LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2500464

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2500464

mercredi 12 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2500464
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationURGENCES JU
Avocat requérantCASTIONI DIEGO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 février 2025, et un mémoire, enregistré le 12 février 2025, M. B E, assisté par Me Castioni, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 29 janvier 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.

Le requérant soutient que :

- la décision attaquée n'est pas suffisamment motivée ;

- il réside en France depuis plusieurs années et un de ses enfants s'y trouve également de manière régulière.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 février 2025, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Le préfet soutient qu'aucun moyen n'est fondé.

Vu :

- la décision par laquelle M. A a été désigné comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 12 février 2025, après la présentation du rapport, ont été entendues :

- les observations de Me Castioni, pour M. E, qui reprend, en les développant, les conclusions et moyens de la requête,

- et les observations de M. E, assisté de M. D, interprète en langue arabe.

La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Considérant ce qui suit :

1. M. E, ressortissant marocain qui serait entré en France au cours de l'année 2023, a fait l'objet d'une mesure d'obligation de quitter le territoire français prononcée le 29 août 2023 par le préfet de la Sarthe. Le délai de départ volontaire de trente jours dont était assortie cette obligation de quitter le territoire français a été abrogé par arrêté du même préfet du 2 février 2024. Par l'arrêté du 29 janvier 2025 attaqué, le préfet de la Seine-Maritime a prononcé à l'encontre de l'intéressé, incarcéré au centre pénitentiaire du Havre, une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.

2. En premier lieu, l'arrêté préfectoral attaqué énonce, sur deux feuillets, les éléments propres à la situation personnelle, familiale et professionnelle de M. E après avoir cité les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il a été fait application. La mesure de police attaquée comportant, sous la forme d'un passage en revue de la série de critères prévus par la loi, les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, le moyen tiré de son insuffisante motivation doit être écarté.

3. En second lieu, ainsi qu'il est dit au point 1, le requérant est sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français non assortie d'un délai de départ volontaire. Le préfet de la Seine-Maritime était donc tenu de prononcer une interdiction de retour sur le territoire français ainsi que le prescrivent les dispositions de la première phrase du premier alinéa de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ressort des pièces du dossier et des débats au cours de l'audience que l'intéressé, entré en France récemment au cours de l'année 2023, y a été, dès le mois de février 2024, condamné à la peine de deux années d'emprisonnement pour avoir commis de graves violences. Agé de 54 ans environ à la date de la décision attaquée, il n'établit pas avoir noué des relations intenses avec son demi-frère Mustapha Bahjaoui, non plus qu'avec son autre frère Mohamed et sa sœur Zhour présents en France alors qu'il a vécu la quasi-totalité de son existence dans son pays d'origine. Il concède n'avoir aucune relation avec son fils C. Il n'est pas dépourvu d'attaches au Maroc où demeurent deux autres de ses enfants. Son intégration professionnelle est très peu documentée. Dans ces conditions, aucune circonstance humanitaire ne s'opposait à l'édiction d'une interdiction de retour sur le territoire français au sens de la seconde phrase du premier alinéa de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, en ayant fixé à trois années la durée de cette interdiction de retour, l'autorité administrative n'a pas entaché d'erreur son appréciation de la situation qui lui était soumise.

4. Il résulte de ce qui précède que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 29 janvier 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. E est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B E, à Me Diego Castioni et au préfet de la Seine-Maritime.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 février 2025.

Le magistrat désigné,

Signé :

P. ALa greffière,

Signé :

A. LENFANT

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions