407 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
407
Décisions totales
383 581
Ordonnances
264 767
Avec résumé IA
Avocat : SCP LE GUERER, BOUNIOL-BROCHIER, LASSALLE-BYHET
BECHIEAU
Avocat : SCHIELE
Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du préfet de police du 2 août 2024 qui rejetait la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant tunisien, et lui faisait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal retient un vice de procédure : le préfet n'a pas saisi la commission du titre de séjour alors que M. B justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination sont également annulées.
Avocat : BECHIEAU
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du 25 novembre 2024 de la directrice de la caisse locale de retraites (CLR) refusant de supprimer la minoration de sa pension de retraite. Le tribunal a jugé que la délégation de signature à la directrice-adjointe était régulière et que la délibération n° 422 du 8 août 2024, fixant un taux de minoration de 9 % pour la période d'août 2024 à décembre 2025, n'avait pas d'effet rétroactif illégal. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des principes de sécurité juridique et de non-rétroactivité, appliquant la délibération n° 422 du 8 août 2024 et le code des pensions de retraites des fonctionnaires de Nouvelle-Calédonie.
Avocat : MARCOU-DORCHIES
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 19 avril 2023 par laquelle le sous-préfet de Nogent-sur-Marne a refusé d’enregistrer la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante camerounaise. Le tribunal retient que l’administration n’a pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation, en omettant de prendre en compte des éléments nouveaux, comme un contrat de travail à durée indéterminée. Cette annulation est fondée sur le défaut d’examen, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet du Val-de-Marne de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A épouse B, ressortissante congolaise, qui demandait la suspension de l’exécution d’une obligation de quitter le territoire français prise en 2023 et l’annulation de son renouvellement d’assignation à résidence. Le juge a estimé que son mariage avec un Français et sa grossesse ne constituaient pas des circonstances nouvelles de nature à faire obstacle à la mesure d’éloignement, devenue définitive. Concernant l’assignation à résidence, il a jugé la décision suffisamment motivée et non entachée d’erreur manifeste d’appréciation ou de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : BECHIEAU PAULINE
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A visant à modifier une précédente ordonnance du 24 octobre 2024. Le requérant soutenait que le préfet de police n'avait pas exécuté l'injonction de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que le préfet avait complètement exécuté l'ordonnance en délivrant l'autorisation et en réexaminant la demande, classée sans suite pour incomplétude du dossier. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision de la Fédération française d’équitation (FFE) du 16 août 2023 excluant sa sélection pour les championnats d’Europe de dressage. Par un mémoire enregistré le 7 mai 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 13 mai 2025. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue.
Avocat : AARPI DARROIS VILLEY MAILLOT BROCHIER
Avocat : SCP LE GUERER, BOUNIOL-BROCHIER, LASSALLE-BYHET;SAS HANNOTIN AVOCATS