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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

657 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

657

Décisions totales

383 581

Ordonnances

261 989

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : CONSEffacer tout
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2108821

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de la SCCV BGJ, qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties (article 1380 du code général des impôts) pour un immeuble au Mans au titre de l’année 2020. La société soutenait que le bien, partiellement démoli et impropre à l’occupation au 1er janvier 2020, aurait dû relever de la taxe foncière sur les propriétés non bâties (article 1393). Le tribunal a jugé que les travaux de démolition engagés, limités à une partie de l’ensemble immobilier et n’affectant pas le gros œuvre de manière à le rendre totalement inutilisable, ne faisaient pas perdre à l’immeuble son caractère de propriété bâtie. La requête a donc été rejetée.

Avocat : ARTHEMIS CONSEIL

30 octobre 2025• Président 4 : Mme ALLIO-ROUSSEAU - R. 222-13
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304585

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SARL MBGT 1, qui contestait un redressement d’impôt sur les sociétés pour 2018. La société invoquait l’irrégularité de la procédure de recouvrement, l’éligibilité à l’exonération prévue à l’article 44 octies A du code général des impôts, et l’opposabilité d’un rescrit fiscal. Le tribunal a jugé que l’avis de mise en recouvrement avait été régulièrement notifié au siège social, faute pour la société d’avoir elle-même informé l’administration d’une élection de domicile chez son avocat, et a écarté les autres moyens. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sur le fondement des articles L. 256 et R. 256-6 du livre des procédures fiscales.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET "JURISTES-CONSEILS-SABLIERE"

28 octobre 2025• 1 ère Chambre
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2510618

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par l’office public de l’habitat HAUTS DE SEINE HABITAT d’une demande en décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l’année 2023, à hauteur de 250 800 euros. L’administration fiscale ayant prononcé un dégrèvement total de cette imposition en cours d’instance, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en décharge. Les conclusions accessoires relatives aux intérêts moratoires ont été rejetées comme manifestement irrecevables, faute de litige né et actuel.

Avocat : CABINET ALTRA CONSULTING (SELAS)

23 octobre 2025
TA54Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2402721

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la SCI La Lorraine d’un recours en plein contentieux visant à contester un titre de recette émis par la commune de Vittel pour un montant de 3 126,26 euros. La requérante a ensuite présenté un désistement pur et simple de son action, renonçant à toute procédure future sur le même objet. Par ordonnance du 23 octobre 2025, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et en décharge, sans examiner le bien-fondé du titre de recette.

Avocat : CABINET D'AVOCATS AUDIT CONSEIL DEFENSE

23 octobre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303792

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté l'ensemble des demandes de la société Power protection et sécurité, qui contestait le non-paiement de prestations et la non-reconduction de deux marchés publics conclus avec la commune de Marseille. Le tribunal a jugé irrecevable la requête faute pour la société d'avoir adressé un mémoire en réclamation dans les deux mois suivant le rejet implicite de sa demande indemnitaire préalable, conformément au décret n° 2016-360 du 25 mars 2016. Il a également estimé que les conclusions tendant à la reprise des relations contractuelles étaient irrecevables, le marché n'ayant pas été reconduit. En conséquence, la commune de Marseille a été condamnée à verser 3 000 euros à la société requérante au titre des frais de justice.

Avocat : ABP AVOCATS CONSEILS

22 octobre 2025• 3ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2205105

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par les ayants droit de Mme F... D... d’une demande d’indemnisation pour les préjudices résultant de sa prise en charge au centre hospitalier de Morlaix en février 2020, suite à une cholécystectomie. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’établissement pour faute dans les suites opératoires, sur le fondement du I de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, et a fixé le taux de perte de chance à 25 %. En conséquence, il a condamné solidairement le centre hospitalier et son assureur à verser diverses sommes aux requérants au titre des préjudices subis par la patiente décédée et de leurs préjudices d’affection, après application de ce taux.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS SIAM CONSEIL

17 octobre 2025• 4ème Chambre
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502563

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par l'établissement public Hauts-de-Seine Habitat d'une demande en décharge de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2022. L'administration fiscale ayant accordé un dégrèvement total de 84 309 euros, le tribunal a constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Les conclusions accessoires relatives aux intérêts moratoires ont été rejetées comme manifestement irrecevables en l'absence de litige né et actuel.

Avocat : CABINET ALTRA CONSULTING (SELAS)

17 octobre 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2208792

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E... B... et de ses enfants, qui demandaient la condamnation de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) pour des préjudices consécutifs à une thyroïdectomie totale subie en 2010. Les requérants invoquaient un défaut d’information sur les risques opératoires et des fautes médicales, notamment l’absence de vérification de l’exérèse totale et une lésion des nerfs laryngés. Le tribunal a estimé que le risque de reliquat thyroïdien n’était pas un risque fréquent ou grave nécessitant une information spécifique, et que la patiente avait été informée des risques vocaux lors de la consultation préopératoire, écartant ainsi toute faute pour défaut d’information. La solution retenue est fondée sur les articles L. 1111-2 et L. 1142-1 du code de la santé publique.

Avocat : CABINET CALLON AVOCAT ET CONSEIL

14 octobre 2025• 7ème Chambre
TA34Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2402540

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a constaté le non-lieu à statuer sur la requête de Mme A... qui contestait un titre exécutoire de 30 378,75 euros émis par la rectrice de l'académie de Montpellier. En effet, l'administration a annulé ce titre et déchargé la requérante de l'obligation de payer, rendant les conclusions principales sans objet. Le tribunal a rejeté la demande de frais de justice présentée par Mme A... au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.

Avocat : SCP D'AVOCATS ACTION CONSEILS

10 octobre 2025
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301816

Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A..., agente territoriale, qui demandait la condamnation de la commune d’Aigondigné pour refus de reconnaître l’imputabilité au service de sa maladie. La requérante soutenait que ce refus constituait une faute lui ayant causé un préjudice financier et moral. Le tribunal a jugé que la commune n’avait commis aucune erreur d’appréciation, faute d’éléments établissant un lien direct entre la pathologie et le service, et a donc écarté toute faute. Les conclusions indemnitaires et accessoires de Mme A... ont été rejetées, de même que les frais de justice demandés par la commune.

Avocat : LAVALETTE AVOCATS CONSEILS

9 octobre 2025• 3ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2201693

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la commune de Calais, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser d'un préjudice financier de 371 612 euros. Ce préjudice résultait de fautes commises par l'administration fiscale dans l'imposition à la taxe foncière sur les propriétés bâties d'une usine et d'un "buffer" au titre de l'année 2017. Le tribunal a fait application de l'article L. 190 A du livre des procédures fiscales, jugeant que l'action indemnitaire de la commune était prescrite pour l'année 2017. En effet, la créance indemnitaire ne pouvait porter que sur une période postérieure au 1er janvier de la deuxième année précédant la révélation de la créance, ce qui excluait l'année 2017.

Avocat : CABINET EUROCONSULT FRANCE

9 octobre 2025• 4ème Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2306066

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de la société Hôtelière Séjour Beaubourg (HSB) qui contestait une décision de l'OFII du 22 septembre 2022 lui infligeant une contribution spéciale de 15 040 euros pour avoir employé deux salariés étrangers sans titre de travail. La société soulevait des moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de disproportion de la sanction. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était légale et a également rejeté la contestation du titre de perception émis pour son recouvrement. La solution s'appuie sur les articles L. 8251-1 et L. 8253-1 du code du travail.

Avocat : CABINET BIZOUARD CONSEIL

7 octobre 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301496

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SNC Le Paradis Blanc, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour un chalet à Morzine au titre de 2022. La société soutenait que le bien, proposé en location meublée saisonnière, n'était pas à sa disposition personnelle. Le tribunal a rappelé que, selon les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, le propriétaire d'un logement loué saisonnièrement est redevable de la taxe s'il en conserve la libre disposition au 1er janvier de l'année d'imposition. La solution retenue est que la société n'a pas démontré une chaîne ininterrompue de locations ou un engagement contraignant l'empêchant de disposer du bien, justifiant ainsi le maintien de l'imposition.

Avocat : LEGI CONSEILS BOURGOGNE

6 octobre 2025• Juge unique 7
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2202545

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de la SCI Benco, de M. et Mme E..., et de M. et Mme B..., qui contestaient des impositions relatives à des plus-values immobilières et à l'impôt sur le revenu. Les requérants soutenaient que des travaux de rénovation lourde d'un immeuble, ayant transformé quatre logements en huit, devaient être considérés comme une reconstruction et pris en compte pour majorer le prix d'acquisition dans le calcul des plus-values. Le tribunal a jugé que ces travaux, bien qu'importants, ne constituaient pas une reconstruction complète au sens de l'article 1609 nonies G du code général des impôts et de la doctrine administrative invoquée, et a donc validé les impositions contestées.

Avocat : CONSULTIS AVOCATS

6 octobre 2025• 4ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2207489

Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de la société Concurrent High Performance Solution Europe, qui contestait des rappels de retenue à la source et la remise en cause de ses déficits reportables pour les exercices 2017 à 2019. L'administration fiscale avait estimé que la société procédait à des transferts indirects de bénéfices à sa société mère américaine, en application de l'article 57 du code général des impôts, et avait appliqué un taux de marge de 3,7% pour redresser ses résultats. Le tribunal a pris acte de l'erreur de calcul admise par l'administration, qui a ramené le déficit reportable à -3 211 679 euros, et a rejeté le surplus des conclusions de la société, notamment sa demande de fixer le déficit à -3 637 772 euros et de décharge des retenues à la source. La solution retenue repose sur les dispositions du code général des impôts et la convention fiscale franco-américaine du 31 août 1994.

Avocat : SELARL CATED CONSEIL

6 octobre 2025• 5ème chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2300118

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de la SAS Bakir, qui sollicitait la condamnation de la commune de Saint-Denis à lui verser 6 096 000 euros pour le préjudice économique résultant d'une prétendue obstruction à son projet de centre commercial. Le tribunal a jugé que la responsabilité de la commune ne pouvait être engagée, dès lors que les refus d'agrément de vente et de permis modificatif, bien qu'illégaux, n'étaient pas constitutifs d'une faute de nature à engager sa responsabilité sans lien direct de causalité avec le préjudice allégué. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute en droit administratif, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur l'application spécifique du code de l'urbanisme.

Avocat : AVOCATS ET CONSEILS REUNION

1 octobre 2025• 3ème chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2206985

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B..., qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2014 pour un montant de 6 522 euros. Le tribunal a constaté que l'administration fiscale avait déjà accordé un dégrèvement de 6 522 euros à la suite de sa réclamation, et que ce montant avait bien été déduit du solde dû. Il a également écarté le moyen tiré de l'absence de réponse à ses réclamations, la réclamation de 2019 ne portant pas sur l'année 2014. La décision s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

Avocat : SELARL THEMIS CONSEILS

1 octobre 2025• 5ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2107700

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A... et Mme D... contestant l'emprise irrégulière de canalisations et regards d'eaux usées et pluviales sur leur propriété. Les requérants demandaient l'enlèvement ou la neutralisation des ouvrages, ainsi que des indemnités, en l'absence de titre valable et en invoquant la violation de l'article L. 152-1 du code rural et de la pêche maritime. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant que la présence des ouvrages était fondée sur des promesses de servitude et que le moyen tiré de l'article L. 152-1 était inopérant. En conséquence, la requête a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune et à la communauté urbaine au titre des frais de justice.

Avocat : AVOCATS DEFENSE ET CONSEIL

30 septembre 2025• 1ère Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2117635

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Tiburs, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour 2012. Le tribunal a jugé que la substitution de la proposition de rectification du 14 juin 2018 à celle du 21 décembre 2015, fondée sur l’abus de droit par fraude à la loi (article L. 64 du livre des procédures fiscales), était régulière et intervenue dans le délai de reprise. Il a estimé que le transfert du siège social au Luxembourg était artificiel et exclusivement motivé par un but d’évasion fiscale, sans justification économique réelle. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions et des pénalités pour abus de droit, en application de la convention fiscale franco-luxembourgeoise et du code général des impôts.

Avocat : CABINET GL CONSEILS & ASSOCIES

29 septembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA35Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505036

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SAS Lodge, qui demandait la décharge de cotisations de taxe d'habitation pour 2022 et 2023. La société avait présenté sa réclamation préalable le 23 avril 2025, soit après le délai légal du 31 décembre 2024 prévu par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Aucun événement n'ayant rouvert ce délai, le juge a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans instruction complémentaire.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LES CONSEILS D'ENTREPRISES

25 septembre 2025