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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

8 914 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

8 914

Décisions totales

383 581

Ordonnances

334 427

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : DEEffacer tout
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2200971

Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme A, professeure d’anglais, qui contestait un titre de perception de 11 403,27 euros émis pour un indu de rémunération. La requérante soutenait que le maintien de son demi-traitement durant l’instruction de son dossier constituait un droit acquis. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires faute de demande préalable, et a rejeté le fond du litige en application du décret n°86-442 du 14 mars 1986, considérant que le paiement du demi-traitement n’est maintenu que jusqu’à la décision administrative, sans créer de droit acquis.

Avocat : BODIN-BOUTILLIER-DEMAISON-GIRET-HIDREAU-SHORTHOUSE

11 février 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2109228

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête du Cabinet David Binon, qui demandait l'indemnisation de la résiliation d'un marché de maîtrise d'œuvre pour l'aménagement du square Fichaux et d'un giratoire à Sars-Poteries. Le tribunal a jugé qu'aucun contrat n'avait été conclu entre les parties, le cabinet ayant réalisé des prestations préparatoires à titre gracieux et sans engagement de la commune. En conséquence, la responsabilité contractuelle ou extracontractuelle de la commune n'était pas engagée, et les demandes d'indemnisation pour pertes, manque à gagner et préjudice moral ont été rejetées. La décision s'appuie sur les articles L. 2112-1 et R. 2112-1 du code de la commande publique, qui imposent un écrit pour les marchés supérieurs à 25 000 euros HT.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DE BERNY

11 février 2025• 2ème Chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2103373

Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par Mme D et Mme C d'une demande d'indemnisation pour les préjudices résultant de l'effondrement d'un trottoir, qu'elles attribuaient à des travaux de remblaiement et à un défaut d'entretien de la voie publique. Le tribunal a rejeté leur requête, estimant que les préjudices invoqués n'étaient pas établis et que la responsabilité des personnes publiques (commune de Choisy-au-Bac et Agglomération de la Région de Compiègne) ne pouvait être engagée. Il a également rejeté les conclusions reconventionnelles de la commune, faute de demande indemnitaire préalable. Les dépens, incluant les frais d'expertise, ont été laissés à la charge des requérantes.

Avocat : CABINET ADEKWA AVOCATS

11 février 2025• 4ème Chambre
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401179

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille concerne un recours en injonction formé par Mme A B, reconnue prioritaire par la commission de médiation des Bouches-du-Rhône pour un hébergement d'urgence, mais qui n'a reçu aucune proposition dans le délai légal. Le juge, statuant seul sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, constate que l'administration n'a pas exécuté la décision de la commission de médiation. Il enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône d'assurer l'hébergement de la requérante dans un délai d'un mois, sans assortir cette injonction d'une astreinte. Enfin, il condamne l'État à verser 1 000 euros à son avocate au titre des frais de justice, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.

Avocat : CAUCHON-RIONDET

10 février 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2404260

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A. Cette mesure vise à déterminer l'étendue de ses préjudices et à évaluer d'éventuelles fautes lors de sa prise en charge pour une grossesse extra-utérine par le centre hospitalier de Villeneuve-sur-Lot et les docteurs C et F en septembre et octobre 2022. Le tribunal a rejeté la demande de mise hors de cause des docteurs C et F, ceux-ci exerçant en tant que praticiens hospitaliers au sein de l'établissement public. La solution retenue est donc l'organisation d'une expertise contradictoire pour éclairer les responsabilités, sans préjuger de celles-ci.

Avocat : DESMAISON

10 février 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500105

Le tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de Mme B et de sa famille du logement qu'elle occupe sans droit ni titre au sein d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) à Grasse. La requête du préfet des Alpes-Maritimes a été accueillie, la condition d'urgence étant caractérisée par l'occupation indue faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile dans un contexte de saturation des capacités d'hébergement. Le tribunal a écarté la demande de délai de cinq mois formulée par Mme B, qui se maintient dans les lieux depuis le rejet définitif de sa demande d'asile par la CNDA le 24 septembre 2024, en application des articles L.551-12 et L.552-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DELLA SUDDA PERRINE

10 février 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500104

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de Mme A et de sa famille du logement qu'ils occupent sans droit ni titre au sein d'un HUDA à Grasse. La demande d'asile de Mme A ayant été définitivement rejetée par la CNDA le 18 octobre 2024, la condition d'urgence était remplie, son maintien faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile dans un contexte de saturation des capacités d'hébergement. Le tribunal a rejeté la demande de délai de cinq mois présentée par Mme A, estimant que sa situation personnelle, bien que difficile, ne faisait pas obstacle à l'expulsion. La décision se fonde sur les articles L. 552-2, L. 551-12 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DELLA SUDDA PERRINE

10 février 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 489369

Avocat : SCP BAUER-VIOLAS - FESCHOTTE-DESBOIS - SEBAGH

10 février 2025ECLI:FR:CECHS:2025:489369.20250210• 6ème chambre jugeant seule
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401228

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande des ayants droit de M. A G, décédé d’un choc septique après une hospitalisation au centre hospitalier de Haute Corrèze. L’expert, spécialisé en cardiologie, devra déterminer si la prise en charge du patient, notamment l’absence d’antibiothérapie malgré des signes d’infection, constitue une faute engageant la responsabilité de l’établissement. La décision se fonde sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d’ordonner toute mesure d’expertise utile en vue d’un litige potentiel.

Avocat : GIRAUDET

7 février 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 493967

Avocat : SARL MEIER-BOURDEAU, LECUYER ET ASSOCIES

7 février 2025ECLI:FR:CECHS:2025:493967.20250207• 2ème chambre jugeant seule
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2207703

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de la société civile des Mousquetaires, société mère d’un groupe fiscalement intégré, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et contributions additionnelles pour les exercices 2014 et 2015. Ces impositions faisaient suite à la remise en cause, par l’administration fiscale, de provisions pour pertes sur avances en compte courant accordées à ses filiales belge et portugaise, au motif que leur caractère probable n’était pas établi. Le tribunal a d’abord rejeté la fin de non-recevoir partielle soulevée par l’administration, jugeant que la société avait bien contesté l’intégralité des rehaussements dans sa réclamation préalable. Sur le fond, il a appliqué les dispositions de l’article 39 du code général des impôts pour apprécier la déductibilité des provisions, mais le texte ne précise pas la solution retenue sur ce point.

Avocat : AARPI DENTONS EUROPE

6 février 2025• 1ère chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2300427

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme E, qui demandait la condamnation du centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie pour des fautes lors de son accouchement en 2013. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, car le délai de recours contentieux, interrompu par une expertise ordonnée en référé, avait recommencé à courir à compter de la notification du rapport d'expertise le 5 mai 2015. Mme E n'ayant saisi le tribunal que le 9 février 2023, soit bien au-delà du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative, sa demande était forclose.

Avocat : SCP LEBEGUE DERBISE

6 février 2025• 2ème Chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2300120

Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B C, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Saint-Quentin pour défaut d'information préopératoire. La requérante soutenait que l'absence d'information sur les risques de récidive d'un kyste sacro-coccygien lui avait fait perdre une chance de se soustraire à l'intervention chirurgicale du 29 janvier 2018. Le tribunal a jugé que, faute d'alternative thérapeutique démontrée, la perte de chance n'était pas établie, et a donc écarté la responsabilité de l'hôpital sur le fondement de l'article L. 1111-2 du code de la santé publique. Les conclusions de la caisse de prévoyance et de retraite de la SNCF ont également été rejetées par voie de conséquence.

Avocat : SCP LEBEGUE DERBISE

6 février 2025• 2ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2201265

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de M. et Mme A tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2015 à 2017. Les requérants contestaient la régularité de la procédure de rectification et le bien-fondé des impositions, notamment sur le fondement de l’article 111 du code général des impôts, en soutenant que les sommes litigieuses ne constituaient pas des revenus distribués. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que l’administration avait établi l’existence de distributions occultes, rejetant l’ensemble des moyens soulevés, y compris ceux relatifs aux pénalités. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : DELATTRE

6 février 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2104712

Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur la demande de la SARL DDF, qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés pour 2012, résultant de la requalification de la cession de parts sociales en acte anormal de gestion. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à hauteur d’un dégrèvement de 28 408 euros accordé en cours d’instance. Sur le fond, il a rejeté le surplus des conclusions de la requête, considérant que l’administration avait justifié la minoration du prix de cession et que les moyens soulevés, notamment sur l’évaluation des actifs et la motivation des pénalités, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

Avocat : VAN DEN SCHRIECK

6 février 2025• 4ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305029

Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné les requêtes de Mme F B contestant des indus de prime d'activité (2 344,77 euros) et de prime exceptionnelle de fin d'année (228,67 euros) réclamés par la caisse d'allocations familiales de l'Hérault. La requérante invoquait notamment des vices de forme (absence de signature, défaut de motivation), une méconnaissance des droits de la défense et des obligations d'information, ainsi qu'une erreur d'appréciation sur la qualification des sommes en cause. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Les décisions de la CAF ont été confirmées, sans faire droit à la demande de remise de dette.

Avocat : DESFARGES

6 février 2025• Présidente QUEMENER
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305028

Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné les requêtes de Mme F B contestant des indus de prime d'activité (2 344,77 €) et de prime exceptionnelle de fin d'année (228,67 €) réclamés par la CAF de l'Hérault. La requérante invoquait notamment un défaut de signature, l'absence d'assermentation de l'agent contrôleur, un défaut d'information sur le droit de communication, et une erreur d'appréciation sur la qualification des sommes perçues. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la CAF avait respecté ses obligations légales et que les décisions étaient suffisamment motivées. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation et de décharge des indus, ainsi que les conclusions subsidiaires de remise de dette.

Avocat : DESFARGES

6 février 2025• Présidente QUEMENER
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2300004

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SARL APR et CO d’une demande de condamnation de la SPL Grand Sud au paiement de prestations réalisées en tant que sous-traitant, sur le fondement des articles L. 2193-11 et R. 2193-4 du code de la commande publique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les déclarations modificatives de sous-traitance de 2022 étaient irrégulières, faute de transmission d’une mainlevée d’affacturage, et que les factures présentées ne correspondaient pas à un service fait validé par le maître d’ouvrage. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la société requérante, y compris celles relatives au préjudice financier et aux frais de justice.

Avocat : CABINET BARDON & DE FAY- Avocats Associés - BF2A

6 février 2025• 2ème chambre
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2303304

Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme E..., fonctionnaire infirmière victime d’un accident de service le 10 avril 2015 (incendie volontaire) et d’une rechute le 23 mars 2017. La mesure vise à évaluer l’ensemble des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux subis, en vue d’une future action en indemnisation. Le juge a estimé la demande utile au sens de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, rejetant l’argument du ministre de la Justice sur l’inutilité de l’expertise. Les frais d’expertise sont avancés par l’État.

Avocat : SELARL NOURY-LABEDE LABEYRIE SAVARY

6 février 2025
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2206829

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par la société Léa d'un litige l'opposant à la commune de Marly-le-Roi concernant la résiliation de son contrat de maîtrise d'œuvre. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, estimant que la société avait contesté tardivement la décision de résiliation et le décompte de résiliation, au-delà du délai de deux mois suivant leur notification. Il a également rejeté les demandes indemnitaires et d'injonction de la société requérante. La décision s'appuie notamment sur les principes de droit des contrats administratifs et les stipulations du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicable aux marchés publics de prestations intellectuelles.

Avocat : SELARL EDOU DE BUHREN

6 février 2025• 8ème chambre