'VOCARE
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de la société Michel Hirigoyen contestant le refus de permis de construire pour six maisons à Itxassou. La décision annule l'arrêté du maire du 10 mars 2023, estimant que le projet ne porte pas atteinte au site au sens de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, en raison de son architecture traditionnelle et de son absence de caractère massif. Le tribunal a également écarté les autres motifs de refus, dont la méconnaissance du plan de prévention du risque d'inondation. En conséquence, il enjoint à la commune de réexaminer la demande de permis de construire.
Avocat : AROTCARENA
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite du préfet refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, faute pour le requérant de démontrer qu'il est dans l'impossibilité d'ouvrir un compte bancaire pour percevoir sa rente d'accident du travail. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice, sont rejetées.
Avocat : MACAREZ
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné le recours en excès de pouvoir de M. A, de nationalité marocaine, contre un arrêté préfectoral du 13 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant que la menace à l'ordre public invoquée par le préfet du Puy-de-Dôme n'était pas suffisamment caractérisée. Il a retenu que, malgré des condamnations pénales, l'absence de faits récents sur une période de douze ans et l'ancienneté de la vie privée et familiale stable de M. A en France (entré à 12 ans, marié, père d'enfants français, exerçant une activité professionnelle) faisaient prévaloir le droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui demandait la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté qu'aucune décision implicite de rejet n'était née, la demande étant toujours en cours d'instruction et le délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'ayant pas commencé à courir en raison de l'incomplétude du dossier. Par conséquent, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée n'ont pas été examinées, la requête étant irrecevable.
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation du refus du préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans. Le tribunal a estimé que le préfet avait pu légalement se fonder sur la menace pour l'ordre public, en raison d'une condamnation pour violences conjugales répétées, pour refuser le titre, conformément à l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et à l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait un titre exécutoire émis par la direction départementale des finances publiques du Puy-de-Dôme pour le remboursement d’un indu de rémunération suite à son licenciement. Le tribunal a relevé d’office l’irrecevabilité des conclusions dirigées contre le titre exécutoire, faute pour la requérante d’avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par l’article 118 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. Les conclusions contre la mise en demeure de payer ont également été jugées irrecevables, en l’absence de contestation préalable dans les conditions de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales. En conséquence, l’ensemble des demandes de Mme B, y compris celles de décharge et de remise gracieuse, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet du Puy-de-Dôme refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation et une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que le préfet n’avait pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 17 avril 2025 par lequel le maire de Biguglia a refusé un permis de construire à la SCI Fanti. La requérante invoquait l'urgence financière et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'un vice de procédure (absence de procédure contradictoire pour le retrait d'un permis tacite) et d'une erreur de qualification juridique des faits (absence de classement ICPE). Le juge a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, les préjudices financiers invoqués étant liés à des choix commerciaux et non à une situation d'extrême nécessité. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI