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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 494 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 494

Décisions totales

383 581

Ordonnances

269 437

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : CONSEffacer tout
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2308084

Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé la décision du 7 octobre 2022 par laquelle le directeur général des finances publiques a refusé à la SARL Shao Lisses le bénéfice de l'aide exceptionnelle du fonds de solidarité lié à l'épidémie de covid-19 pour février et mars 2021. Le tribunal a jugé que les demandes initiales de la société, déposées les 23 mars et 20 avril 2021, respectaient les délais impartis par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, et que les invitations ultérieures de l'administration à déposer de nouvelles demandes relevaient de l'instruction des dossiers et non d'une tardiveté. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée pour erreur de droit sur la tardiveté, sans que l'administration ne puisse substituer un motif de fond.

Avocat : SELARL CELEV CONSEIL AVOCATS ASSOCIES

17 juin 2025• 5ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2301263

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C et Mme D contestant le refus du maire de Daglan de leur délivrer un permis de construire une maison, un abri de jardin, une piscine et quatre cabanes démontables. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence du maire, estimant que ce dernier n'avait pas délégué sa compétence à l'État. Surtout, il a jugé que le refus était légalement fondé sur la carte communale approuvée en 2012, qui classe la parcelle AT n° 433 en zone inconstructible, et que les requérants ne pouvaient utilement invoquer l'illégalité de ce document après l'expiration du délai de six mois prévu à l'article L. 600-1 du code de l'urbanisme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : HL CONSEILS ET CONTENTIEUX

17 juin 2025• 6ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206525

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme D, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 21 avril 2022 du préfet de la Savoie déclarant cessibles leurs parcelles (AB n°176 et 177) dans le cadre des travaux de restauration et sécurisation du cours d'eau Nant Petchi. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de notification et l'absence d'avis du commissaire enquêteur. Il a jugé que la notification individuelle avait été régulièrement effectuée et que l'avis du commissaire enquêteur était suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes spécifiques pour fonder une annulation.

Avocat : PY CONSEIL SOCIETE D'AVOCAT

13 juin 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2201572

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SAS Agréga Aménagement, qui contestait le refus du maire de Campigneulles les Grandes de lui accorder une permission de voirie pour créer un accès carrossable sur la ruelle de Montreuil. Le tribunal a relevé d'office que cette ruelle, non classée comme voie communale, constitue un chemin rural relevant du domaine privé de la commune. En application de l'article L. 161-1 du code rural et de la pêche maritime, les actes de gestion du domaine privé sont de droit privé. Par conséquent, la juridiction administrative s'est déclarée incompétente pour connaître du litige, qui relève du juge judiciaire.

Avocat : SELARL NEOS AVOCATS CONSEILS

13 juin 2025• 5ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2413007

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 12 septembre 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en n'usant pas de son pouvoir discrétionnaire pour régulariser la situation de l'intéressé, compte tenu de son insertion professionnelle stable et pérenne (CDI depuis trois ans). La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le pouvoir discrétionnaire du préfet, sans application directe de l'article L. 435-1 du CESEDA.

Avocat : SELARL JURISCONSUL 13

11 juin 2025• 2ème Chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2505178

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La solution retenue est le rejet de la requête pour excès de pouvoir, au motif que les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés (incompétence de la signataire, insuffisance de motivation), soit inopérants (invocation de l'article L. 435-1 du CESEDA inapplicable aux Algériens), soit non assortis de précisions suffisantes (violation de l'article 8 de la CEDH et de l'accord franco-algérien). Le juge a appliqué l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, permettant de rejeter par ordonnance les requêtes ne comportant que des moyens de ce type.

Avocat : SAS ITRA CONSULTING

10 juin 2025
TA102Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500357

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de suspension conservatoire prise par le directeur de l'EHPAD "Docteur B A" à l'encontre de Mme D. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la mesure contestée maintenant l'intégralité du traitement de l'agent et l'échéance prochaine de son contrat à durée déterminée étant sans lien direct avec la suspension. Il a également rappelé qu'il n'appartient pas au juge des référés de requalifier un contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée.

Avocat : SELARL AVOCATS CONSEIL & DEFENSE

5 juin 2025
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400210

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A B, assistante d'éducation, qui demandait l'annulation de sa suspension conservatoire de quatre mois prononcée par le proviseur du lycée Joseph Pernock. Le tribunal a jugé que la suspension n'est pas une sanction disciplinaire mais une mesure conservatoire prise dans l'intérêt du service, et qu'elle n'a donc pas à être motivée ni précédée d'une procédure contradictoire. Les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut de communication du dossier individuel, de l'irrégularité de la convocation à un entretien préalable au licenciement, et de la violation de l'article 226-1 du code pénal ont été écartés comme inopérants. En application de l'article 43 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, le tribunal a estimé que les faits reprochés (vidéos à caractère sexuel diffusées sur les réseaux sociaux) présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité pour justifier la suspension.

Avocat : CONSTANT

5 juin 2025• 1ère Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406699

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B G A, qui contestait le refus du consul général de France à Abidjan de lui délivrer un passeport français. Le juge a estimé que la question de la nationalité française de l'intéressé, soulevée par l'adoption plénière prononcée au Mali, présentait une difficulté sérieuse relevant de la compétence judiciaire. En application des articles 29 du code civil et R. 771-2 du code de justice administrative, le tribunal a sursis à statuer et transmis cette question préjudicielle à la juridiction judiciaire compétente. La solution retenue est donc un sursis à statuer dans l'attente de la décision du juge judiciaire sur la nationalité de M. A.

Avocat : CABINET ITRA CONSULTING

5 juin 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA102Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500347

Saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le Tribunal administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A, agent territorial, qui demandait la suspension de la décision implicite de la ville de Fort-de-France refusant de prendre en charge sa cure thermale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les éléments médicaux produits étant trop généraux pour justifier une urgence particulière. La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : CONSTANT

4 juin 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2108964

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de l'association GDEAM demandant l'annulation du refus implicite du maire de Neufchâtel-Hardelot de prendre un arrêté interruptif de travaux sur un chantier de la SCCV Villa Lady Rollestone. Le tribunal a rappelé que, selon l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme, un tel arrêté ne peut être pris qu'après un procès-verbal d'infraction, et que le maire est en situation de compétence liée pour interrompre des travaux sans permis. En l'espèce, le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés par l'association, notamment l'absence d'autorisation d'urbanisme et la fraude, n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d'annulation et d'injonction.

Avocat : SELARL NEOS AVOCATS CONSEILS

3 juin 2025• 1ère Chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500098

Le Tribunal Administratif de la Martinique rejette la requête de Mme B, ressortissante saint-lucienne, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour d'un an prononcées par le préfet. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'existence d'une demande de titre de séjour en cours, faute de preuve de son dépôt effectif. Il estime également que la décision ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la requérante ne justifiant pas d'une vie privée et familiale suffisamment établie en France. La solution se fonde sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CONSTANT

3 juin 2025• 1ère Chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500161

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B, de nationalité saint-lucienne, qui contestait un refus de titre de séjour, une obligation de quitter le territoire français et une interdiction de retour. La requête a été jugée irrecevable car tardive : le délai de recours d'un mois a commencé à courir le 29 janvier 2025, date de remise en mains propres de la décision avec mention des voies et délais, alors que la requête n'a été enregistrée que le 17 mars 2025. Le tribunal s'est fondé sur l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CONSTANT

3 juin 2025• 1ère Chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500120

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante saint-lucienne, qui contestait une obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a jugé que la décision d’éloignement ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la brièveté du séjour, de l’absence d’attaches familiales solides en France et de la possibilité de reconstituer sa cellule familiale à Saint-Lucie. Il a également estimé que l’interdiction de retour était suffisamment motivée et proportionnée. La solution s’appuie sur les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : CONSTANT

3 juin 2025• 1ère Chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500122

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B, ressortissante saint-lucienne, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour d'un an prononcés par le préfet. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que, malgré la présence de sa fille mineure scolarisée, la brièveté de son séjour, l'absence d'activité professionnelle régulière et le maintien d'attaches familiales dans son pays d'origine ne justifiaient pas une admission exceptionnelle au séjour. La décision préfectorale, fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'a pas été considérée comme disproportionnée.

Avocat : CONSTANT

3 juin 2025• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2508348

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du président du conseil départemental de la Vendée refusant à M. A, un jeune majeur, la conclusion d’un contrat jeune majeur au titre de l’aide sociale à l’enfance. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, considérant que la situation de précarité et d’isolement invoquée par le requérant résultait de son propre départ volontaire de la Vendée pour la région parisienne. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment l’erreur de droit concernant l’absence de titre de séjour et l’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles, n’a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

Avocat : AVOCATS CONSEILS REUNIS

2 juin 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2320579

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du ministre du travail d'abroger la décision de l'inspecteur du travail autorisant sa rupture conventionnelle. La requérante invoquait un vice de procédure, une erreur de fait et une erreur de droit, estimant que son consentement avait été vicié par la dissimulation d'une plainte pénale. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, notamment en raison de la tardiveté du recours et de la méconnaissance des clauses transactionnelles liant les parties. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail et du code de justice administrative.

Avocat : CABINET IGMAN CONSEIL (SELARL)

28 mai 2025• 3e Section - 2e Chambre
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2308419

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme C, en qualité de curatrice de Mme A, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du département de la Vendée de délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". En cours d’instance, le département a finalement accordé la carte sollicitée, ce qui a conduit Mme C à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 28 mai 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune application d’autres textes n’est nécessaire, le litige ayant perdu son objet.

Avocat : OUEST AVOCATS CONSEILS

28 mai 2025
TA51Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2400989

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire tacite délivré par le maire de Buchères à la SCI LB. M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête, et la SCI LB s’est désistée de ses conclusions au titre des frais de justice. Par ordonnance du 28 mai 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ces désistements sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SF CONSEIL ET ASSOCIES

28 mai 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2508136

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé suspension par la société ELS contre la délibération du 10 mars 2025 du conseil municipal de Saint-Brévin-les-Pins et la décision du 21 mars 2025 de la maire résiliant le sous-traité d'exploitation de la plage lot n°4. La société invoquait l'urgence, notamment l'atteinte à la continuité du service public des bains de mer et la cessation imminente de son activité, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité des décisions pour défaut de motivation et irrégularité de la procédure de résiliation. La commune a contesté l'urgence, arguant que la société ne payait plus la redevance et qu'un nouvel exploitant était désigné pour juillet 2025, et a défendu la régularité de la procédure. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société ne démontrant pas une atteinte grave et immédiate à ses intérêts ou à l'intérêt public, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées, en application de l'article

Avocat : SELARL CARADEUX CONSULTANT

28 mai 2025