12 431 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 431
Décisions totales
383 581
Ordonnances
254 031
Avec résumé IA
Avocat : LANDOLSI
Avocat : DONGMO GUIMFAK
Avocat : CALVO PARDO
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté préfectoral du 17 juin 2022 ordonnant la saisie définitive des armes du requérant. Le juge a estimé que le préfet de l'Isère avait commis une erreur d'appréciation en se fondant principalement sur des procédures pénales classées sans suite pour justifier du danger grave requis par les articles L. 312-7 et L. 312-9 du code de la sécurité intérieure. La juridiction a en conséquence ordonné la restitution des armes initialement saisies.
Avocat : LADOUX
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil (notamment l'Allocation pour Demandeur d'Asile). La juridiction a jugé que le refus était légal, car la requérante avait décliné une orientation en région proposée par l'OFII, sans justifier d'un motif légitime au sens de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de la directive 2013/33/UE, estimant que la décision contestée ne constituait pas une sanction et ne portait pas atteinte à la dignité humaine.
Avocat : KADOCH
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté municipal refusant un permis de construire pour l'extension d'une maison et la réalisation d'annexes. Le juge a estimé que le refus, fondé sur le non-respect d'une procédure de saisine obligatoire de la CDPENAF imposée par le PLU, était entaché d'erreur de droit. La solution retenue est l'annulation du refus et l'injonction à la commune de délivrer le permis, en application des articles L. 123-1-5 et L. 151-12 du code de l'urbanisme.
Avocat : ITINERAIRES AVOCATS CADOZ - LACROIX - REY - VERNE
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes visant l'annulation de deux arrêtés municipaux refusant des permis de construire pour des travaux d'extension et d'aménagement. La juridiction a jugé que les refus étaient légalement fondés sur la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (PLU), notamment concernant l'emprise au sol et les extensions, et a écarté les moyens de procédure soulevés par les requérants. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du règlement du PLU de la commune.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête d'un directeur d'école contestant son affectation et demandant réparation. Le juge a jugé irrecevables plusieurs conclusions, notamment celles dirigées contre le rejet de son recours gracieux pour tardiveté, et celles indemnitaires pour défaut de demande préalable. Sur le fond, il a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en l'affectant à un poste conforme aux préconisations médicales, et n'avait pas méconnu une précédente décision de justice.
Avocat : BENABDESSADOK
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par la communauté d’agglomération Cap Excellence pour contester une mise en demeure de payer une créance de plus de 18 millions d'euros relative à la vente d'eau potable. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître de cette demande, relevant que le contentieux du recouvrement d'une créance non fiscale d'un établissement public local relève, en vertu des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, de la compétence du juge de l'exécution. Par conséquent, la requête a été rejetée pour incompétence.
Avocat : LANDOT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir visant l'annulation du refus de permis de construire. Le tribunal a jugé que l'arrêté municipal était légal, notamment en raison de la méconnaissance par le projet des prescriptions patrimoniales du PLUi protégeant la villa Plasse (élément EV 137) et de l'article L. 113-2 du code de l'urbanisme concernant l'impact sur un espace boisé classé. Les moyens tirés de l'incompétence de l'autorité signataire et de l'insuffisance de motivation ont également été écartés.
Avocat : SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la demande d'annulation des arrêtés préfectoraux ordonnant l'éloignement, l'interdiction de retour et l'assignation à résidence d'un ressortissant algérien. La juridiction estime que le préfet était compétent pour signer les décisions et que la mesure d'éloignement, prise après l'interpellation de l'intéressé pour usage de faux document, ne constitue pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NDONG NDONG PIERRE
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en annulation du PLUi de Chautagne et de la décision de rejet du recours gracieux. Le juge écarte les moyens soulevés, notamment l'absence de nouvelle délibération sur les modalités de collaboration après la fusion des EPCI, en s'appuyant sur l'article L. 153-9 du code de l'urbanisme qui permet la substitution de plein droit. Il estime également que le classement de la parcelle litigieuse en zone agricole (A), contesté au regard de l'article R. 151-22 du même code, ne constitue pas une erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS- CADOZ- LACROIX- REY- VERNE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus implicite de visa de réunification familiale pour son enfant. Le juge a estimé que la commission de recours, par sa décision implicite, avait valablement repris le motif consulaire selon lequel les documents produits ne permettaient pas d'établir de manière probante le décès du père de l'enfant, condition requise par les articles L. 434-3 et L. 434-4 du CESEDA. La juridiction a ainsi jugé que le refus était légal et ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie familiale.
Avocat : COHADON
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la demande d'annulation des arrêtés préfectoraux ordonnant l'éloignement, l'interdiction de retour et l'assignation à résidence d'un ressortissant tunisien en situation irrégulière. La juridiction estime que le préfet était compétent pour signer les décisions et que l'ingérence dans la vie privée, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, est proportionnée, compte tenu de la situation personnelle du requérant, de son séjour irrégulier et de son implication dans des faits de fraude documentaire. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme.
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir la convocation en préfecture en vue de la délivrance d'un certificat de résidence portant la mention "commerçant". **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande. Il estime que la requérante, Mme A..., qui sollicite un premier titre de séjour "commerçant" et non un renouvellement, n'apporte pas la preuve de circonstances particulières caractérisant une urgence justifiant une injonction à très bref délai. Ses arguments (erreur administrative, impossibilité de déposer une nouvelle demande, impact sur une demande de naturalisation) ne sont pas suffisants pour établir l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CHAIB HIDOUCI
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A... C..., ressortissant tunisien, visant l'annulation d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction estime que le préfet n'était pas tenu de consulter la commission du titre de séjour, l'intéressé ne justifiant pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Elle écarte également l'application de l'article 7 ter de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, M. C... n'étant pas résident en France à la date d'entrée en vigueur de cet accord.
Avocat : LANDOULSI
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de M. C... D... et Mme B... A... visant à annuler deux arrêtés municipaux refusant des permis de construire pour des travaux d'extension et d'aménagement. Le tribunal a jugé que les demandes de pièces complémentaires de la commune avaient légalement interrompu les délais d'instruction, empêchant ainsi l'acquisition d'un permis tacite, et a estimé que les refus étaient justifiés au regard des dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) de Bormes-les-Mimosas et des règles de prévention des risques incendie. Les textes principaux appliqués sont le code de l'urbanisme, notamment ses articles R. 423-19 et suivants sur les délais d'instruction, et le règlement du PLU local.
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête d'un ressortissant algérien visant l'annulation d'un arrêté préfectoral refusant son admission au séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal estime que la situation du requérant est régie de manière complète par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et non par les articles généraux du code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) invoqués. Il écarte également les griefs tirés d'un défaut d'examen particulier de sa situation et d'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et son interdiction de retour. Le tribunal a jugé que les arrêtés préfectoraux du 24 avril 2025, fondés sur l'interpellation de l'intéressé pour des faits de stupéfiants, n'étaient entachés ni d'incompétence ni d'insuffisance de motivation. Il a estimé que le préfet de police avait légalement exercé son pouvoir de police des étrangers au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : GALINDO SOTO