869 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
869
Décisions totales
383 581
Ordonnances
238 288
Avec résumé IA
Avocat : JAIDANE
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Avocat : DANTIER
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) à la date de la décision attaquée, il a appliqué l’article R. 312-8 du code de justice administrative. En conséquence, il a transmis l’affaire au Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, seul compétent, par application de l’article R. 351-3 du même code.
Avocat : ABITBOL DANA NATAF AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité de membre de famille d’un bénéficiaire de la protection subsidiaire. La requérante s’est désistée de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. L’État a été condamné à verser 800 euros à son avocate au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
Avocat : FOURDAN
Avocat : SAIDANI
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du 24 juillet 2025 par laquelle la commission de recours contre les refus de visa a confirmé le refus de visa de long séjour pour travail salarié opposé à M. B.... Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, faute pour le requérant de démontrer l'impossibilité de recrutement pour l'entreprise ou les répercussions économiques alléguées, et relève que le requérant a lui-même contribué à la situation d'urgence en introduisant son recours tardivement. La requête est donc rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : DANDALEIX
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en référé suspension de Mme D... E..., réfugiée somalienne, qui contestait le refus implicite de visa de long séjour pour ses trois enfants au titre de la réunification familiale. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, faute de preuves suffisantes sur le risque imminent d'excision pour ses filles ou sur leur état de santé. Il relève également un délai anormalement long (plus d'un an) entre la décision de la commission de recours et la saisine du juge, sans justification. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée.
Avocat : DANNAUD
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision de l'ambassade de France à Téhéran refusant un visa de long séjour à une ressortissante afghane. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la requérante n'apportant pas d'éléments personnels suffisants pour établir un risque immédiat de persécutions en Afghanistan, se limitant à des considérations générales sur la condition des femmes dans ce pays. La requête est rejetée sans instruction ni audience en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : DANET
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police portant obligation de quitter le territoire français, refuse de statuer sur le fond. Il constate que le requérant résidait au Mans (Sarthe) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au tribunal administratif de Nantes.
Avocat : DANA
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Nord concernant le renouvellement du titre de séjour de M. A.... Le juge constate que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant a présenté sa demande de renouvellement le 13 décembre 2024, soit après l'expiration de son titre le 30 décembre 2024, en méconnaissance des délais prévus à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette tardiveté ne caractérise pas une atteinte grave et immédiate à sa situation justifiant une suspension. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui demandait une injonction de délivrance d'un récépissé. Le juge a estimé que le silence gardé par la préfète du Rhône pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement de titre de séjour avait fait naître une décision implicite de rejet. En conséquence, la demande d'injonction se heurtait à l'existence de cette décision administrative préalable, sans qu'un péril grave ne soit démontré. La requête a été rejetée en application des articles L. 521-3, L. 522-3 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B... de deux requêtes en annulation de décisions de refus de visa de long séjour pour sa fille mineure. Postérieurement à l'introduction des recours, le visa sollicité a été délivré par l'autorité consulaire le 6 novembre 2025. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction étaient devenues sans objet. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'Etat a été condamné à verser 800 euros à l'avocate de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Atelier Sud Architecture. Celle-ci contestait l'attribution d'un marché de maîtrise d'œuvre par l'OPH Var Habitat, estimant que son offre moins-disante avait été écartée en méconnaissance des principes de transparence et d'égalité de traitement (articles L.3 et suivants du code de la commande publique). Le juge a considéré que les conclusions de la société, qui demandaient la révision de la décision d'attribution, n'entraient pas dans l'office du juge des référés précontractuels. En conséquence, la société requérante a été condamnée à verser 1 500 euros à l'OPH Var Habitat au titre des frais de justice.
Avocat : LARIDAN
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté comme irrecevable la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 19 novembre 2025, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de trente jours suivant la notification de l'arrêté le 16 septembre 2025. Conformément aux articles R.222-1, R.776-2 et R.776-5 du code de justice administrative, le recours gracieux n'a pas prorogé ce délai. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête pour irrecevabilité manifeste.
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par la société Paul Distribution d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 23 juin 2025 par lequel le maire de Renaison avait délivré un permis de construire modificatif. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté par une décision du 25 septembre 2025. Le juge a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d’annulation étaient devenues sans objet et qu’il n’y avait plus lieu d’y statuer. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Avocat : JOURDAN
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par M. B... d'une demande d'exécution d'un jugement du 25 octobre 2024 annulant un refus de titre de séjour et enjoignant au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre ou de réexaminer sa demande. Postérieurement à l'introduction de cette requête, le préfet a pris un nouvel arrêté le 12 septembre 2025 refusant à nouveau la délivrance d'un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français. Par une ordonnance du 4 décembre 2025 fondée sur l'article R.222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, celle-ci étant devenue sans objet. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L.761-1 du même code ont également été rejetées.