Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par la société Paul Distribution d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 23 juin 2025 par lequel le maire de Renaison avait délivré un permis de construire modificatif. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté par une décision du 25 septembre 2025. Le juge a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d’annulation étaient devenues sans objet et qu’il n’y avait plus lieu d’y statuer. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 août 2025, la société Paul Distribution, représentée par Me Jourdan, avocat, demande au tribunal :
1°) d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté du 23 juin 2025 par lequel le maire de la commune de Renaison a, au nom de la commune, délivré à Mme D... C... et à Mme A... B... un permis de construire modificatif ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Renaison une somme de 2 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 septembre 2025, la commune de Renaison, conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Elle fait valoir que la requête est devenue sans objet, dès lors que, par arrêté du 25 septembre 2025, le maire de la commune a retiré le permis de construire modificatif litigieux.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / (...) ».
Il ressort des pièces du dossier que, par arrêté du 25 septembre 2025 postérieur à l’introduction de la requête, le maire de la commune de Renaison a retiré l’arrêté attaqué du 23 juin 2025 par lequel il avait, au nom de la commune, délivré un permis de construire modificatif à Mme C... et à Mme B.... Par suite, sont devenues sans objet les conclusions de la société Paul Distribution tendant à l’annulation de l’arrêté précité du 23 juin 2025. Il n’y a pas lieu d’y statuer.
Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la requête à fin de mise à la charge de la commune de Renaison des frais exposés et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la requête de la société Paul Distribution.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de la société Paul Distribution est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Paul Distribution, à la commune de Renaison, à Mme D... C... et à Mme A... B....
Fait à Lyon, le 4 décembre 2025.
Le président de la 1ère chambre,
Hervé Drouet
La République mande et ordonne à la préfète de la Loire en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,