48 526 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
48 526
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 671
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante guinéenne, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de court séjour. La décision du sous-directeur des visas, qui s'est substituée à la décision consulaire, a été jugée suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de la situation. Le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant un risque de détournement de l'objet du visa, compte tenu de l'âge de la requérante, de son veuvage et de l'absence d'attaches en Guinée. La solution retenue s'appuie notamment sur le règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et les articles L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : DEWAELE
Le Tribunal administratif d'Orléans a constaté le désistement d'instance de M. A..., qui contestait la décision du garde des sceaux du 22 décembre 2025 prolongeant son placement à l'isolement jusqu'au 27 mars 2026. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, il est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement.
Avocat : VAN DER HAVE
Le tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les demandes de M. A... B..., ressortissant tunisien, visant à l’annulation d’un arrêté préfectoral du 8 mai 2026 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et d’un arrêté du 12 mai 2026 l’assignant à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés notamment de l’incompétence de l’auteur de l’acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions contestées, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : EDEN AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, était saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre des arrêtés du 6 mai 2026 du préfet de la Seine-Maritime portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et assignation à résidence. Le préfet a toutefois retiré ces arrêtés par un arrêté du 22 mai 2026, rendant la requête sans objet. En conséquence, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de M. B.... Il a néanmoins admis l’intéressé au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et a rejeté sa demande de frais de justice, faute de justificatifs.
Avocat : EDEN AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, annule l'arrêté du 27 février 2026 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a ordonné le transfert de M. B..., ressortissant turc, aux autorités allemandes. Le juge retient que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 n'a pas été réalisé par une personne qualifiée, faute pour l'administration de démontrer la compétence de l'agent ayant mené l'entretien, identifiable seulement par un cachet sommaire. Cette irrégularité vicie la procédure et justifie l'annulation de la décision de transfert, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le tribunal admet également M. B... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : EDEN AVOCATS
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. et Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de Paris du 30 mai 2024 les mettant en demeure de cesser une mise à disposition d’un local à usage d’habitation et de reloger les occupants. Les requérants se sont désistés de leur instance par un mémoire enregistré le 21 mai 2026. Par une ordonnance du 1er juin 2026, la présidente de formation de jugement a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond du code de la construction et de l’habitation n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée par un désistement.
Avocat : CABINET CORDELIER & ASSOCIES (SCP)
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : DEAT-PARETI
La Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de M. A... contre le jugement du tribunal administratif de Nîmes ayant validé la prolongation de son interdiction de retour sur le territoire français. La cour écarte les moyens d’irrégularité du jugement, d’incompétence du signataire, et de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour le requérant d’établir une vie privée et familiale stable en France. La requête est jugée manifestement dépourvue de fondement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : DE PALMA
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.
Avocat : DE COMBLES DE NAYVES
Le Conseil d'État a rejeté le pourvoi de M. A... contre le jugement du tribunal administratif de Rennes. La décision est fondée sur l'absence de moyen sérieux, conformément à l'article L. 822-1 du code de justice administrative. Cette solution confirme la validité des permis de construire délivrés par la maire de Paimpol.
Avocat : SCP BAUER-VIOLAS, FESCHOTTE-DESBOIS, SEBAGH
Le Conseil d’Etat refuse d’admettre le pourvoi de la commune de Garches. Il estime qu’aucun des moyens soulevés n’est sérieux, notamment ceux relatifs à la motivation et à la caducité du permis de construire. La décision confirme ainsi la suspension de l’arrêté interruptif de travaux.
Avocat : SELAS FROGER & ZAJDELA
Avocat : DE LAUBIER
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS FIDAL DE DIJON
Avocat : OGLETREE DEAKINS LLP
Avocat : DEWAELE
Avocat : SELARL ADDECIMA
Avocat : DE FARIA
Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE
Avocat : SARL MEIER-BOURDEAU, LECUYER ET ASSOCIES
Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de la commune de Roquefort-les-Pins contre l'ordonnance ayant suspendu l'opposition du maire à l'implantation d'une antenne Free Mobile. Les moyens soulevés (urgence non caractérisée, risque lié à une crèche, erreur sur le doute sérieux) sont jugés insuffisants pour justifier un examen en cassation. Cette décision confirme la suspension de l'arrêté municipal et l'injonction de délivrer une autorisation provisoire.
Avocat : SARL MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX