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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 842 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 842

Décisions totales

383 581

Ordonnances

313 755

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : CASEffacer tout
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2201115

Le Tribunal administratif de Montpellier a annulé la décision du maire de Montpellier du 7 juillet 2021 plaçant Mme A en congé maladie ordinaire au-delà de six mois à compter du 2 décembre 2020, ainsi que le rejet implicite de son recours gracieux. La juridiction a jugé que cette décision méconnaissait les articles 57 de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 et 14 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987, dès lors que l’absence d’affectation de l’agent ne constituait pas une maladie dûment constatée justifiant un tel placement. La solution retenue s’appuie sur l’autorité de la chose jugée par un arrêt confirmatif de la cour administrative d’appel de Toulouse.

Avocat : LUCAS

21 février 2025• 3ème chambre
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-22BX03030

Avocat : CABINET LARROUY-CASTERA ET CADIOU

20 février 2025• 4ème chambre (formation à 3)
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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2212737

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 8 935 euros à une agente administrative victime d'un accident de trajet reconnu imputable au service le 5 janvier 2017. La responsabilité sans faute de l'État a été retenue pour indemniser les préjudices subis, incluant le déficit fonctionnel temporaire (435 euros), les souffrances endurées (2 500 euros) et le déficit fonctionnel permanent (6 000 euros). La demande de préjudice moral a été rejetée, faute de précisions et car les souffrances psychologiques étaient déjà couvertes. Les intérêts au taux légal ont été accordés à compter du 21 mars 2022, et l'État a également été condamné à rembourser 1 500 euros de frais d'expertise et 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

20 février 2025• 5e Section - 2e Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2106103

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de l'association France Nature Environnement Midi-Pyrénées visant à annuler l'arrêté préfectoral du 29 septembre 2021 autorisant la SAS Cargo à exploiter une plateforme logistique à Saint-Jory et Bruguières. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'insuffisance de l'étude d'impact, à l'absence de demande de dérogation pour les espèces protégées, et à la méconnaissance des règles d'urbanisme des PLU de Saint-Jory et Bruguières. Le tribunal a considéré que l'étude d'impact était suffisante, que les impacts résiduels sur les espèces protégées avaient été correctement évalués et que le projet respectait les dispositions applicables du code de l'environnement et du code de l'urbanisme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : LARROUY-CASTÉRA

20 février 2025• 6ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2308328

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 9 mai 2023 par laquelle le maire du Blanc-Mesnil s'est opposé aux demandes de raccordement électrique de M. B. Le tribunal retient que la décision attaquée est entachée d'une erreur de fait, le maire n'ayant pas pris en compte l'ensemble des quatre demandes de raccordement déposées. Il juge également que les travaux de division d'une construction existante en plusieurs appartements, sans modification de l'aspect extérieur ni de la destination, sont dispensés de toute formalité au titre du code de l'urbanisme en vertu des articles R* 421-13 et suivants. Par conséquent, le maire ne pouvait légalement s'opposer au raccordement sur le fondement de l'article L. 111-12 du même code.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

20 février 2025• 2ème chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2203498

Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par M. C, fonctionnaire, contestant la décision de la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Lille limitant au 23 avril 2021 la prise en charge de son accident de service dans le cadre d’un congé pour invalidité temporaire imputable au service. Le tribunal a examiné les moyens tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, de l’irrégularité de la procédure consultative, et de l’erreur de droit ou d’appréciation concernant la consolidation de l’état de santé. En cours d’instance, l’administration a retiré la décision contestée, conduisant à un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires et d’injonction, en application des dispositions du code de justice administrative et des règles relatives à la procédure contentieuse.

Avocat : CABINET CASSEL

19 février 2025• 3ème Chambre
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500485

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a examiné la demande de Mme B visant à suspendre le refus de la commune de Saint-Benoit-sur-Loire de la placer en congé de longue maladie (CLM) et sa radiation des cadres pour abandon de poste. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, Mme B n'ayant pas démontré une atteinte grave et immédiate à sa situation financière, et ayant saisi le juge tardivement. Il a également jugé qu'aucun doute sérieux ne pesait sur la légalité des décisions, le maire n'étant pas lié par l'avis du conseil médical et le refus de CLM étant justifié. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative (article L. 521-1) et les décrets relatifs aux congés de maladie dans la fonction publique.

Avocat : CABINET CASADEI-JUNG

19 février 2025
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2300206

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Roth Mions d’un recours en plein contentieux contre un arrêté préfectoral du 23 septembre 2022 ordonnant l’arrêt de sa tour aéroréfrigérante et conditionnant son redémarrage à des prescriptions, sur le fondement de l’article L. 512-20 du code de l’environnement. La société invoquait notamment un défaut de procédure contradictoire, l’absence de saisine de la commission consultative compétente, et le caractère disproportionné de la mesure. Le tribunal a constaté que la tour aéroréfrigérante avait été démantelée et que l’installation avait cessé son activité, rendant les conclusions à fin d’annulation sans objet. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté les demandes accessoires.

Avocat : CASTANCE AVOCATS

18 février 2025• 1ère chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431575

Cette décision du Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande d'une ressortissante algérienne visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. Le tribunal constate que la demande de rendez-vous est devenue sans objet, la requérante ayant été convoquée et ayant déposé sa demande. En revanche, il enjoint au préfet de police de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans un délai de dix jours, sur le fondement de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'urgence et de l'utilité de la mesure.

Avocat : CASAGRANDE

17 février 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500401

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. D, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du 30 décembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités belges. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il juge également que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 s'est déroulé dans des conditions régulières, le résumé ayant été signé par l'intéressé. Enfin, le tribunal estime que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013.

Avocat : CASTEJON

17 février 2025• 8e Section - MESD
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 495367

Avocat : SCP JEAN-PHILIPPE CASTON

14 février 2025ECLI:FR:CECHS:2025:495367.20250214• 1ère chambre jugeant seule
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2301113

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, fonctionnaire territoriale, qui contestait l'arrêté du maire de Villefranche-sur-Saône du 6 décembre 2022 la maintenant en disponibilité dans l'attente de sa réintégration après une disponibilité pour raisons familiales. Le tribunal a jugé que la décision avait été prise par une autorité compétente, bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également estimé que le maintien en disponibilité était légal, car la réintégration d'un fonctionnaire à l'issue d'une disponibilité est un droit, mais qu'elle s'effectue dans les conditions prévues pour le détachement, impliquant une proposition de poste. Les textes appliqués sont les articles L. 514-4, L. 514-6, L. 513-24 et L. 513-26 du code général de la fonction publique, ainsi que l'article 26 du décret n°86-68 du 13 janvier 1986.

Avocat : SELAFA CASSEL

14 février 2025• 8ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2502988

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision du 6 janvier 2025 par laquelle le préfet de police a classé sans suite la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A, ressortissant sénégalais. La juge des référés a retenu que la condition d’urgence était présumée en cas de refus de renouvellement de titre de séjour et a estimé que le moyen tiré du défaut d’examen sérieux de la situation personnelle du requérant était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a été enjoint au préfet de police de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : DUCASSOUX

14 février 2025
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401965

Le Tribunal administratif de Nancy a examiné les requêtes de M. B contestant des retraits de points sur son permis de conduire et la décision d'invalidation de celui-ci pour solde nul. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la décision 48 SI et les retraits de points pour les infractions des 14 juin, 27 juin et 6 juillet 2022, ces décisions ayant été retirées par l'administration. Pour le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions comme irrecevables en raison de leur tardiveté pour l'infraction du 2 mars 2021, et non fondées pour les autres, faute pour M. B d'établir le défaut d'information préalable obligatoire prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ou l'absence de réalité des infractions.

Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

13 février 2025• Juge unique (Chambre 1)
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2300463

Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par le Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme (FGTI), subrogé dans les droits des victimes, pour obtenir réparation de l'État suite à des viols incestueux commis par un détenu lors de visites au parloir et durant des périodes de libération conditionnelle. Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute de l'État pour défaut de surveillance adaptée lors des parloirs, mais a limité cette responsabilité à 20% en raison de la faute prépondérante des auteurs. Il a également reconnu la responsabilité sans faute de l'État pour les actes commis pendant la libération conditionnelle et le placement sous surveillance électronique, engageant sa responsabilité pour risque spécial. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité administrative et les dispositions du code de procédure pénale relatives à la subrogation du FGTI.

Avocat : CABINET CASSEL

13 février 2025• 1ère Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2303415

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les requêtes de M. B contestant des retraits de points sur son permis de conduire et la décision d'invalidation de ce permis pour solde nul. Le tribunal a constaté que la décision d'invalidation et les retraits de points pour les infractions des 14 juin, 27 juin et 6 juillet 2022 avaient été retirés par l'administration, entraînant un non-lieu à statuer sur ces points. Pour le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions comme irrecevables (tardiveté pour l'infraction du 2 mars 2021) ou non fondées, en jugeant que la réalité des infractions était établie et que les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route avaient été régulièrement délivrées.

Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

13 février 2025• Juge unique (Chambre 1)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2202705

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. E, propriétaire estimant que la société Enedis avait implanté sans droit ni titre un poste de transformation et une allée en macadam sur sa parcelle. Le requérant demandait le retrait des ouvrages sous astreinte et l'indemnisation de son préjudice de jouissance. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par Enedis, considérant que M. E justifiait de sa qualité de propriétaire par un acte notarié. La décision se prononce sur le fond du litige en appliquant les principes du droit de propriété et les règles relatives à l'occupation du domaine privé.

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

12 février 2025• 6ème chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2202797

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de la SCI Le Hameau des Acacias, qui demandait l'annulation de la délibération du 18 octobre 2022 approuvant la modification simplifiée n°2 du PLUIH de la communauté d'agglomération du Grand Dax. La société contestait la création de l'OAP "Senguinet 13.3U" en invoquant un vice de procédure (nécessité d'une révision ou d'une enquête publique) et un détournement de procédure. Le tribunal a jugé que la procédure de modification simplifiée était régulière, car l'OAP ne modifiait pas les orientations du PADD ni ne méconnaissait le règlement de la zone UC2, et a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 151-7 du code de l'urbanisme. La demande de la SCI a donc été rejetée, sans qu'il soit fait droit à ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CASTERA-MINARD

12 février 2025• CHAMBRE 3
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500548

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de Mme C, acquéreur évincé, contestant la décision de préemption urbain du maire de Cadarsac du 9 décembre 2024. La requérante invoquait l'absence de projet d'aménagement réel et un détournement de pouvoir, mais le juge a estimé qu'aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme. Mme C a été condamnée à verser 1 200 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : CASTERA

12 février 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500464

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. E, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 29 janvier 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet était tenu de prononcer cette interdiction en application de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, aucune circonstance humanitaire ne s'y opposant. La durée de trois ans a été considérée comme proportionnée compte tenu de l'entrée récente en France, de la condamnation pour violences graves et de l'absence d'attaches familiales intenses sur le territoire.

Avocat : CASTIONI DIEGO

12 février 2025• URGENCES JU