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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

8 914 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

8 914

Décisions totales

383 581

Ordonnances

324 455

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : DEEffacer tout
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2403376

Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de M. B contestant des retraits de points sur son permis de conduire. Le tribunal a constaté que le ministre de l'intérieur avait déjà procédé à une reconstitution intégrale du capital de points, rendant sans objet les conclusions relatives à la majorité des infractions contestées. Sur le surplus, le tribunal a jugé que le défaut de notification des retraits de points par lettre simple est inopérant pour contester leur légalité, et que la réalité des infractions restantes était établie par le paiement des amendes forfaitaires, conformément aux articles L. 223-1 et L. 223-3 du code de la route. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : SELARL DEHAN SCHINAZI

4 juillet 2025• JU1
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2509386

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Nemours fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune sollicitait la désignation d'un expert pour examiner un immeuble situé au 7 rue Gautier 1er, dont la charpente et la couverture se sont dégradées à la suite d'un incendie, créant un danger pour la sécurité publique. Le juge a désigné un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment et des mitoyens, d'évaluer l'existence d'un danger (imminent ou non) et de proposer des mesures pour y remédier. Cette décision a été prise en application des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : VAN ELSLANDE

4 juillet 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 498890

Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN

4 juillet 2025ECLI:FR:CECHS:2025:498890.20250704• 5ème chambre jugeant seule
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516653

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B contestant un indu d'allocation de logement sociale de 4 383,45 euros notifié par la CAF de Paris. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, la requérante n'a pas justifié avoir formé le recours préalable obligatoire prévu à l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation avant de saisir le juge. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la demande a donc été rejetée sans examen au fond.

Avocat : DESFARGES

4 juillet 2025
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2203126

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. D C, héritier de M. B C, contestant des mises en demeure de payer des impositions (impôt sur le revenu, prélèvements sociaux, impôts locaux) émises après le décès de ce dernier. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que les moyens soulevés, notamment l'inopposabilité des actes pour défaut de notification valable et la prescription de l'action en recouvrement, relevaient du contentieux de l'assiette et non du recouvrement, et étaient donc irrecevables devant le juge administratif. Il a également considéré que la contestation de la régularité formelle des mises en demeure relevait de la compétence du juge de l'exécution. La décision s'appuie sur les articles L. 274 du livre des procédures fiscales et R. 311-5 du code des procédures civiles d'exécution, et met à la charge du requérant les frais de l'instance.

Avocat : DEDINGER

4 juillet 2025• 3ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300266

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SAS Corse application des énergies (SCAE) contestant une amende de 55 000 euros infligée par la DREETS de Corse pour non-respect des délais de paiement des fournisseurs en 2020. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Elle a également jugé que la sanction, fondée sur les articles L. 441-10 et L. 441-16 du code de commerce, n'était pas disproportionnée, les circonstances invoquées (contexte sanitaire, bonne foi, absence de signalement) ne justifiant pas une réduction de son montant. La demande de la société a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : CABINET D'AVOCATS FIDUCIAIRE JURIDIQUE ET FISCALE DE FRANCE FIDAL

4 juillet 2025• 1ère chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2404158

Le Tribunal Administratif de Marseille a condamné l’Agence Régionale de Santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur à verser 1 000 euros à Mme C, infirmière, pour préjudice moral. La faute de l’ARS réside dans la transmission tardive des documents de fin de contrat (attestations Pôle emploi), en violation de l’article R. 1234-9 du code du travail. La requérante n’a pas prouvé de préjudice financier, mais a subi un préjudice moral du fait des démarches répétées. L’ARS est également condamnée à payer 1 000 euros au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Avocat : DELBOURG

4 juillet 2025• 7è Ch Magistrat statuant seul
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2403421

Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de M. B contestant l'invalidation de son permis de conduire et les retraits de points subséquents. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision d'invalidation et le retrait de points pour l'infraction du 20 janvier 2024, l'administration ayant déjà reconstitué le capital de points. Pour l'infraction du 5 novembre 2020, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable (articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route), estimant que M. B avait déjà bénéficié d'une information globale suffisante lors d'infractions antérieures récentes. La solution retenue est donc un rejet partiel de la requête, avec un non-lieu sur certaines décisions.

Avocat : DE CAUMONT

4 juillet 2025• JU1
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406605

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme E, qui a chuté le 22 septembre 2023 dans les toilettes du marché des Capucins à Bordeaux. Le tribunal a estimé que cette mesure était utile pour évaluer les séquelles et préjudices subis, sans préjuger des responsabilités. Il a toutefois mis hors de cause la commune de Bordeaux, au motif que l'entretien de l'ouvrage public avait été confié à la société Les Fils de Madame B par un contrat de concession du 28 décembre 2007. Les conclusions de Mme E tendant à la condamnation de la commune à une provision et aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : SELARL BARDET ET ASSOCIES

3 juillet 2025
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500874

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rouen rejette la requête de Mme B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 756,68 euros. Le juge constate que la requête est manifestement irrecevable pour cause de tardiveté, en application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Mme B a reçu la décision explicite de rejet du département de l'Eure le 19 juillet 2024, mais n'a déposé sa demande d'aide juridictionnelle que le 23 décembre 2024, soit au-delà du délai de recours de deux mois. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes de Mme B.

Avocat : DESFARGES

3 juillet 2025
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2204876

Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi par Mme C d'une demande d'indemnisation des préjudices résultant d'un accident de la circulation survenu le 17 juin 2013, imputé au comportement d'un mineur confié au département de l'Eure au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la responsabilité du département n'était pas engagée, dès lors que l'accident était exclusivement imputable à une faute de la requérante, qui avait méconnu les dispositions de l'article R. 415-1 du code de la route. La solution retenue s'appuie sur les règles de la responsabilité administrative et les dispositions du code de la route, sans faire application de la loi du 5 juillet 1985 relative aux accidents de la circulation.

Avocat : CAPDEVILA FRANCIS

3 juillet 2025• 3 ème Chambre
TA87Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301579

Le Tribunal Administratif de Limoges a pris acte du désistement pur et simple de M. B A, qui contestait la décision de l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (Anah) lui ayant partiellement retiré le bénéfice de la prime de transition énergétique pour l’installation d’un poêle à granulés. L’Anah ayant finalement accordé une prime complémentaire après réexamen, le requérant s’est désisté de son instance. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans qu’il soit nécessaire de statuer au fond.

Avocat : DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE - BOUCHERLE - MAGNE- MONS-BARIAUD

3 juillet 2025
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504696

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la requête de la société Beck Antoine contestant la procédure de passation d’un marché de travaux pour une liaison cyclable. Le juge a estimé que la requérante n’avait pas été lésée par les manquements allégués, son offre ayant été jugée irrégulière, et que les moyens soulevés, notamment sur la composition de la commission d’appel d’offres et la compétence du président, étaient inopérants ou infondés. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 551-1 du code de justice administrative et R. 2152-7 du code de la commande publique.

Avocat : SELARL COSSALTER, DE ZOLT & COURONNE

3 juillet 2025
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501266

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait une injonction de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour est née du silence de l'administration, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative exécutoire, ce qui est interdit par l'article L. 521-3. La requête est donc manifestement mal fondée et rejetée sans instruction complémentaire.

Avocat : DEZALLE

3 juillet 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 500566

Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN

3 juillet 2025ECLI:FR:CECHS:2025:500566.20250703• 5ème chambre jugeant seule
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2303048

Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a été saisi par M. et Mme B d'une demande de décharge d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu pour 2018, consécutive à la remise en cause par l'administration fiscale du report d'imposition d'une plus-value lors de la cession de parts sociales de la SCEA B. L'administration estimait que l'utilisation de la méthode du coût unitaire moyen pondéré pour évaluer les parts cédées empêchait leur individualisation, entraînant la fin du report d'imposition prévu à l'article 151 octies du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'administration ne pouvait déduire de cette seule méthode d'évaluation que les parts issues d'une donation antérieure étaient cédées, alors que l'acte de cession désignait précisément les parts cédées par leur numérotation. La solution retenue est donc favorable aux requérants, annulant la position de l'administration sur ce point.

Avocat : FRANCK DEMAILLY

3 juillet 2025• 2ème Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2104985

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par le préfet du Bas-Rhin d'une action en responsabilité quasi-délictuelle visant à obtenir la condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions, sanctionnés par la Commission européenne pour entente sur les prix, à indemniser l'État pour le surcoût d'acquisition de véhicules utilitaires et poids lourds entre 2007 et 2011. Les sociétés défenderesses ont contesté la compétence de la juridiction administrative, l'absence de lien contractuel direct, l'absence de preuve d'un préjudice et d'un lien de causalité, ainsi que l'application rétroactive des dispositions du code de commerce sur la responsabilité solidaire. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence, retenant que le juge administratif est compétent pour connaître de l'action en responsabilité d'une personne publique victime de pratiques anticoncurrentielles. Sur le fond, il a jugé que l'État ne démontrait pas que les véhicules acquis relevaient du périmètre de l'entente sanctionnée par la Commission, ni que le surcoût allégué de 20 % était établi, et a rejeté la requête. La demande de communication de pièces à la Commission européenne a également été rejet

Avocat : AARPI DE PARDIEU BROCAS MAFFEI

3 juillet 2025• 2ème Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2303578

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de la SC Hefras contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2017 et 2018, issues d'une rectification de la valeur de titres apportés par un associé. L'administration fiscale avait déjà accordé un dégrèvement partiel de 17 370 euros sur les majorations pour manquement délibéré, dont le tribunal a donné acte du désistement. Sur le fond, le tribunal a jugé que l'administration avait méconnu les dispositions du 2 de l'article 38 du code général des impôts en ne justifiant pas suffisamment la valeur vénale retenue pour les titres, notamment en écartant la méthode par comparaison sans motif valable. En conséquence, il a prononcé la décharge des impositions restant en litige et a condamné l'État à verser 1 500 euros à la société au titre des frais de justice.

Avocat : SELAS DELOITTE SOCIETE D'AVOCATS

3 juillet 2025• 3ème chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404249

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande des ayants droit de M. C B, décédé suite à une prise en charge au CHU de Rouen à compter du 6 septembre 2020. L’expertise, confiée à un collège de trois spécialistes, vise à déterminer l’origine d’une perforation de l’œsophage et d’une infection potentiellement nosocomiale, ainsi qu’à évaluer d’éventuels manquements et les préjudices subis. La décision est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d’ordonner toute mesure utile d’expertise. Les conclusions des demanderesses tendant à l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle ont été rejetées, M. B en ayant déjà bénéficié.

Avocat : DE BEZENAC & ASSOCIES

3 juillet 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2102456

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Cholet Agglomération d’une demande de condamnation de la société OTV pour des désordres affectant l’usine d’eau potable de Ribou, notamment l’imperméabilité des membranes et des défauts de canalisations, rendant l’ouvrage impropre à sa destination. Le tribunal a reconnu la responsabilité contractuelle de la société OTV sur le fondement des principes applicables aux marchés publics, et l’a condamnée à verser à la collectivité la somme de 519 998,65 euros au titre des travaux de réparation, ainsi que 45 560,44 euros pour les achats d’eau nécessaires à la continuité du service public, avec intérêts au taux légal. Les frais d’expertise ont été mis à la charge de la société OTV, et la demande de cette dernière visant à être garantie par d’autres constructeurs a été rejetée faute de lien de causalité établi. La décision s’appuie sur les stipulations du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) et les principes de la responsabilité contractuelle des constructeurs.

Avocat : PREEL HECQUET PAYET-GODEL

2 juillet 2025• 2ème Chambre