LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2504716

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2504716

jeudi 4 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2504716
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLARIDAN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Atelier Sud Architecture. Celle-ci contestait l'attribution d'un marché de maîtrise d'œuvre par l'OPH Var Habitat, estimant que son offre moins-disante avait été écartée en méconnaissance des principes de transparence et d'égalité de traitement (articles L.3 et suivants du code de la commande publique). Le juge a considéré que les conclusions de la société, qui demandaient la révision de la décision d'attribution, n'entraient pas dans l'office du juge des référés précontractuels. En conséquence, la société requérante a été condamnée à verser 1 500 euros à l'OPH Var Habitat au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 novembre 2025, la société Atelier Sud Architecture demande au juge des référés saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 551-1 du code de justice administrative :

La révision de la décision de l’OPH Var Habitat d’attribution du marché de maîtrise d’œuvre pour les travaux de réhabilitation de la résidence Les Incapis 1 à Draguignan ;
Ou à défaut, la suspension de l’exécution du marché dans l’attente d’un examen approfondi de la légalité de la procédure.

Elle soutient que son offre présentait un montant inférieur à celui de la société attributaire. Ce constat contredit donc le motif économique avancé par le pouvoir adjudicateur et laisse présumer une erreur manifeste d’appréciation ou une méconnaissance du principe de transparence et d’égalité de traitement des candidats, prévu par les articles L3 et suivants du Code de la commande publique.

Par un mémoire, enregistré le 27 novembre 2025, l’office public de l’habitat Toulon habitat Méditerranée représentée par Me Laridan, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de la société requérante à lui verser la somme de 2 500 euros sur le fondement de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
Les conclusions de la requête sont irrecevables car n’entrant pas dans l’office du juge des référés saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 551-1 du code de justice administrative ;
Les moyens soulevés ne sont pas fondés.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.


Le président du Tribunal a désigné M. Harang, vice-président, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique tenue le 3 décembre 2025, M. Harang a lu son rapport, et entendu :
Les observations de M. A... pour la société Atelier Sud Architecture ;
Les observations de Me Ratouit pour l’OPH Var Habitat.

Après avoir prononcé, à l’issue de l’audience, la clôture de l’instruction.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 551-1 du code de justice administrative : « Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu’il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation par les pouvoirs adjudicateurs de contrats administratifs ayant pour objet l’exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services, avec une contrepartie économique constituée par un prix ou un droit d’exploitation, la délégation d’un service public ou la sélection d’un actionnaire opérateur économique d’une société d’économie mixte à opération unique. / Le juge est saisi avant la conclusion du contrat. ». L’article L. 551-2 du même code dispose que : « Le juge peut ordonner à l’auteur du manquement de se conformer à ses obligations et suspendre l’exécution de toute décision qui se rapporte à la passation du contrat, sauf s’il estime, en considération de l’ensemble des intérêts susceptibles d’être lésés et notamment de l’intérêt public, que les conséquences négatives de ces mesures pourraient l’emporter sur leurs avantages. Il peut, en outre, annuler les décisions qui se rapportent à la passation du contrat et supprimer les clauses ou prescriptions destinées à figurer dans le contrat et qui méconnaissent lesdites obligations ».

Il appartient au juge administratif, saisi en application de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, de se prononcer sur le respect des obligations de publicité et de mise en concurrence incombant à l’administration. En vertu de cet article, les personnes habilitées à agir pour mettre fin aux manquements du pouvoir adjudicateur à ses obligations de publicité et de mise en concurrence sont celles qui sont susceptibles d’être lésées par de tels manquements. Il appartient, dès lors, au juge des référés précontractuels de rechercher si l’opérateur économique qui le saisit se prévaut de manquements qui, eu égard à leur portée et au stade de la procédure auquel ils se rapportent, sont susceptibles de l’avoir lésé ou risquent de le léser, fût-ce de façon indirecte en avantageant un opérateur économique concurrent.

L’OPH Var Habitat a lancé une procédure adaptée pour l’attribution d’un marché de maîtrise d’œuvre pour les travaux de réhabilitation de la résidence Les Incapis 1 à Draguignan. Par un courrier en date du 28 octobre 2025 adressé via la plateforme de dématérialisation de la procédure, Var Habitat a informé la société Atelier Sud Architecture du rejet de son offre.

Les conclusions présentées par la société Atelier Sud Architecture n’entrent pas dans l’office du juge des référés saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 551-1 du code de justice administrative ainsi que l’oppose l’OPH Var Habitat en défense. Par suite, sa requête ne peut qu’être rejetée.

Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la société Atelier Sud Architecture une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la société Atelier Sud Architecture est rejetée.

Article 2 : La société Atelier Sud Architecture versera une somme de 1 500 euros à l’OPH Var Habitat en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Atelier Sud Architecture et l’OPH Var Habitat.

Copie en sera adressée à la SARL BATIMEX.



Fait à Toulon, le 4 décembre 2025.



Le Vice-président,
Juge des référés

signé

Ph. Harang

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Le greffier








Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions