13 525 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
13 525
Décisions totales
383 581
Ordonnances
308 439
Avec résumé IA
Avocat : DEVOS
Avocat : AARPI ANGLADE & PAFUNDI
Le Tribunal administratif de Lyon constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête en annulation et en injonction concernant le rejet implicite d'une demande de titre de séjour, car la préfète a accordé une carte de séjour temporaire après l'introduction du recours, privant celui-ci de son objet. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer. Elle condamne néanmoins l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : SCP COUDERC ZOUINE
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... C... qui demandait l'injonction à la préfète du Rhône de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande n'était manifestement pas fondée car le requérant n'avait pas présenté sa demande de renouvellement dans le délai légal prévu par l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a été rendue selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans instruction ni audience.
Avocat : DEME
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la demande d'injonction de délivrer une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de titre de séjour. Le juge des référés estime que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'est pas caractérisée, notamment au regard du dépôt tardif de la demande et de l'absence de justification circonstanciée d'un préjudice imminent. La requête est donc rejetée sans examen approfondi du bien-fondé au regard de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge estime que les moyens soulevés, notamment sur le défaut de motivation, l'examen de la situation personnelle ou la méconnaissance du droit au séjour pour soins, sont soit manifestement infondés, soit insuffisamment étayés. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant un rejet par ordonnance pour des moyens irrecevables ou manifestement infondés.
Avocat : LA CIMADE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre le refus du CNAPS de délivrer une carte professionnelle, cette autorisation ayant été accordée postérieurement à l'introduction de la requête. Le juge applique les dispositions des articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative. Il condamne néanmoins le CNAPS à verser au requérant une somme de 800 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
Avocat : DEWAELE
Sujet principal : Demande d'annulation du refus de renouvellement d'une carte professionnelle d'agent de sécurité et d'injonction de délivrance. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (formation de jugement). Solution retenue : Non-lieu à statuer sur le fond, constaté par ordonnance, car l'administration (le CNAPS) a délivré l'autorisation sollicitée après l'introduction du recours, faisant disparaître l'objet du litige. Textes appliqués : Articles R. 222-1 (3° et 5°) et L. 761-1 du code de justice administrative, ce dernier fondant l'allocation d'une somme de 800 euros à la charge de l'administration pour les frais exposés et non compris dans les dépens.
Avocat : DECARNIN
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante, qui formule une première demande de titre "vie privée et familiale", ne bénéficie pas de la présomption d'urgence et n'apporte pas la preuve de circonstances particulières justifiant une mesure provisoire à très bref délai. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives au référé-suspension.
Avocat : DELAVAY
Le Tribunal Administratif de Nîmes a donné acte du désistement de Mme B... de ses conclusions en annulation et injonction, après que le préfet du Gard lui a délivré un titre de séjour valable jusqu’en novembre 2026. La requérante a maintenu ses conclusions relatives aux frais de procédure sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Le tribunal a toutefois rejeté ces conclusions, estimant qu’il n’y avait pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre une somme à la charge de l’État.
Avocat : DEBUREAU
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant dans un litige relatif au rejet implicite d'une demande de titre de séjour. Le requérant, ayant obtenu gain de cause avant le jugement (délivrance d'une carte de séjour), n'a pas répondu à l'invitation du tribunal à confirmer le maintien de sa requête. L'ordonnance applique les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par la SARL Eldorado d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler la décision du maire de Saint-Paul-de-Vence du 27 décembre 2024 attribuant l’occupation de terrasses du bastion Saint-Rémy. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 12 février 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 761-1 du même code, la SARL Eldorado a été condamnée à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais exposés.
Avocat : DEL RIO
Le Tribunal administratif de Nice a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contestant une amende administrative de 1 500 euros infligée par le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes. La décision attaquée, notifiée le 3 juin 2024, mentionnait les voies et délais de recours, mais la demande d’aide juridictionnelle a été déposée après l’expiration du délai de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été jugée tardive et rejetée sans régularisation possible.
Avocat : DESFARGES
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre l'arrêté préfectoral refusant l'asile et ordonnant l'éloignement. La juridiction estime que les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), le délai de départ, le pays d'éloignement et l'interdiction de retour sont manifestement infondés ou inopérants. Elle applique notamment les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en relevant que le droit au maintien sur le territoire prend fin à la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile.
Avocat : DEBAZAC
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour études. Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant nigérian, ne justifiait pas du caractère d'urgence requis par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La proximité de la rentrée universitaire n'a pas été considérée comme créant une atteinte grave et immédiate, conduisant au rejet de la requête sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une demande en exécution d'un jugement. Le sujet principal est l'exécution d'une décision ayant annulé le refus de délivrer une carte de résident « ascendant à charge ». La juridiction constate cette absence d'objet car la préfète a accordé la carte avant l'examen de la requête, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de modification d'une précédente ordonnance. La requérante sollicitait une augmentation de l'astreinte pour assurer l'exécution d'une injonction adressée à la préfète du Rhône concernant le réexamen d'une demande de titre de séjour. Le juge estime que la seule inexécution de l'injonction initiale ne constitue pas un "élément nouveau" au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, fondement de la demande.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... C..., ressortissant brésilien, pour suspendre l'exécution d'un arrêté préfectoral du 14 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a constaté que cet arrêté avait déjà été suspendu par une ordonnance du 18 septembre 2024, rendant sans objet la demande de suspension. Par ailleurs, la requête visait également à contester un placement en rétention administrative subséquent, mais le juge a relevé que M. A... C... avait été libéré, privant ainsi la demande d'urgence et d'atteinte grave et manifestement illégale. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, le juge estimant que les conditions de l'article L. 521-2 n'étaient plus réunies. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GARDES
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... C..., ressortissant brésilien, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 février 2026 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de cinq ans. Le juge a estimé que la condition d’urgence était présumée, mais que l’atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l’intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la CIDE) n’était pas manifestement illégale, compte tenu de la durée de son séjour irrégulier et des faits de violence conjugale. La solution retenue est le rejet de la demande de suspension et des conclusions accessoires.