35 001 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
35 001
Décisions totales
383 581
Ordonnances
266 617
Avec résumé IA
Avocat : DE LA TORRE
Avocat : CLYDE & CO LLP
Avocat : DIEUDONNE DE CARFORT
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet de renouvellement d'un titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge constate que la condition d'urgence est remplie (présomption applicable aux demandes de renouvellement), permettant d'examiner la suite de la requête. La décision sur le fond de la suspension (existence d'un doute sérieux) n'est pas encore rendue dans cet extrait. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (délais de renouvellement).
Avocat : DE SEZE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... F... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulier, écartant notamment les moyens tirés de l'incompétence de la signataire et d'une insuffisance de motivation. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ANGLADE & PAFUNDI
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'urgence pour les étrangers, rejette la requête de Mme C... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers le Portugal au titre du règlement Dublin. La juridiction estime que les griefs tirés de la méconnaissance des droits procéduraux (règlement UE n°604/2013) et des risques allégués (articles 3 de la CEDH et 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) ne sont pas fondés, considérant que la procédure a été régulièrement menée et que l'État portugais est responsable de l'examen de la demande d'asile.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction d'une ressortissante mexicaine visant à obtenir une convocation pour déposer sa demande de titre de séjour. La juridiction a relevé que la préfecture avait, postérieurement à la requête, convoqué l'intéressée, rendant sa demande sans objet. Le juge a néanmoins condamné l'État à lui verser 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : DE FREITAS
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de provision d'un million d'euros formée par un patient contre l'ONIAM. Le juge estime que l'obligation de l'ONIAM d'indemniser un accident médical non fautif est sérieusement contestable, notamment sur le lien de causalité entre l'acte médical et les préjudices allégués. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à l'indemnisation des accidents médicaux et sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS
Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus était légal car M. B... avait déposé sa demande d'asile au-delà du délai de 90 jours après son entrée en France, sans motif légitime, conformément à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure, notamment l'information du demandeur, avait été régulière.
Avocat : DESSOLIN
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un permis de construire délivré par la commune de Meistratzheim pour un bâtiment artisanal. **Juridiction** : Tribunal administratif de Strasbourg (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté municipal attaqué, condition nécessaire pour ordonner la suspension. **Textes appliqués** : L'examen est conduit sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui régit la suspension d'une décision administrative en cas d'urgence et de doute sérieux sur sa légalité.
Avocat : SELARL LE TEMPS DES DROITS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. La juridiction a estimé que la décision attaquée, fondée sur le caractère de réexamen de sa demande d’asile, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les exigences procédurales. Elle a appliqué les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que les dispositions relatives à l’aide juridictionnelle.
Avocat : DEBAZAC
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile guinéenne. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que l'administration n'avait pas suffisamment motivé son refus en ne démontrant pas le dépassement du délai de 90 jours et en ne prenant pas en compte l'éventuelle vulnérabilité de la requérante, comme l'exige l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande dans un délai de 24 heures.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant étant titulaire d'une attestation de prolongation d'instruction valide lui permettant un séjour régulier et le droit de travailler. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
**Sujet principal** : Demande de suspension d'une prolongation de suspension conservatoire d'une directrice d'école et demande de réintégration. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension de l'arrêté de prolongation de la suspension. Il considère que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante conserve une rémunération, et qu'il n'existe pas de doute sérieux sur la légalité de la décision, justifiée par l'intérêt du service et une procédure disciplinaire en cours. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et dispositions du code général de la fonction publique relatives à la suspension des fonctionnaires.
Avocat : SCP BRUN CHABADEL EXPERT PITON
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral autorisant un défrichement pour une plateforme de stockage. La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et a écarté les moyens tirés de l'illégalité de la dispense d'évaluation environnementale et de l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code forestier (article L. 341-5) et du code de l'environnement (articles L. 122-1 et suivants).
Avocat : VEDESI - SCP SCHMIDT VERGNON PELISSIER THIERRY EARD-AMINTHAS & TISSOT
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision de la maire de Romans-sur-Isère de fermer le musée de la résistance et de la déportation. Le tribunal a jugé que le maire était incompétent pour prendre une telle mesure, qui relève de l'organisation du service public communal et nécessite une délibération du conseil municipal en application de l'article L. 2121-29 du code général des collectivités territoriales. La requête des associations était recevable, et le tribunal a rejeté leur demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET JEAN-MICHEL ET SOPHIE DETROYAT
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'indemnisation de la société Alp'Bièvre taxis contre la commune de Mayres-Savel suite à l'abrogation d'une autorisation de stationnement de taxi. Le tribunal a jugé irrecevable la demande de saisine du Conseil d'État, relevant que cette faculté appartient au juge seul, et a estimé que la commune, ayant régularisé la représentation de son maire par une délibération municipale, avait légalement défendu ses intérêts. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de justice administrative (articles L. 113-1 et L. 761-1) et du code des transports.
Avocat : LE GULLUDEC
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le requérant, dont la demande d'asile avait été rejetée selon une procédure accélérée, n'avait plus de droit au maintien sur le territoire à compter de cette décision de rejet. La décision s'appuie sur les articles L. 542-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent la fin du droit au séjour après un rejet en procédure accélérée.
Avocat : DJINDEREDJIAN
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour. Le juge a considéré que le dossier de la requérante était incomplet, ce qui rendait légitime le refus d'enregistrement par l'administration. La décision s'appuie sur les articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonnent l'instruction d'une demande à la production d'un dossier complet.
Avocat : ALDEGUER
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... visant à contester la décision de la CAF de Maine-et-Loire lui notifiant un indu sur des prestations sociales (prime exceptionnelle de fin d'année et aide exceptionnelle de solidarité). Le tribunal a jugé irrecevable sa demande de remise de dette, car elle n'avait pas préalablement saisi la CAF sur ce point, et a estimé que les autres moyens soulevés (méconnaissance des droits de la défense, erreur de droit sur la qualification des revenus) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 262-46 et L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur les règles de procédure administrative.
Avocat : DESFARGES