35 001 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
35 001
Décisions totales
383 581
Ordonnances
266 617
Avec résumé IA
Avocat : SELARL DELSOL AVOCATS
Avocat : DE SA - PALLIX
Avocat : LAFFOURCADE-MOKKADEM LEA
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a examiné la demande de suspension d'un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour. Le juge a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et a suspendu l'exécution de la décision préfectorale. Il a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'absence de titre portant une atteinte grave et immédiate à la situation de l'intéressé, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision attaquée, fondant sa décision sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : DELRIEU
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de suspension en référé d'un refus de renouvellement de carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant bénéficiait d'une autorisation provisoire de séjour et d'une autorisation de travail valides jusqu'en août 2026. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : EL IDE
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante arménienne visant à enjoindre au préfet de la délivrer un récépissé autorisant le travail. Le juge estime que la mesure se heurte à une contestation sérieuse, le dossier de la requérante étant incomplet suite à une demande de pièces complémentaires non fournies. La décision est prise sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, les conditions d'urgence et d'absence de contestation sérieuse n'étant pas réunies.
Avocat : MEAUDE
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes d'un ressortissant camerounais visant à annuler un arrêté fixant le Cameroun comme pays de renvoi et un arrêté de maintien en rétention administrative. Le tribunal a jugé que le préfet de la Loire-Atlantique était compétent pour prendre ces décisions et que leur motivation était suffisante, notamment au regard des articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés en l'espèce.
Avocat : GOUDEAU
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un titre de recettes émis pour recouvrer un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé que le titre de recettes contesté était régulier en la forme et que le moyen contestant le bien-fondé de la créance était irrecevable, faute de recours administratif préalable obligatoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales (articles L. 1617-5 et D. 1617-23) et du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : DESFARGES
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un titre exécutoire émis pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé que la créance de 7 142,58 euros était bien fondée, constatant que l'indu résultait de l'omission par le requérant de déclarer une pension alimentaire et sa vie en couple en Belgique. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives au RSA et au contrôle des droits.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'une demande de suspension en référé d'une décision de préemption urbain. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie pour les requérants, acquéreurs évincés, et qu'un doute sérieux entourait la légalité de la décision du maire de Billy-Montigny, notamment sur le respect du délai légal de deux mois pour exercer le droit de préemption prévu par l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision municipale.
Avocat : DELCADE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation de multiples retraits de points de permis de conduire et de la décision d'invalidité du permis. Le tribunal a jugé irrecevables ou sans objet la plupart des conclusions, constatant que de nombreux points avaient déjà été restitués ou que les décisions litigieuses avaient été retirées avant l'introduction de la requête. Concernant les infractions restantes, le tribunal a rappelé que la délivrance de l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route est une formalité substantielle, mais a estimé que le paiement de l'amende forfaitaire majorée (régi par l'article 529-2 du code de procédure pénale) établissait la réception de cette information pour certaines infractions.
Avocat : DE CAUMONT
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, fait droit à la demande de la collectivité de Corse de désigner un expert pour un constat préventif. Le juge estime utile, avant les travaux de reconstruction du pont du Poggio à Saint-Florent, de dresser un état descriptif des immeubles environnants afin de prévenir ou faciliter la résolution d'éventuels litiges liés aux dommages. Cette ordonnance est fondée sur les articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, qui permettent au juge des référés de prescrire de telles mesures d'expertise lors de l'exécution de travaux publics.
Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par une requérante contestant des décisions de recouvrement d'indu de RSA et de primes d'activité. Le tribunal a jugé irrecevable la demande de remise de dette, car elle n'avait pas été préalablement présentée à l'administration, comme l'exige l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Les autres moyens soulevés par la requérante n'ont pas été examinés au fond en raison de cette irrecevabilité.
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral rejetant sa demande de titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent pour signer l'arrêté et que le refus de titre de séjour, motivé par l'entrée irrégulière de l'intéressé et l'absence de séjour régulier préalable, était légal. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : SADEK
Le Tribunal Administratif de Toulouse a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour étudiant et ordonnant une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions du requérant visant à suspendre cette obligation de quitter le territoire, en application de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a examiné les moyens soulevés, notamment la motivation de l'arrêté, l'appréciation du sérieux des études et le respect de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DE BOISSIEU OLIVIER
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus préfectoral de regroupement familial pour son époux. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. Il a retenu que l'époux séjournait irrégulièrement en France lors de la demande, ce qui justifiait le refus au regard des articles L. 434-2 et L. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que cela ne constitue une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la CEDH.
Avocat : DERBALI ASSIA
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B..., une étudiante gabonaise, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus, fondé sur l'article 9 de la convention franco-gabonaise de 1992, était suffisamment motivé au regard des résultats médiocres et des absences de la requérante dans sa nouvelle formation à distance. Elle a également jugé que ce refus légal rendait régulière l'obligation de quitter le territoire prise sur le fondement de l'article L. 611-1 du CESEDA.
Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 2 juin 2025 lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet de l'Ariège avait légalement fondé sa décision sur le rejet définitif de sa demande d'asile, conformément aux dispositions de l'article L. 611-1 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les autres moyens, notamment ceux invoqués au titre de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de Mme D... visant à contester la mise à sa charge d'un indu de RSA et d'indus de prime d'activité. Le tribunal a jugé irrecevable sa demande de remise de dette, car elle n'avait pas préalablement exercé un recours gracieux obligatoire devant l'administration, comme l'exige l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence, à la procédure ou aux droits de la défense, n'ont pas été retenus comme de nature à entacher la régularité des décisions de recouvrement.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision de la CAF du Doubs lui réclamant un indu d'APL. Le juge a estimé que la procédure de recours préalable obligatoire n'avait pas été respectée, rendant sa demande irrecevable, et que les moyens soulevés contre la régularité de la décision de l'organisme n'étaient pas fondés. La demande de remise de dette a également été jugée irrecevable pour défaut de demande préalable. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale relatives au recouvrement des indus et à la procédure de recours.