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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

313 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

313

Décisions totales

383 581

Ordonnances

288 364

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : COUREffacer tout
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506124

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai d'occupants sans droit ni titre d'une aire d'accueil des gens du voyage, dépendance du domaine public. La juridiction a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, en raison des risques graves pour la sécurité des biens et des personnes (branchements électriques dangereux, dégradations, comportement menaçant) et de l'impossibilité de réaliser les travaux de rénovation nécessaires. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques relatives à la protection du domaine public.

Avocat : SELARL COSSALTER, DE ZOLT & COURONNE

11 août 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508843

Le Tribunal administratif de Marseille, par une ordonnance de plein contentieux, a ordonné une médiation dans le litige opposant la société BPVR Provence à la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Un médiateur institutionnel a été désigné pour recueillir l'accord des parties et, le cas échéant, conduire la médiation pour une durée initiale de trois mois. La décision se fonde sur les articles L. 213-7 à L. 213-10 et R. 213-1 à R. 213-9 du code de justice administrative.

Avocat : SCPA COURTEAUD PELLISSIER

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
5 août 2025
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2504018

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, qui demandait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative implicite de rejet née du silence gardé par le préfet des Alpes-Maritimes pendant quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition de non-contestation sérieuse n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen de l'urgence.

Avocat : BAISECOURT

1 août 2025
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503883

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a enjoint à l’État de reloger Mme B et son époux, reconnus prioritaires par la commission de médiation de Paris le 18 avril 2024, mais n’ayant reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. La solution retenue se fonde sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, qui impose au juge d’ordonner le logement ou le relogement d’urgence lorsque la carence de l’État est établie. L’injonction est assortie d’une astreinte, dont le montant et les modalités seront précisés dans la suite de l’ordonnance.

Avocat : LECOUR

31 juillet 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2417502

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SAS Terideal Bâtiment. Celle-ci sollicitait le versement d'une provision de 284 231 euros TTC par la commune d'Antony pour des situations de travaux impayées. Le juge a estimé que la créance n'était pas sérieusement contestable en raison de l'absence de réception des travaux, de réserves non levées et d'une expertise judiciaire en cours. La demande d'astreinte et les frais de justice ont également été rejetés.

Avocat : SCPA COURTEAUD-PELLISSIER

31 juillet 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302413

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B C, qui contestait la décision de la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL) du 23 février 2023 refusant de réviser le taux d'invalidité de 55 % retenu pour le calcul de sa pension d'invalidité. La requérante, admise à la retraite pour invalidité, soutenait que l'administration avait commis une erreur d'appréciation en ne prenant pas suffisamment en compte ses troubles de l'humeur et sa détresse psychologique. Le tribunal a jugé que le moyen n'était pas fondé, sans ordonner l'expertise sollicitée, et a appliqué les dispositions du décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 et du décret n° 68-756 du 13 août 1968.

Avocat : LESCOURET

29 juillet 2025• Juge unique chambre 5
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2305511

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de la SAS Aydan, qui exploitait l'établissement "La Follia" à Thionville, et a confirmé la légalité de l'arrêté du 25 juillet 2023 du préfet de la Moselle prononçant une fermeture administrative de 45 jours. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, la sous-préfète disposant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a jugé que les faits d'emploi d'une salariée étrangère sans titre de séjour l'autorisant à travailler et l'absence de déclarations préalables à l'embauche pour plusieurs salariés étaient établis, justifiant la mesure de fermeture en application des articles L. 8272-2 et L. 8211-1 du code du travail. La durée de la fermeture n'a pas été jugée disproportionnée.

Avocat : SELARL COSSALTER, DE ZOLT & COURONNE

29 juillet 2025• 5e chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309528

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la demande d’indemnisation de M. A... C..., qui sollicitait 12 000 euros en réparation des préjudices subis faute de relogement après avoir été reconnu prioritaire par la commission de médiation le 27 avril 2022. Le juge a estimé que la carence fautive de l’État n’était pas établie, car le logement de 40 m² pour quatre personnes n’était pas suroccupé et le loyer de 650 euros n’était pas disproportionné au regard des ressources mensuelles du foyer (1 500 euros d’aides sociales). La solution s’appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article R. 822-25 du même code.

Avocat : LECOUR

25 juillet 2025• 1ère Chambre (J.U)
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500336

**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande des consorts C. Cette mesure vise à déterminer la date de consolidation de l’état de santé de Mme Mélina C, née en 2004 avec une insuffisance rénale suite à une prise en charge au centre hospitalier de Nevers. La mission de l’expert, confiée à un néphrologue, est strictement limitée à l’évaluation postérieure au rapport d’expertise de 2016 et ne peut remettre en cause la responsabilité déjà établie par un arrêt définitif de la cour administrative d’appel de Lyon. La demande de frais de justice des requérants a été rejetée. La décision est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : COUBRIS, COURTOIS ET ASSOCIES

11 juillet 2025
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504696

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la requête de la société Beck Antoine contestant la procédure de passation d’un marché de travaux pour une liaison cyclable. Le juge a estimé que la requérante n’avait pas été lésée par les manquements allégués, son offre ayant été jugée irrégulière, et que les moyens soulevés, notamment sur la composition de la commission d’appel d’offres et la compétence du président, étaient inopérants ou infondés. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 551-1 du code de justice administrative et R. 2152-7 du code de la commande publique.

Avocat : SELARL COSSALTER, DE ZOLT & COURONNE

3 juillet 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2102725

Le tribunal administratif de Toulouse a examiné la requête de Mme A, agent territorial, contestant une retenue sur salaire pour absence de service fait et une mutation d'office. La commune de Nohic ayant rapporté la retenue sur rémunération en cours d'instance, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ce point. Concernant la décision de changement d'horaires du 28 janvier 2021, le tribunal l'a qualifiée de mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, car elle ne portait pas atteinte aux droits statutaires de l'agent. La requête a donc été rejetée pour le surplus, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur les autres moyens, notamment le harcèlement moral.

Avocat : SCP COURRECH & ASSOCIES

2 juillet 2025• 3ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2304952

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, qui demandait à être déchargé de l'obligation de payer une somme de 1 000 euros correspondant à une condamnation aux dépens prononcée par le juge des référés en 2015. Le tribunal a jugé que la contestation de M. A portait sur le bien-fondé de la créance, mais que, s'agissant d'une condamnation pécuniaire, l'article L. 281 du livre des procédures fiscales exclut ce type de contestation. Par conséquent, le tribunal a estimé que la demande de décharge était irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : DEREGNAUCOURT

1 juillet 2025• 2ème Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2423605

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. D, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence, qui demandait réparation pour l'absence de relogement par l'État. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation en raison de la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation. Le tribunal a rappelé que le préjudice indemnisable concerne les troubles dans les conditions d'existence, appréciés notamment en fonction de la durée de la carence et des conditions de logement. En l'espèce, une précédente indemnisation ayant déjà couvert la période jusqu'au 12 octobre 2023, le tribunal a examiné la période postérieure, en relevant que le logement de M. D présentait des traces d'humidité.

Avocat : COURTOIS

27 juin 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303685

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société Maroom d’un recours en plein contentieux visant à contester deux titres exécutoires émis par le Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF) pour un montant total de 41 439,69 euros, correspondant à des pénalités de retard. En cours d’instance, le SEDIF a annulé ces titres par une décision du 29 novembre 2024. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur l’ensemble des conclusions principales. Il a toutefois condamné le SEDIF à verser 1 500 euros à la société Maroom au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET SCP LACOURTE RAQUIN TATAR (SCP)

26 juin 2025• 4e Section - 1re Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409804

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C A contestant la décision "48 SI" du 20 juin 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives aux retraits de points antérieurs à la requête, ceux-ci ayant été restitués. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, la décision comportant les considérations de droit et de fait requises. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable (articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route) pour les infractions restant en litige, sans préciser davantage le sens de son rejet dans l'extrait fourni.

Avocat : SELARL LACOUR AVOCATS

24 juin 2025• 4ème chambre, JU
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2509631

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête indemnitaire de Mme A, qui demandait 4 000 euros à la préfecture des Hauts-de-Seine pour manquement à l'obligation de logement. Le juge constate que la requête est manifestement irrecevable car, à la date du jugement, l'administration n'avait pas encore pris de décision sur la demande préalable d'indemnisation formée le 9 mai 2025, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.

Avocat : LECOUR

24 juin 2025
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406225

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme irrecevable la requête de M. B contestant la décision "48 SI" du 16 décembre 2023 invalidant son permis de conduire. Le juge a constaté que la décision avait été régulièrement notifiée par pli recommandé le 3 janvier 2024, ce qui faisait courir un délai de recours de deux mois. Le recours gracieux du 25 mars 2024 et la requête du 23 mai 2024 étant tardifs, les conclusions ont été rejetées sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.

Avocat : SELARL LACOUR AVOCATS

24 juin 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504192

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la requête de la société Alpha Drones France. Celle-ci contestait la procédure de passation d’un marché public de spectacle pyrotechnique avec drones pour la fête nationale 2025, conclu entre la commune de Strasbourg et un groupement attributaire. Le juge a estimé que le contrat ayant été régulièrement signé avant l’introduction du recours, la requérante ne pouvait agir que dans le cadre du référé contractuel, et non précontractuel. Il a également jugé que les moyens soulevés, notamment le non-respect du délai de standstill et l’absence de communication des critères de notation, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative.

Avocat : SELARL COSSALTER, DE ZOLT & COURONNE

17 juin 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2302864

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A B contestant la récupération d’indus de revenu de solidarité active, de prime d’activité et d’aide exceptionnelle de solidarité, ainsi que la pénalité administrative pour fraude. La juridiction a jugé irrecevable le recours contre l’indu de prime d’activité en raison de la forclusion du recours préalable obligatoire. Sur le fond, elle a considéré que la communauté de vie et d’intérêts avec son concubin était établie, justifiant les indus, et que la fraude était caractérisée, excluant toute remise de dette. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale.

Avocat : COUREAU

13 juin 2025• Juge unique 8
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2501696

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé provision, a rejeté la demande de la commune de Montfermeil qui sollicitait le remboursement d’avances et acomptes versés aux sociétés Terideal-Segex et Terideal-Mabillon pour la construction d’une école maternelle détruite par un incendie avant réception. Le juge a estimé que l’obligation invoquée par la commune était sérieusement contestable, dès lors que la responsabilité des auteurs du sinistre faisait l’objet d’autres procédures. La décision est fondée sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative. La commune a été condamnée à verser 1 500 euros aux sociétés défenderesses au titre des frais irrépétibles.

Avocat : CABINET D'AVOCATS COURTEAUD-PELLISSIER

6 juin 2025