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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

48 526 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

48 526

Décisions totales

383 581

Ordonnances

304 892

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : DEEffacer tout
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503478

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'Air France visant à annuler une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur. L'amende était fondée sur les articles L. 821-6 à L. 821-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, car la compagnie avait débarqué un passager dépourvu de document de voyage valide. Le tribunal a jugé qu'Air France n'avait pas établi avoir procédé à la vérification requise des documents au moment de l'embarquement, comme l'impose également l'article L. 6421-2 du code des transports.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

19 février 2026• 3e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504779

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête d'Air France et confirme l'amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'Intérieur. La société était poursuivie pour avoir transporté un passager muni d'un passeport falsifié, portant une faute d'orthographe manifeste ("Sumame" au lieu de "Surname"). Le tribunal a appliqué les articles L. 821-6 à L. 821-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article L. 6421-2 du code des transports, qui imposent aux transporteurs de vérifier l'absence d'irrégularité manifeste sur les documents de voyage.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
19 février 2026• 3e Section - 2e Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508816

Le Tribunal administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 4 octobre 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône avait obligé M. B..., ressortissant arménien, à quitter le territoire français et lui avait interdit le retour pour un an. La juridiction a estimé que la mesure d'éloignement portait une atteinte disproportionnée à l'intérêt supérieur des enfants du requérant, protégé par l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. En effet, deux des enfants de M. B... souffrent de dystrophie musculaire de Duchenne à un stade avancé, nécessitant une prise en charge médicale pluridisciplinaire continue en France. L'arrêté a donc été annulé pour méconnaissance des stipulations de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Avocat : CAPDEFOSSE

19 février 2026• 3ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508818

Le Tribunal administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 4 octobre 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône obligeait une ressortissante arménienne à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cette mesure d'éloignement méconnaissait l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, compte tenu de l'état de santé grave de deux des enfants de la requérante, atteints de dystrophie musculaire de Duchenne et nécessitant une prise en charge médicale spécialisée. Le tribunal a jugé que l'intérêt supérieur de ces enfants n'avait pas été suffisamment pris en compte, eu égard aux conditions de prise en charge existant en Arménie. L'État a été condamné à verser 800 euros à l'avocate de la requérante au titre de l'aide juridictionnelle.

Avocat : CAPDEFOSSE

19 février 2026• 3ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600801

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi en référé-suspension par un enseignant contestant la décision du recteur de l'académie de Toulouse mettant fin à ses fonctions et le plaçant en période de préparation au reclassement. Le requérant invoque l'urgence, soulignant la perte de son activité et de sa rémunération, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, faute pour le conseil médical d'avoir été régulièrement saisi de la question de son inaptitude aux fonctions d'enseignant. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence était caractérisée et que le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure suivie devant le conseil médical était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution des décisions du 25 novembre 2025 et du 5 janvier 2026, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : DEGIOANNI - PONTACQ - GUY-FAVIER

19 février 2026
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600403

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester un refus d’exonération de la taxe sur les émissions de dioxyde de carbone, prévue à l’article L. 421-69 du code des impositions sur les services et les biens. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que, conformément aux articles L. 421-91 du même code et L. 199 du livre des procédures fiscales, ce litige relève de la compétence du juge judiciaire, s’agissant d’une matière assimilée aux droits d’enregistrement. Par conséquent, la demande a été rejetée sur le fondement du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET EUDES MALARMEY

19 février 2026
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601028

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 8 janvier 2026 par laquelle le président du conseil départemental de l’Hérault a mis fin à la mise à l’abri de M. A..., un mineur se déclarant sans domicile fixe. Le juge a considéré que la requête au fond, enregistrée sous le n° 2601003, était irrecevable, ce qui rendait manifestement mal fondée la demande de suspension fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée sans instruction ni audience.

Avocat : DE ARANJO

19 février 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403732

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. K... et autres demandant l'annulation du permis de construire délivré le 12 décembre 2023 par le maire de Champ-sur-Drac à la société European Homes 351 pour un immeuble de vingt-six logements. Les requérants contestaient notamment la composition du dossier de permis de construire, la méconnaissance des articles R. 111-27 et R. 431-9 du code de l'urbanisme, ainsi que l'absence de dérogation "espèces protégées". Le tribunal a jugé que les inexactitudes alléguées dans le plan de masse n'avaient pas faussé l'appréciation de l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

Avocat : LE GULLUDEC

19 février 2026• 1ère Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508804

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en excès de pouvoir, annule l'arrêté du 10 mars 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé un titre de séjour à Mme A..., ressortissante roumaine, et l'a obligée à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, l'arrêté attaqué ne comportant ni signature ni mention du nom, prénom et qualité de son signataire. Le tribunal écarte la demande de substitution de l'arrêté du 29 décembre 2025, estimant qu'il n'appartient pas au juge de procéder à une telle substitution. En conséquence, l'arrêté du 10 mars 2025 est annulé sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.

Avocat : DECAUX

19 février 2026• 3ème Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400983

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B... épouse C... contestant l'arrêté du préfet du Gard du 14 novembre 2023 refusant le regroupement familial pour son époux. La requérante soutenait notamment une erreur d'appréciation sur ses ressources, incluant l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé pour sa nièce. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'insuffisance des ressources, en application de l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DEBUREAU

19 février 2026• 4ème Chambre
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601003

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision du 8 janvier 2026 par laquelle le président du conseil départemental de l’Hérault a mis fin à sa mise à l’abri au titre de l’aide sociale à l’enfance. Le juge a rejeté la requête comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a relevé que la décision contestée ne constituait pas un acte administratif susceptible de recours pour excès de pouvoir, dès lors que la prise en charge des mineurs relève d’une compétence judiciaire en application des articles 375 et suivants du code civil et des articles L. 221-1 et L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu’il soit besoin d’inviter le requérant à la régulariser.

Avocat : DE ARANJO

19 février 2026
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302973

**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre des décisions de refus de distraction de parcelles d'une association syndicale autorisée (ASA) et contre des décisions préfectorales implicites de rejet. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Pau (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête, la jugeant irrecevable pour plusieurs motifs, notamment le défaut de qualité et d'intérêt à agir des requérants, ainsi que la tardiveté du recours pour certaines conclusions. Les moyens au fond n'ont donc pas été examinés. **Textes appliqués** : Le tribunal s'est principalement fondé sur les dispositions du code de justice administrative (notamment sur les règles de procédure et de recevabilité des requêtes) et a pris en compte l'ordonnance n° 2004-632 du 1er juillet 2004 relative aux associations syndicales.

Avocat : SELARL NOURY-LABEDE LABEYRIE SAVARY

19 février 2026• CHAMBRE 1
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2319869

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'opposition de la maire de Paris à sa déclaration préalable pour extension d'un logement. La juridiction a jugé que le projet, créant plus de 20 m² de surface de plancher, était soumis à permis de construire en application des articles R. 421-14 et R. 421-17 du code de l'urbanisme, et non à une simple déclaration préalable. Par conséquent, l'opposition municipale était légale et les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées.

Avocat : BORDERIEUX

19 février 2026• 4e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410039

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les demandes d'indemnisation de la Chubb European Group SE et de la société French Properties Management pour des dégradations survenues lors d'une manifestation des "gilets jaunes" le 16 mars 2019. La juridiction a jugé les requêtes irrecevables, estimant que les sociétés requérantes ne justifiaient pas d'un droit lésé personnel, la première ne démontrant pas sa subrogation dans les droits du propriétaire et la seconde n'établissant pas sa qualité de propriétaire des immeubles endommagés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure relatives à la responsabilité de l'État et sur les règles de recevabilité du contentieux administratif.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

19 février 2026• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2414681

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal retirant une autorisation tacite de transformer un local commercial en meublé de tourisme. Le tribunal a annulé l'arrêté litigieux du 28 novembre 2023, considérant que la décision implicite de non-opposition constituait en réalité une autorisation de location régie par le code du tourisme (article L. 324-1-1), et non une déclaration préalable au titre du code de l'urbanisme. Par conséquent, le retrait de cette autorisation par la Ville de Paris était illégal.

Avocat : CABINET CORDELIER & ASSOCIES (SCP)

19 février 2026• 4e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2601786

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. La juridiction a estimé que la décision, prise par une autorité compétente, était suffisamment motivée par le refus de l'intéressé d'une orientation en région, conformément aux articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire de M. D... au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

19 février 2026• 8e Section - MESD
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302514

Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de Mme B... qui contestait une mise en demeure de scolariser sa fille, suite à des contrôles pédagogiques jugés insuffisants. La juridiction estime que la procédure de contrôle de l'instruction en famille, prévue par l'article L. 131-10 du code de l'éducation, a été régulièrement suivie et que les insuffisances constatées justifiaient la décision de l'autorité académique. Elle écarte les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance des besoins de l'enfant.

Avocat : DE SOUSA

19 février 2026• 3ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2311114

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la société Almia Management visant à obtenir un complément de crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) au titre de 2018. Le tribunal a jugé que le calcul du plafond des rémunérations éligibles, fixé par l'article 244 quater C du code général des impôts, ne devait pas être majoré pour les salariés au forfait en jours, et que les absences temporaires des salariés devaient être prises en compte pour déterminer ce plafond annuel. Les moyens tirés d'une rupture d'égalité devant la loi et les charges publiques ont été écartés.

Avocat : DELSOL AVOCATS

19 février 2026• 10ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2312692

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus du CNAPS de renouveler sa carte professionnelle d'agent de sécurité. Le juge a estimé que l'administration pouvait légalement refuser le renouvellement en application de l'article L. 612-20 (2°) du code de la sécurité intérieure, au motif que la mise en cause du requérant pour des faits de violence conjugale était incompatible avec l'exercice de la profession, et ce indépendamment de l'inscription de la condamnation au bulletin n°2 du casier judiciaire.

Avocat : DELEPIERRE GEOFFREY

19 février 2026• 12ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2417552

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre la décision d'une inspectrice du travail autorisant le licenciement d'un salarié protégé. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que le retrait de la décision implicite de refus née du silence de l'administration n'avait pas été précédé d'une procédure contradictoire, en violation des articles L. 122-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. La juridiction a ainsi jugé que cette irrégularité de procédure entachait d'illégalité la décision expresse d'autorisation de licenciement.

Avocat : L'ATELIER DES DROITS

19 février 2026• 4ème Chambre