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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

8 914 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

8 914

Décisions totales

383 581

Ordonnances

273 515

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : DEEffacer tout
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600218

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. C..., ressortissant comorien, pour suspendre l'exécution d'un arrêté préfectoral du 19 janvier 2026 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a constaté que, malgré la saisine du tribunal, la mesure d'éloignement avait été entièrement exécutée, rendant sans objet les conclusions en suspension de l'obligation de quitter le territoire. Toutefois, le juge a estimé que l'interdiction de retour, qui faisait obstacle au retour de l'intéressé à Mayotte, portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En conséquence, le tribunal a suspendu l'exécution de l'interdiction de retour et a enjoint au préfet de Mayotte de délivrer à M. C... une autorisation provisoire de séjour.

Avocat : KONDE

21 janvier 2026
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309740

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné le recours de Mme A... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA), d’allocation de logement sociale (ALS) et d’aide exceptionnelle de fin d’année, ainsi que le refus de remise gracieuse. Le tribunal a constaté que le président du conseil départemental a abandonné les créances de RSA, rendant sans objet les conclusions relatives à ces indus. S’agissant de l’indu d’ALS, le juge administratif s’est déclaré incompétent, cette contestation relevant du juge judiciaire en application de l’article 23 de l’ordonnance n° 2019-770 du 17 juillet 2019. Enfin, les conclusions concernant les aides exceptionnelles de fin d’année ont été rejetées comme non fondées, la requérante ne justifiant pas de droits au RSA pour les périodes concernées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : YTURBIDE

21 janvier 2026• 5ème Chambre (JU)
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600214

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à l'encontre de M. B..., ressortissant comorien, dès lors que le préfet avait retiré cet arrêté le 20 janvier 2026. Le juge a toutefois enjoint au préfet de délivrer à M. B... une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, dans un délai de huit jours, pour la durée nécessaire à l'examen de sa situation. Cette décision s'inscrit dans le cadre de la protection du droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : KONDE

21 janvier 2026
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 493939

Avocat : SARL MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX

20 janvier 2026ECLI:FR:CECHR:2026:493939.20260120• 8ème et 3ème chambres réunies
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2407449

Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 3 100 euros à Mme B... pour carence fautive dans son relogement, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 28 mai 2021. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison du maintien de la situation de logement insatisfaisante au-delà du délai de six mois. Le préjudice a été évalué à 3 100 euros, tenant compte de la composition du foyer (deux enfants) et de la durée de la carence, sans lien établi entre la pathologie respiratoire de l'enfant et les conditions de logement.

Avocat : PERDEREAU

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2409586

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme A... pour les troubles dans ses conditions d'existence résultant de l'absence de relogement, après que la commission de médiation l'a reconnue prioritaire le 22 mars 2023. La carence fautive de l'État à exécuter cette décision dans le délai de six mois a engagé sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a relevé que Mme A..., hébergée chez son fils dans un logement inadapté à son handicap et éloigné des services de santé, subissait un préjudice lié à la persistance de conditions de logement insatisfaisantes. La solution retenue est une indemnisation proportionnée à la durée de la carence et à la situation personnelle de la requérante.

Avocat : PARADE GRÉGORY

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2411935

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire et devant être relogée d'urgence par la commission de médiation le 13 avril 2022, qui n'avait pas reçu d'offre de logement. Elle demandait la condamnation de l'État à lui verser 10 000 euros pour le préjudice subi du fait de cette carence, ainsi que la liquidation d'une astreinte. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions relatives à l'astreinte, relevant qu'elles relevaient d'une procédure distincte. Sur le fond, il a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : ABASSADE

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2305137

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la demande de Mme B... visant à engager la responsabilité du centre hospitalier intercommunal de Créteil pour une rhinoseptoplastie réalisée le 21 septembre 2018. La requérante invoquait un échec thérapeutique et un défaut d'information. Le tribunal a rejeté la faute médicale, rappelant qu'aucune obligation de résultat ne pèse sur les établissements de santé. En revanche, il a retenu un défaut d'information sur les risques de l'intervention, en application des articles L. 1111-2 et L. 6322-2 du code de la santé publique. La solution retenue est une condamnation du centre hospitalier à indemniser la requérante pour ce manquement.

Avocat : MOHSENZADEGAN - DAHMANI AVOCATS

20 janvier 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410361

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... contestant le retrait de 3 points sur son permis de conduite suite à une infraction routière du 30 décembre 2022. Le tribunal a jugé que l'absence de notification préalable du retrait de points est sans incidence sur sa légalité, ce moyen étant inopérant. Il a également considéré que la réalité de l'infraction était établie conformément à l'article L. 223-1 du code de la route, sans que la requérante ne démontre avoir été privée des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du même code. La demande de restitution des points et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.

Avocat : SELARL DEHAN SCHINAZI

20 janvier 2026• 11ème chambre, JU
TA80Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2504850

Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Le litige porte sur une délibération du conseil municipal de Puisieux-et-Clanlieu approuvant un bail rural sur des parcelles du domaine privé communal, ainsi que sur la contestation d'une saisie administrative à tiers détenteur pour le recouvrement de la créance locative. Le juge estime que la délibération contestée n'est pas détachable du contrat de droit privé (bail rural) et que le contentieux du recouvrement de cette créance non fiscale relève du juge judiciaire, en application des articles L. 2211-1 du code général de la propriété des personnes publiques et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : SCP DES RIVIERES DUFOUR LORENTE

20 janvier 2026
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406108

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de Mme B..., qui sollicitait 10 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, faute de relogement par l'État après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation en 2017. Le tribunal a estimé que la responsabilité de l'État n'était pas engagée, car la requérante avait trouvé un logement en 2022 puis un bail en 2023, sans démontrer que ces logements étaient inadaptés, excessivement coûteux ou précaires. La solution s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : JURISDEMAT AVOCAT

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500622

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de M. B... visant à liquider l'astreinte de 150 euros par jour prononcée par un jugement du 14 novembre 2023. Ce jugement enjoignait au préfet du Nord de réexaminer les demandes de titres de séjour "étudiant" et "vie privée et familiale" de l'intéressé. Le tribunal a estimé que le préfet avait exécuté cette injonction en se prononçant à nouveau sur ces demandes, même sans notification expresse, et que la délivrance ultérieure d'un titre "salarié" relevait d'une demande distincte. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative.

Avocat : DEWAELE

20 janvier 2026• 2ème Chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401821

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. E... et Mme B... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2016 à 2018. Ces impositions faisaient suite à la vérification de comptabilité de la société Le Tacos de Charlieu, dont Mme B... était présidente et associée, et à la reconstitution de recettes considérées comme des revenus distribués. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, estimant que les propositions de rectification avaient été régulièrement notifiées. Sur le fond, il a jugé que Mme B..., en tant que seule maître de l'affaire, était présumée avoir appréhendé les distributions, sans que les requérants n'apportent la preuve contraire, et a ainsi confirmé le bien-fondé des impositions sur le fondement des articles 109 et 110 du code général des impôts.

Avocat : LEX EDERIM

20 janvier 2026• 6ème chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505326

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de M. A... visant à obtenir le versement de l’aide à la reprise et à la création d’entreprise (ARCE) par le CHU de Rennes. Le juge a estimé que l’obligation dont se prévalait le requérant n’était pas suffisamment certaine, faute pour lui de démontrer qu’il remplissait les conditions légales et réglementaires pour bénéficier de cette aide, notamment en justifiant de l’octroi de l’aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (ACRE) par l’URSSAF. En conséquence, la condition d’urgence n’a pas été examinée, et les conclusions accessoires (intérêts, astreinte, frais de justice) ont également été rejetées. La décision s’appuie sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative.

Avocat : DEGIRMENCI

20 janvier 2026
TA21Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501379

Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par la société Viamedis d’un recours de plein contentieux contestant des titres de recettes émis par le CHU de Dijon et demandant le remboursement de 20 504,15 euros. La société s’est désistée purement et simplement de sa requête, ce désistement étant accepté par le tribunal. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre donne acte de ce désistement par ordonnance.

Avocat : DERRIENNIC & ASSOCIES

20 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600601

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune des Sables d'Olonne. La commune sollicitait une expertise préventive afin de constater l'état d'un immeuble riverain, propriété de M. B..., avant le début de travaux de rénovation du cœur de ville, susceptibles de provoquer des désordres. Le juge a estimé la mesure utile et a désigné un expert pour réaliser un état des lieux et, le cas échéant, analyser les causes et l'étendue des dommages futurs. En revanche, la demande de la commune visant à imposer à l'expert la rédaction d'un pré-rapport a été rejetée, cette modalité relevant de la libre appréciation de l'expert dans le respect du contradictoire.

Avocat : MAUDET-CAMUS AVOCATS

20 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2406047

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. B... qui demandait la liquidation d'une astreinte de 100 euros par jour pour inexécution du jugement n°2102169 du 23 janvier 2024. Cette demande est rejetée car la Cour Administrative d'Appel de Douai a annulé ce jugement par un arrêt du 28 novembre 2024, privant ainsi la décision initiale de tout fondement juridique. En conséquence, les conclusions relatives aux frais d'instance sont également rejetées, l'État n'étant pas la partie perdante. La solution s'appuie sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative.

Avocat : DEWAELE

20 janvier 2026• 2ème Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409787

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B... contestant treize décisions de retrait de points sur son permis de conduire, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives à l'infraction du 24 novembre 2019, car celle-ci n'avait entraîné aucun retrait de points. Pour les douze autres infractions, le tribunal a constaté que le requérant n'avait pas contesté dans les délais légaux la décision "48 SI" du 19 décembre 2023, qui lui avait été notifiée et qui récapitulait ces retraits. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête a été rejeté comme irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond, sur le fondement des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL DEHAN SCHINAZI

20 janvier 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410468

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de Mme B... contestant onze décisions de retrait de points sur son permis de conduire. Le tribunal a constaté que pour six infractions commises entre 2017 et 2022, la requérante n'a pas contesté dans les deux mois suivant la notification de la décision "48 SI" qui lui a été adressée le 11 avril 2023. En application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ces conclusions sont irrecevables car tardives. Pour les cinq autres infractions, le ministre de l'Intérieur a démontré qu'elles n'avaient donné lieu à aucun retrait de points effectif. Par conséquent, le tribunal a rejeté l'ensemble de la requête de Mme B....

Avocat : SELARL DEHAN SCHINAZI

20 janvier 2026• 11ème chambre, JU
TA30Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502363

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par la société Gestion et Ingénierie Informatique d’une demande de réduction de ses cotisations d’impôt sur les sociétés pour les années 2021 à 2023, sur le fondement de l’article 238 du code général des impôts. Après que l’administration a prononcé un dégrèvement total des impositions contestées, la société s’est désistée de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser à la société une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DELCADE SAS

19 janvier 2026