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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

230 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

230

Décisions totales

383 581

Ordonnances

238 823

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : COSTEEffacer tout
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523965

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle opposée à Mme A..., ressortissante ivoirienne bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la précarité prolongée de la requérante et de l'absence de renouvellement de ses récépissés, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de Mme A... dans un délai de quinze jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.

Avocat : LACOSTE

16 janvier 2026
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501231

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a été saisi par la communauté de communes Cœur de Nacre d'une demande d'expertise relative à de nouveaux désordres (infiltrations, défauts d'étanchéité) affectant le centre aquatique Aquanacre, postérieurement à une première expertise ordonnée en 2017 et à l'octroi d'une provision en 2021. Plusieurs constructeurs et assureurs ont opposé la prescription décennale, arguant que la réception des travaux datait du 14 avril 2012 et que ces désordres étaient distincts de ceux déjà expertisés et indemnisés. Le tribunal a rejeté la demande d'expertise, jugeant que la mesure n'était pas utile dès lors que la communauté de communes ne démontrait pas que les désordres constatés en 2023 étaient en lien avec ceux ayant justifié la précédente expertise, et que l'action en garantie décennale apparaissait manifestement prescrite.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ASSOCIATION COSTER BAZELAIRE

8 janvier 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2209710

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la société Allianz Iard et la Caisse d’épargne CEPAC d’une demande d’indemnisation pour les dégradations et vols subis par une agence bancaire lors de la manifestation des « gilets jaunes » du 8 décembre 2018 à Marseille. Les requérantes invoquaient la responsabilité sans faute de l’État sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, relatif aux dommages causés par des attroupements. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les dommages ne résultaient pas de manière directe et certaine des crimes ou délits commis par les attroupements ou rassemblements identifiés, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l’État sur ce fondement.

Avocat : SCP SOULIE COSTE-FLORET & AUTRES

11 décembre 2025• 8ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521132

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. A... contestant les arrêtés du 13 octobre 2025 du préfet du Val-d’Oise l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an et assignation à résidence, ainsi que le renouvellement de cette assignation le 18 novembre 2025. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA).

Avocat : LACOSTE

2 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509454

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 12 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le juge a relevé que le préfet avait retiré la carte de résident de l'intéressé pour menace à l'ordre public sur le fondement de l'article L. 432-4 du CESEDA. En application de l'article L. 432-12 du même code, un étranger dont la carte de résident est retirée pour ce motif ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, mais seulement d'une expulsion. Par conséquent, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué comme étant dépourvu de base légale.

Avocat : COSTES

2 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509465

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. D..., ressortissant afghan, qui contestait la décision du 4 novembre 2025 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que, M. D... ayant obtenu le statut de réfugié, il ne pouvait plus légalement bénéficier de ces conditions en application des articles L. 551-12 et L. 551-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les moyens soulevés par le requérant, relatifs à l'insalubrité du logement proposé ou à son intégration, ont été écartés comme inopérants. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions à fin d'injonction.

Avocat : COSTES

2 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509290

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. A... contestant l'arrêté de transfert aux autorités allemandes pris par le préfet du Bas-Rhin. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de violation du droit à un entretien individuel, estimant la décision suffisamment motivée et la procédure régulière au regard du règlement (UE) n° 604/2013. Il juge également que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme n'est pas fondé, faute de preuve de risques personnels en cas de transfert. En conséquence, la requête est rejetée dans son intégralité.

Avocat : COSTES

25 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509383

Le Tribunal Administratif de Strasbourg annule partiellement l'arrêté du préfet de la Moselle du 11 novembre 2025 assignant à résidence M. Koufi. La contestation portait sur le choix du commissariat de Metz comme lieu de présentation obligatoire, situé à 25 km du domicile du requérant à Uckange. Le juge a estimé que cette obligation n'était ni adaptée ni proportionnée, compte tenu de l'interdiction de conduire dont faisait l'objet le requérant et de l'existence d'une brigade de gendarmerie dans sa commune. La décision se fonde sur l'article L. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose que ces obligations soient adaptées et proportionnées. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer le lieu de présentation dans un délai de trois jours.

Avocat : COSTES

24 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2507255

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. C... A..., ressortissant somalien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Gironde du 1er octobre 2025 ordonnant son transfert aux autorités néerlandaises, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement, et a confirmé la légalité de la décision de transfert. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : COSTE

21 novembre 2025• Eloignement 72 heures
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2507726

Le Tribunal administratif de Bordeaux annule l'arrêté du préfet de la Gironde du 30 octobre 2025 ordonnant le transfert de Mme A... aux autorités espagnoles. La requérante, victime d'une fausse couche trois jours avant l'arrêté et en situation de vulnérabilité psychologique, justifiait une dérogation au titre de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur d'appréciation en n'examinant pas lui-même sa demande d'asile en France.

Avocat : COSTE

21 novembre 2025• Eloignement 72 heures
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509457

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet du Haut-Rhin ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. Le juge a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du règlement (UE) n° 604/2013 et de la convention européenne des droits de l'homme, et les a écartés comme non fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du règlement Dublin III.

Avocat : COSTES

20 novembre 2025• Reconduite à la frontière
CAA31Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-24TL02749

Avocat : SCP DECOSTER - CORRET - DELOZIERE - LECLERCQ

18 novembre 2025• 3ème chambre
CAA78Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-23VE01586

Avocat : SELARL CABANES & ASSOCIES;LACOSTE

12 novembre 2025• 4ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2300632

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi de deux requêtes opposant la société Proxiserve à l’OPH Béziers Méditerranée Habitat, relatives à l’exécution d’un marché public d’entretien de logements sociaux. La société Proxiserve demandait le paiement de prestations (P2 et P3) et la décharge d’une facture de l’OPH, tandis que l’OPH réclamait le paiement de cette même facture. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société Proxiserve et a fait droit à la demande reconventionnelle de l’OPH, condamnant la société à lui verser la somme de 353 891,85 euros hors taxes, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation. La solution retenue s’appuie sur les stipulations du cahier des clauses administratives particulières du marché, notamment son article 10.2, et sur les principes généraux de la commande publique.

Avocat : CABINET PENTECOSTE ET ASSOCIÉS (SELAS)

6 novembre 2025• 4ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530850

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme C..., ressortissante camerounaise, visant à suspendre la décision du préfet de police du 17 décembre 2024 refusant d'enregistrer sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". La requérante invoquait l'urgence liée à sa situation de précarité en tant que mère isolée de trois enfants et un doute sérieux sur la légalité de la décision pour défaut d'examen et erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à ses intérêts, et a rejeté la demande de suspension. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été déclarée sans objet, l'aide juridictionnelle totale ayant déjà été accordée.

Avocat : LACOSTE

3 novembre 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2309222

Le tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par les sociétés Allianz IARD et Chaussea d’une demande d’indemnisation pour des dégradations commises le 30 juin 2023 sur un local commercial à Metz, lors d’émeutes urbaines survenues après le décès d’un jeune homme à Nanterre. Les requérantes invoquaient la responsabilité sans faute de l’État sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, relatif aux dommages causés par des attroupements ou rassemblements. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les dégradations avaient été commises par un groupe organisé et prémédité, sans lien avec un attroupement ou rassemblement identifiable au sens de ces dispositions, et que le préjudice invoqué ne présentait pas un caractère anormal et spécial justifiant une rupture d’égalité devant les charges publiques.

Avocat : SCP SOULIE COSTE-FLORET & AUTRES

28 octobre 2025• 5e chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2507168

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Corrèze du 1er octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation de la décision portant refus de titre de séjour, celle-ci étant inexistante. Il a également écarté les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour, en application des articles L. 611-1, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A....

Avocat : COSTE

23 octobre 2025• Eloignement 72 heures
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2309892

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le recours de Mme C... contre le refus du président du conseil départemental du Pas-de-Calais de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le tribunal a d'abord jugé que la décision initiale du 27 avril 2023 était irrecevable car elle avait été remplacée par la décision du 14 septembre 2023 prise sur recours préalable obligatoire. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête, estimant que l'état de santé de la requérante ne justifiait pas l'attribution de la carte au regard des critères fixés par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017.

Avocat : SCP D'AVOCATS DECOSTER, CORRET, DELOZIERE

22 octobre 2025• juge unique (3)
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2210424

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par les sociétés Allianz Iard et Sodiplan pour obtenir réparation des préjudices subis lors du blocage de l'accès à un centre commercial à Cabriès les 17 et 18 novembre 2018 par des manifestants "gilets jaunes". Le tribunal a jugé que ces événements constituaient un attroupement au sens de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, et que les actes de blocage, constitutifs du délit d'entrave à la circulation prévu à l'article L. 412-1 du code de la route, ouvraient droit à indemnisation. En conséquence, l'État a été condamné à verser 2 376,81 euros à la société Sodiplan et 22 841,29 euros à la société Allianz Iard, cette dernière étant subrogée dans les droits de son assurée.

Avocat : SCP SOULIE COSTE-FLORET & AUTRES

15 octobre 2025• 8ème chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2502920

Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, a examiné le recours de M. B..., ressortissant nigérian, contre un arrêté préfectoral du 15 septembre 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de cinq ans. Le requérant, entré en France à 12 ans et actuellement détenu, contestait la décision en invoquant son souhait d'intégration et l'insuffisance de motivation de l'arrêté. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi qu'aux articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement.

Avocat : LACOSTE

13 octobre 2025• URGENCES ETRANGERS