1 130 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 130
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 518
Avec résumé IA
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la SAS Mulot Roger de deux recours en excès de pouvoir contre des certificats d'urbanisme négatifs délivrés par le maire de Blainville-sur-Mer le 27 juillet 2023, déclarant non réalisables des projets de construction de logements. La société requérante soutenait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et une erreur d'appréciation au regard des articles L. 111-3 et R. 111-14 du code de l'urbanisme. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après examen, a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, confirmant la légalité des décisions du maire. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives à la constructibilité en l'absence de document d'urbanisme.
Avocat : CABINET COUDRAY
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme A... contestant son licenciement pour insuffisance professionnelle par le centre communal d'action sociale (CCAS) de Saint-Cast-le-Guildo. La décision attaquée, prise malgré un avis défavorable du conseil de discipline, se fondait sur des difficultés d'organisation et un manque de délégation. Le tribunal a jugé que les faits reprochés, notamment le désordre dans les dossiers et les documents incomplets, étaient établis par les pièces du dossier. Par conséquent, la solution retenue est le rejet de la requête de Mme A..., confirmant ainsi la légalité de son licenciement sur le fondement des articles L. 553-1 et L. 553-2 du code général de la fonction publique.
Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de renouvellement de son contrat à durée déterminée par le centre hospitalier Bretagne Atlantique. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur l'intérêt du service en raison des difficultés relationnelles et de compétences de l'agent, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Il a également écarté le moyen tiré d'un détournement de pouvoir, faute pour la requérante de démontrer qu'elle avait été recrutée sur un emploi permanent ouvrant droit à un contrat à durée indéterminée. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986.
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY;FIDAL DIRECTION PARIS
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 5 septembre 2022 par lequel le maire de Guignen s'était opposé à la déclaration préalable de M. et Mme D... pour l'installation d'un portillon et d'un portail. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme (risque pour la sécurité publique) était illégal, la configuration des lieux ne présentant pas de danger. Il a également écarté le motif tiré de la méconnaissance de l'article 4.1.4 du règlement du plan local d'urbanisme, sans le détailler dans l'extrait fourni. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté municipal.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de l’Union de la publicité extérieure, qui demandait l’annulation de la délibération du 14 décembre 2021 par laquelle la commune de Ploemeur a approuvé la révision de son règlement local de publicité. Le tribunal a écarté le moyen tiré d’un vice de procédure, estimant qu’aucune modification substantielle n’avait été apportée au projet pendant l’enquête publique, rendant inapplicable l’obligation de suspension prévue à l’article L. 123-14 du code de l’environnement. Il a également jugé que les modifications postérieures à l’enquête ne remettaient pas en cause l’économie générale du projet et procédaient de l’enquête, conformément au II du même article. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l’erreur de droit, à l’atteinte disproportionnée aux libertés et à l’erreur manifeste d’appréciation, ont été rejetés comme non fondés.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de Mme C..., assistante d'éducation au lycée Paul Claudel de Laon, contestant la décision de non-renouvellement de son contrat à durée déterminée au-delà du 31 août 2023. La requérante soutenait que cette décision méconnaissait l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, faute d'avoir été précédée d'un entretien préalable, son contrat étant susceptible d'être reconduit pour une durée indéterminée après six ans de service. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les dispositions de l'article 45 ne s'appliquent pas aux assistants d'éducation, dont le recrutement et le renouvellement sont régis par les dispositions spécifiques du code de l'éducation et du décret n° 2003-484 du 6 juin 2003. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : SCP MASSE-DESSEN, THOUVENIN, COUDRAY
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions implicite et expresse du maire de Penvénan refusant de lui accorder une servitude de passage pour le drainage de sa propriété. Le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître du litige, en application de l’article L. 152-23 du code rural et de la pêche maritime. Il a jugé que la parcelle concernée n’était ni affectée à l’usage direct du public ni à un service public, et que la contestation relative à la constitution d’une servitude d’écoulement relevait donc de la compétence des tribunaux de l’ordre judiciaire. La requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A..., assistant d'éducation au lycée Paul Claudel de Laon, contestant la décision de la proviseure de ne pas renouveler son contrat à durée déterminée au-delà du 31 août 2023. Le requérant invoquait la méconnaissance de l'article 45 du décret n°86-83 du 17 janvier 1986, faute d'entretien préalable, et l'absence de motif d'intérêt du service. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d’Angers du 23 août 2021, accordant un permis de construire à la société Manufacture du Cycle pour l’extension d’un bâtiment. Après avoir constaté des désistements partiels, le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et la méconnaissance du plan local d’urbanisme. En application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, le tribunal a sursis à statuer pour permettre la régularisation du vice d’incompétence entachant l’arrêté.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par le préfet de la Loire-Atlantique d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du maire d’Indre d’abroger une délibération du 26 septembre 2024 instaurant une autorisation spéciale d’absence pour souffrances menstruelles, ainsi que cette délibération elle-même. Postérieurement à l’introduction de la requête, la commune a abrogé la délibération litigieuse le 25 septembre 2025 et est réputée avoir retiré la décision implicite de refus. En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions du préfet étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY;SCP WAQUET, FARGE, HAZAN, FELIERS