16 689 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
16 689
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 034
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris après le rejet définitif de sa demande d'asile, était légal, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur, du défaut de motivation et de la méconnaissance du droit à être entendu. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 611-1, qui autorise une OQTF dans ce cas de figure. Le requérant a toutefois été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Avocat : DOOKHY
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation d'une interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) d'un an prononcée contre M. A... par le préfet de police. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la mesure n'était pas disproportionnée au regard des circonstances, notamment le rejet de la demande d'asile. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 612-6, L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DOOKHY
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté prolongeant l'interdiction d'accès d'une étudiante aux locaux de l'université Sorbonne Nouvelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, l'université ayant pris des mesures pour permettre à l'étudiante de passer ses examens et de suivre ses enseignements. En revanche, il a accordé à la requérante le bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)
**Sujet principal** : Recours contre un refus d'admission au séjour et une obligation de quitter le territoire français (OQTF) d'une ressortissante tunisienne, fondé sur des motifs familiaux et humanitaires liés à l'état de santé de son enfant. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme l'arrêté préfectoral. Il estime que le préfet n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante (article 8 de la CEDH), et que l'intérêt supérieur des enfants (article 3 de la CIDE) ne s'oppose pas au retour de la famille en Tunisie, où des liens familiaux existent. **Textes appliqués** : Article 8 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme (CEDH), Article 3 de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (CIDE), et le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 435-1).
Avocat : BENDO
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande d'une propriétaire visant à engager la responsabilité de la commune d'Hostens et de la communauté de communes Sud Gironde pour des dommages causés à son mur par des travaux publics. La juridiction a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve d'un lien de causalité entre les travaux et les préjudices allégués, et a également constaté la prescription de sa demande indemnitaire. Les conclusions à fin d'injonction de travaux ont été déclarées irrecevables.
Avocat : SELARL BERNADOU AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus d'abroger un Plan Local d'Urbanisme Intercommunal (PLUi). Le juge a estimé que le classement des parcelles litigieuses en zone agricole n'était pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des objectifs du PLUi et des dispositions de l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme. Considérant que l'illégalité des délibérations approuvant le PLUi n'était pas établie, le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'obligation d'abrogation prévue par l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS- CADOZ- LACROIX- REY- VERNE
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La décision fait suite à la demande de la communauté de communes du Pays Fléchois, qui constate d'importants désordres (infiltrations, problèmes d'étanchéité) affectant les menuiseries extérieures d'un pôle petite enfance, suite à des travaux de rénovation. Le juge a estimé que cette mesure d'instruction était utile pour constater les désordres, en déterminer l'origine et évaluer les préjudices, en vue d'éventuelles actions en responsabilité.
Avocat : SELARL DELAGE BEDON LAURIEN HAMON
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir un rendez-vous et un récépissé de renouvellement de titre de séjour autorisant le travail. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge a accueilli la requête en partie. Il a ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à la requérante un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler, afin de lui permettre de régulariser sa situation. En revanche, il a rejeté la demande d'injonction de délivrer un rendez-vous, estimant que l'obtention du récépissé rendait cette mesure inutile. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles"), combiné avec les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, considérant que la situation administrative de blocage (impossibilité d'obtenir une autorisation de travail sans titre de séjour valide) justifiait une
Avocat : CARDOT
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral rejetant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant et ordonnant la quitter le territoire. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la requête en suspension, estimant qu'aucun des moyens soulevés ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Textes appliqués : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension).
Avocat : DOUCOURE NIAMÉ
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer un rendez-vous à la requérante pour la remise de son titre de voyage de réfugiée, déjà accordé mais non remis. Le juge a estimé que le retard de l'administration portait une atteinte grave et immédiate à sa liberté d'aller et venir, satisfaisant ainsi aux conditions d'urgence et d'utilité requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur le droit à un titre de voyage pour les réfugiés, garanti par l'article L. 561-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DODIER
Le Tribunal Administratif de Versailles a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire. Le tribunal a retenu la faute de l'État, engagée par l'inaction du préfet des Yvelines après une décision de la commission de médiation, et a condamné l'État à verser 6 000 euros en réparation des préjudices subis. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, qui garantissent le droit au logement et encadrent les obligations de l'État en cas de reconnaissance de priorité.
Avocat : BOURDON
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 19 juin 2024 qui rejetait sa demande de titre de séjour et lui imposait une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une interdiction de retour et fixait un pays de destination. Le tribunal a jugé que la demande d'aide juridictionnelle provisoire était irrecevable, car elle n'avait pas été présentée dans les délais requis par l'article L. 614-4 du CESEDA, et a estimé que les moyens soulevés contre la légalité de l'OQTF n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : BEDOURET
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme B... C... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'article 8 de la CEDH et des articles L. 423-23 et L. 412-5 du CESEDA, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La condition d'urgence n'a pas été jugée caractérisée pour justifier la suspension.
Avocat : HOUINDO
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande d'un étranger visant à enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour ou un récépissé. Le juge a considéré que le silence gardé par l'administration sur sa demande de renouvellement avait fait naître une décision implicite de rejet, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la requête, présentée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était mal fondée et a été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : ABDOU BECHIR
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de suspension du permis de conduire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que le requérant n'avait pas démontré l'impossibilité d'utiliser d'autres moyens de transport et que l'intérêt de la sécurité routière justifiait le maintien de la mesure. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : DORANGES AVOCAT
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante concernant ses demandes d'annulation et d'injonction. Il condamne l'État à lui verser la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, relatif aux frais exposés et non compris dans les dépens. Le surplus des conclusions est rejeté.
Avocat : CARDOSO
Avocat : LENDOM ROSANNA
Avocat : EDOUBE MANN
Avocat : MOUNDOUBOU
Avocat : CALVO PARDO