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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

8 914 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

8 914

Décisions totales

383 581

Ordonnances

324 455

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : DEEffacer tout
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2308825

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B... contestant la décision du directeur de la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis du 26 janvier 2023 lui notifiant plusieurs indus (RSA, allocations logement, aides exceptionnelles) pour un montant global de 38 807,29 euros. Le tribunal a d’abord écarté de son champ de compétence l’indu d’allocations familiales, relevant du juge judiciaire. Sur le fond, il a rejeté le moyen de prescription soulevé par le requérant, en application des règles de prescription applicables aux prestations sociales. La solution retenue par le tribunal est le rejet de la requête de M. B..., confirmant ainsi le bien-fondé des indus réclamés par la CAF.

Avocat : YTURBIDE

11 juillet 2025• 5ème Chambre (JU)
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2402312

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme D d’une opposition à trois contraintes émises par la caisse d’allocations familiales de la Corrèze pour le recouvrement d’indu de prime d’activité, d’allocation de logement familiale et d’allocation de logement sociale, pour un montant total de 3 708,43 euros. La requérante contestait notamment l’existence d’une vie de couple stable et effective avec M. B, invoquant l’incompétence de l’auteur de l’acte, une erreur de droit et d’appréciation, sa bonne foi, et sollicitait une remise de dette. Le tribunal a joint les trois requêtes et, après avoir examiné les moyens, a rejeté l’ensemble des demandes de Mme D, confirmant ainsi le bien-fondé des contraintes émises sur le fondement du code de la sécurité sociale et du code des relations entre le public et l’administration.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY

11 juillet 2025• JUGE UNIQUE A SLIMANI
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2412942

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale collégiale à la demande de M. F, qui a contracté une infection lors de sa prise en charge pour une fracture complexe entre juillet et décembre 2023 par l’Assistance publique - hôpitaux de Marseille (AP-HM) et l’hôpital européen. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue d’un éventuel recours en responsabilité. La mission de l’expert inclut notamment l’évaluation du lien entre l’infection et les préjudices subis, ainsi que la perte de chance éventuelle. Les conclusions du requérant relatives aux dépens et aux frais d’instance (article L. 761-1 du code de justice administrative) ont été rejetées, les défendeurs n’étant pas parties perdantes.

Avocat : SELARL DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS

10 juillet 2025
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403879

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B contestant l'amende administrative de 900 euros qui lui a été infligée par le président du conseil départemental de l'Yonne pour avoir perçu indûment le revenu de solidarité active (RSA) suite à des séjours à l'étranger non déclarés. Le tribunal a écarté les moyens de la requérante, jugeant que la procédure de consultation de l'équipe pluridisciplinaire était régulière et que la décision était suffisamment motivée. Il a estimé que l'administration avait fait une exacte application des articles L. 262-39 et L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles, les omissions de déclaration étant établies et constitutives d'un manquement justifiant l'amende. Enfin, le montant de l'amende n'a pas été jugé disproportionné.

Avocat : DE MESNARD ADÈLE

10 juillet 2025• CH 3 JU
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2300546

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SAS Oise Dream, qui contestait son assujettissement à la taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM) pour les années 2018 à 2021. La société exploitait une concession Harley-Davidson et contestait l'inclusion de deux surfaces (33,90 m² et 37 m²) dans le calcul de la taxe, les qualifiant de zones de stockage non accessibles à la clientèle. Le tribunal a jugé que la zone de 33,90 m², bien que réservée au personnel, participait au processus de vente car elle contenait des marchandises exposées et servait à la délivrance des produits aux clients. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, appliquant l'article 3 de la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972 définissant la surface de vente.

Avocat : AARPI ADER JOLIBOIS

10 juillet 2025• 4ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503409

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande d’expertise médicale présentée par M. B C concernant la prise en charge de sa mère, Colette Jouve, décédée au CHU de Montpellier. Le juge a estimé que cette mesure était utile pour déterminer si la responsabilité pour faute de l’établissement hospitalier pouvait être engagée. Il a désigné un expert unique, un anesthésiste-réanimateur urgentiste, avec pour mission d’évaluer la qualité des soins, les éventuels manquements, le lien de causalité avec le décès, et l’étendue des préjudices subis. La décision se fonde sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCPA BEZ - DURAND - DELOUP

10 juillet 2025
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2206249

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. F C et sa famille d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant d’une infection nosocomiale contractée lors d’une intervention chirurgicale au CHU de Montpellier, ayant entraîné des séquelles graves. La juridiction a appliqué les dispositions du II de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, engageant la responsabilité de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM). Le tribunal a partiellement fait droit aux demandes, en condamnant l’ONIAM à verser diverses sommes au titre des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, tout en réduisant certains montants, notamment pour la tierce personne et le déficit fonctionnel permanent. Les textes appliqués sont principalement le code de la santé publique et le code de justice administrative.

Avocat : SELARL VINCKEL - ARMANDET - LE TARGAT - BARAT BAIER

10 juillet 2025• 2ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2507784

Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en référé de M. A, ressortissant turc, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" ou, à titre subsidiaire, un récépissé. Le juge des référés constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il estime que faire droit à la demande du requérant reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que l'article L. 521-3 du code de justice administrative interdit. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience.

Avocat : SELASU PANDELON

10 juillet 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501299

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise à l'encontre de M. A..., ressortissant comorien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de l'imminence de l'éloignement et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette atteinte a été caractérisée par la durée et les conditions du séjour de l'intéressé à Mayotte, sa scolarité sérieuse jusqu'au baccalauréat, ses démarches pour poursuivre des études supérieures, et la situation régulière de sa fratrie sur l'île. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de Mayotte de réexaminer la situation de M. A....

Avocat : KONDE

10 juillet 2025
TA78Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2505970

Le Tribunal administratif de Versailles, saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par la société United France 2021 Propco SNC, a examiné la conformité aux droits et libertés garantis par la Constitution du II de l’article 63 de la loi de finances pour 2025. Cette société contestait la validation législative des impositions de taxe foncière pour 2023 et 2024, estimant qu’elle portait atteinte aux principes de sécurité juridique et d’égalité devant la loi et les charges publiques. Le tribunal a jugé que la question n’était pas dépourvue de caractère sérieux et a ordonné la transmission de la QPC au Conseil d’État, conformément aux articles 23-1 et 23-2 de l’ordonnance du 7 novembre 1958. Il a également sursis à statuer sur la requête principale dans l’attente de la décision du Conseil d’État ou du Conseil constitutionnel.

Avocat : BEAUTHIER DE MONTALEMBERT

10 juillet 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2205574

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. B et Mme A d’une demande indemnitaire de 15 000 euros contre la commune de Toulouse pour emprise irrégulière et voie de fait, suite à l’élagage d’arbres sur leur propriété. Les requérants contestaient la légalité de l’intervention municipale, invoquant l’absence de mise en demeure préalable et le caractère disproportionné de la coupe. Le tribunal a rejeté leur requête, considérant que la commune justifiait d’un risque pour les personnes et les biens lié à la proximité des arbres avec les réseaux électriques et téléphoniques. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 2212-2-2 du code général des collectivités territoriales et L. 51 du code des postes et des communications électroniques.

Avocat : SÉRÉE DE ROCH

10 juillet 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2208262

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. et Mme B, qui contestaient une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu et des contributions sociales pour 2016, assortie de pénalités pour manquement délibéré. Les requérants soutenaient que deux crédits bancaires de 88 000 euros provenaient de dons manuels de leurs parents. Le tribunal a jugé que, faute de réponse dans les délais aux demandes de l'administration, la charge de la preuve incombait aux contribuables, conformément aux articles L. 16, L. 16 A et L. 192 du livre des procédures fiscales. Il a estimé que les justificatifs produits (déclaration de don et attestation postérieures au contrôle) étaient insuffisants pour établir l'origine familiale des sommes et bénéficier de la présomption de prêt. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et des conclusions accessoires.

Avocat : VAN DEN SCHRIECK

10 juillet 2025• 4ème Chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 498486

Avocat : SARL MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX

10 juillet 2025ECLI:FR:CECHS:2025:498486.20250710• 2ème chambre jugeant seule
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2203968

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par le CHRU de Nîmes d’une demande de condamnation de la société Axa France Iard à l’indemniser, au titre de la garantie dommage-ouvrage, pour des désordres affectant des guichets non plombés dans un bâtiment de cancérologie, rendant l’ouvrage impropre à sa destination. La société Axa France Iard a contesté la recevabilité et le bien-fondé de la requête, tout en formant des appels en garantie contre plusieurs constructeurs et assureurs. Le tribunal a rejeté la requête du CHRU de Nîmes, considérant que les désordres invoqués ne relevaient pas de la garantie dommage-ouvrage prévue par les articles L. 242-1 et suivants du code des assurances. En conséquence, les conclusions d’Axa France Iard et des autres parties ont également été rejetées, et les frais d’expertise ont été laissés à la charge du CHRU de Nîmes.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

10 juillet 2025• 2ème chambre
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503077

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Chartraine d'électricité. Celle-ci contestait le rejet de son offre et l'attribution du lot n°9 "installations électriques" par le centre hospitalier de Chartres, en invoquant notamment l'imprécision des avis de consultation et l'utilisation irrégulière de critères de sélection qualitative. Le juge a estimé que le pouvoir adjudicateur n'avait pas méconnu ses obligations de publicité et de mise en concurrence, en application des articles L. 2152-7 et R. 2152-7 du code de la commande publique. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la société requérante.

Avocat : CABINET ODEXI AVOCATS

9 juillet 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406053

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SAS Vauban 21 visant à obtenir une provision de 1 150 000 euros. La société requérante réclamait le paiement de redevances quinquennales dues depuis le 1er juillet 2018 par la SAS Omnia Antibes, dans le cadre d'un contrat de garantie d'usage pour un poste de stationnement à flot au port Vauban. Le juge a estimé que l'obligation invoquée était sérieusement contestable, notamment en raison d'un vice affectant la compétence de la SAS Vauban 21 pour conclure ce contrat, de l'application potentielle de l'article R. 5314-31 du code des transports, et de l'existence d'un litige sur le caractère abusif des clauses contractuelles. En conséquence, la demande de provision a été rejetée.

Avocat : SCP AUGUST & DEBOUZY

9 juillet 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2510570

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par la société SFR d’une demande de suspension de l’arrêté municipal du 18 avril 2025 s’opposant à une déclaration préalable pour l’installation d’antennes-relais. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, la société ne justifiant pas d’un intérêt public suffisant à une couverture mobile optimale sur la zone concernée. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l’insuffisance de motivation et de la méconnaissance des articles R. 111-27 du code de l’urbanisme et du PLUm, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande de substitution de motifs présentée par la commune a été écartée comme inopérante.

Avocat : SELARL CARADEUX CONSULTANT

9 juillet 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503550

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme B, une ressortissante guinéenne, d'une demande de condamnation de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) au versement d'arriérés de l'allocation pour demandeur d'asile pour la période d'octobre 2022 à mars 2023. Statuant en qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a examiné les droits de l'intéressée au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 553-1 et D. 553-1. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les textes relatifs aux conditions d'octroi et de maintien de l'allocation, ainsi qu'à la suspension des droits en cas de défaut de validité de l'attestation de demande d'asile.

Avocat : LAGARDERE CAROLE

9 juillet 2025• Magistrat Mme Soler
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501292

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante comorienne d'une demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français sans délai. En cours d'instance, le préfet de Mayotte a retiré l'arrêté contesté. Le juge des référés a constaté que les conclusions à fin de suspension et d'injonction étaient devenues sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été rejetée.

Avocat : KONDE

9 juillet 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2311516

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la SCI du Pressoir, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période 2018-2020. La société soutenait avoir valablement opté pour l'assujettissement à la TVA dès son immatriculation en 2017, mais le tribunal a jugé que l'option n'avait pas été déclarée expressément à l'administration fiscale selon les modalités requises par les articles 260, 286 du code général des impôts et 193, 195 de son annexe II. La procédure de taxation d'office pour carence déclarative a été validée, et la demande de réduction des rappels, d'un montant total de 62 436 euros, a été rejetée.

Avocat : DELAYAT

9 juillet 2025• 1re Section - 3e Chambre