2 987 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 987
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 496
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la région Réunion d’une demande en plein contentieux visant à obtenir la condamnation solidaire de plusieurs constructeurs (GTOI, maîtrise d’œuvre, contrôleur technique) à l’indemniser des travaux de reprise des passerelles du lycée Marie Curie, pour un montant total d’environ 964 000 euros. La région invoquait la garantie décennale, estimant que les désordres (dégradations biologiques, desserrement des lames, défauts de traitement du bois) compromettaient la solidité de l’ouvrage et le rendaient impropre à sa destination, notamment en raison du risque pour la sécurité dans un établissement scolaire. Elle soutenait que ces désordres étaient imputables à des défauts de conception (50 %), d’exécution (50 %) et de contrôle, et subsidiairement la responsabilité contractuelle des constructeurs. La solution retenue par le tribunal n’est pas précisée dans l’extrait, mais l’affaire a été examinée sur le fondement des principes de la responsabilité décennale des constructeurs (articles 1792 et suivants du code civil) et du code de justice administrative.
Avocat : ING AVOCAT - CONSEIL
**Sujet principal** : Recours en annulation contre le refus d'un centre hospitalier de reconnaître l'imputabilité au service d'une rechute liée à un accident de travail antérieur, et contre le placement en congé de maladie ordinaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (9ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision du centre hospitalier du 27 mai 2022. Il constate que cette décision a été signée par un agent agissant sur le fondement d'une délégation de signature du directeur qui n'avait pas été publiée sur le site internet de l'établissement, comme l'exige le code de la santé publique, ce qui la rend irrégulière. **Textes appliqués** : Articles D. 6143-33, D. 6143-35 et R. 6143-38 du code de la santé publique, relatifs aux conditions de validité des délégations de signature dans les établissements publics de santé.
Avocat : SELARL CALLON AVOCAT & CONSEIL
Le Tribunal administratif de Nantes donne acte du désistement de la requérante, Mme B..., dans son recours en annulation contre le retrait de son agrément d'assistante maternelle. Ce désistement est la conséquence de l'application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, la requérante n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête au fond après le rejet de sa demande de suspension en référé. La juridiction constate donc la fin de l'instance sans examen du fond.
Avocat : AVOCATS CONSEILS REUNIS
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A... B..., adjointe administrative, qui demandait la condamnation de l'État pour des préjudices résultant de l'illégalité du refus de la placer en congé de longue maladie (décision du 1er juillet 2021), de l'émission d'un titre de perception pour un indu de rémunération, et de l'inertie administrative. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que la décision de refus de congé de longue maladie n'était pas entachée d'erreur d'appréciation au regard des critères de l'article L. 822-6 du code général de la fonction publique et de l'arrêté du 14 mars 1986, et que les autres fautes alléguées n'étaient pas établies. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité des conclusions relatives au titre de perception.
Avocat : SCP LAVALETTE AVOCATS CONSEILS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté du 11 juillet 2023 du CNFPT qui ne l'avait pas inscrit sur une liste d'aptitude au grade de colonel de sapeurs-pompiers professionnels. Le tribunal a jugé que le président du CNFPT, lié par la décision du jury de l'ENSOSP, n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant l'inscription, puisque le requérant n'avait pas validé sa formation d'intégration. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n°2016-2002 du 30 décembre 2016 et de l'arrêté du 4 janvier 2017 relatifs au statut et à la formation des officiers sapeurs-pompiers.
Avocat : CABINET BENOIT FLAMANT AVOCAT CONSEILS
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... dirigée contre la décision de non-opposition à déclaration préalable prise par le maire de Prinquiau pour des travaux sur une construction existante. Le tribunal a d'abord écarté les fins de non-recevoir soulevées par la commune, notamment celles tirées de la tardiveté et du défaut de notification du recours. Sur le fond, il a examiné l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, portant sur la compétence de l'auteur de l'acte, la procédure, l'application des règles du plan local d'urbanisme (zones A et Ah) et la méconnaissance de diverses dispositions du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit aux conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL CARADEUX CONSULTANT
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'une étudiante infirmière visant à enjoindre à l'AP-HP de lui permettre de reprendre son stage suspendu. Le juge a estimé que la suspension, même si elle pouvait être entachée d'un vice de procédure (méconnaissance des droits de la défense), ne constituait pas en l'espèce une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, en l'occurrence le droit au travail. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, le juge ayant procédé par ordonnance sans instruction contradictoire en raison du caractère manifestement mal fondé de la requête.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS SAINT GEORGES CONSEIL
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de l'ACCA de Bionville visant à annuler la décision du président de la fédération des chasseurs de Meurthe-et-Moselle ayant retiré 23 parcelles de son territoire de chasse. Le tribunal a jugé que la procédure de consultation, prévue par l'article R. 422-52 du code de l'environnement, avait été respectée et que l'avis de l'ACCA n'était que consultatif. Il a également estimé, sur le fondement de l'article L. 422-18 du même code, que le droit d'opposition cynégétique pouvait être exercé par des entités créées après la constitution de l'ACCA, dès lors qu'elles étaient propriétaires des terrains concernés.
Avocat : SELARL ISARD AVOCAT CONSEIL
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme B... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (22 794 euros) pour l'année 2014, suite à un redressement lié à la cession de titres d'une SCI. Le tribunal a jugé que l'irrégularité alléguée de la notification de la décision de rejet de leur réclamation préalable n'affectait pas la régularité de la procédure d'imposition, mais seulement le délai de recours. Sur le fond, les requérants contestaient l'évaluation des titres et la méthode de l'administration, mais le tribunal a estimé que leurs moyens n'étaient pas fondés, sans se prononcer explicitement sur les textes appliqués. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : CABINET JURISTES-CONSEILS-SABLIERE
Avocat : ORION AVOCAT ET CONSEILS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E... qui demandait l'annulation de l'opposition du maire de Domont à sa déclaration préalable pour prolonger un mur de clôture. Le tribunal a jugé que la décision municipale était régulière, notamment en raison de la délégation de signature accordée à l'adjoint au maire et d'une motivation suffisante. Il a estimé que le projet, par sa hauteur (2,35 m) et son caractère plein, ne respectait pas l'article UG 11 du plan local d'urbanisme qui impose une intégration harmonieuse dans la rue et limite généralement les clôtures en façade à 2,00 m avec des travées ajourées.
Avocat : CABINET CALLON AVOCATS & CONSEIL
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise de la commune de Verchin concernant des désordres survenus dans l'église Saint-Omer après des travaux. Le juge a estimé, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, que l'expertise n'était pas utile. Il a motivé ce refus en relevant qu'un rapport d'expertise amiable déjà existant fournissait tous les éléments nécessaires pour un éventuel litige futur sur la responsabilité de l'entreprise Logissain.
Avocat : SELARL NEOS AVOCATS CONSEILS
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus d'une aide à l'investissement agricole par FranceAgriMer. Il a estimé que le litige, concernant une activité professionnelle agricole individuelle, relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Marseille, lieu d'exercice de l'exploitation. En application des articles R. 351-3 et R. 312-10 du code de justice administrative, il a donc ordonné le renvoi du dossier à cette juridiction.
Avocat : M.A.C. CONSEILS
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 22 décembre 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a interdit à M. A... d’exercer des fonctions d’encadrement sportif ou d’intervenir auprès de mineurs. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant n’a pas démontré que cette interdiction compromettait ses chances d’obtenir un diplôme d’État (DEJEPS) ou causait une atteinte grave et immédiate à sa situation financière ou à sa réputation. La décision est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : ALCYA CONSEIL SPORT
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme A... contestant une décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 20 avril 2023 lui imposant 15 000 euros de contributions spéciale et forfaitaire. La requête, enregistrée le 26 juin 2024, a été jugée tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois, la décision ayant été régulièrement notifiée le 29 avril 2023. L'ordonnance, fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, a rejeté l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Avocat : CONSTANT
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... contre le retrait de son agrément d’assistante maternelle. La décision, fondée sur les articles L. 421-1, L. 421-3 et L. 421-6 du code de l’action sociale et des familles, a été jugée légalement motivée et signée par une autorité compétente. Le tribunal a estimé que les faits reprochés, notamment une prise en charge inadaptée des enfants, étaient établis et que le retrait n’était pas disproportionné.
Avocat : AVOCATS CONSEILS REUNIS
La décision concerne une demande de remboursement d'un crédit de TVA par la Communauté urbaine de Dunkerque. Le Tribunal Administratif de Lille a jugé partiellement irrecevable la requête pour la somme déjà remboursée par l'administration fiscale avant son introduction. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande principale, considérant que la collectivité ne justifiait pas suffisamment la nature des opérations et son droit à déduction, en application des articles 271, 205, 206 de l'annexe II et 256 B du code général des impôts.
Avocat : CABINET ALTRA CONSULTING (SELAS)
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement de la SARL Pharmacie du parc suite au dégrèvement fiscal accordé par l'administration. Il a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans le cadre du litige. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : LEGI CONSEILS BOURGOGNE
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la SARL Chez B... contestant des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour les exercices 2010 à 2013. La société invoquait l’incompétence du signataire des avis de mise en recouvrement et la prescription des impositions. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que le signataire disposait d’une délégation régulière et que la prescription avait été interrompue par la notification d’une proposition de rectification. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 256, L. 257 A, L. 169, L. 176 et L. 189 du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET CONSEILS FISCAUX REUNIS (2CFR)
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les recours de la SARL Cassin TP contre trois arrêtés préfectoraux du Tarn : un fixant une astreinte administrative journalière de 250 euros pour non-remise en état d’une installation de stockage de déchets inertes, et deux liquidant cette astreinte pour des montants de 20 750 euros et 27 750 euros. La société contestait notamment l’incompétence du signataire, l’illégalité de l’arrêté de mise en demeure sous-jacent, et le caractère disproportionné de l’astreinte. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés, y compris ceux tirés de l’exception d’illégalité, n’étaient pas fondés. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’environnement et les arrêtés ministériels du 12 décembre 2014 et du 31 mai 2021.
Avocat : CLAMENS CONSEIL