9 945 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
9 945
Décisions totales
383 581
Ordonnances
300 857
Avec résumé IA
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, l’administration a délivré à l’intéressée un titre de séjour valable, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus des demandes, notamment celle relative aux frais de justice.
Avocat : TORDO
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 17 mai 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis avait refusé de délivrer une carte de résident de dix ans à Mme B..., ressortissante chinoise, lors du renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la requérante justifiait de ressources stables, régulières et suffisantes, au moins égales au SMIC, sur la période de référence. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 100 euros à Mme B... au titre des frais de justice.
Avocat : CALVO PARDO
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 16 mai 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait de délivrer une carte de résident de dix ans à M. A..., ressortissant chinois. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de fait en estimant que l'intéressé ne justifiait pas d'une durée de séjour suffisante, alors qu'il résidait régulièrement en France sous couvert de titres de séjour depuis le 3 octobre 2015. Cette annulation est fondée sur l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui conditionne la délivrance de la carte de résident à une résidence régulière ininterrompue d'au moins cinq ans. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de quatre mois et a condamné l'État à lui verser 1 100 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 16 septembre 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer une carte de résident de dix ans à M. B..., ressortissant pakistanais. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation, car M. B... justifiait de ressources suffisantes, stables et régulières sur les cinq dernières années, conformément à l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 100 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D..., ressortissant malien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de police le 26 février 2025. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, la délégation étant régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appréciant l'expérience professionnelle et les spécificités de l'emploi dans le cadre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le requérant ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis 2018 ni d'une activité professionnelle suffisante.
Avocat : CARDOSO
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a constaté un non-lieu à statuer sur la requête de M. B... qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable. En effet, postérieurement à l’introduction du recours pour excès de pouvoir, le CNAPS a accordé l’autorisation sollicitée le 21 août 2025, abrogeant ainsi implicitement la décision attaquée qui n’avait reçu aucune exécution. Le juge a appliqué les principes jurisprudentiels relatifs à la disparition de l’acte attaqué de l’ordonnancement juridique, fondant sa décision sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires, notamment celles relatives aux frais d’instance, ont été rejetées.
Avocat : MUKENDI NDONKI JOSEPH
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale ». En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi il serait réputé s’être désisté. Le conseil de M. A... n’ayant pas répondu dans le délai d’un mois, le tribunal a constaté le désistement d’office et en a donné acte par ordonnance.
Avocat : CABINET ANDOTTE
Le Tribunal administratif de Lille a pris acte du désistement de Mme B... A..., qui avait contesté le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour. Ce désistement est intervenu après que l'intéressée a obtenu une carte de résident valable dix ans. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à son avocate au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.
Avocat : DORE
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A..., surveillant pénitentiaire, qui contestait l'arrêté du 30 août 2022 l'admettant à la retraite pour invalidité non imputable au service à compter du 17 septembre 2015. Le tribunal a jugé que l'administration était liée par l'avis conforme du ministre chargé du budget, rendu le 24 août 2022, et que les moyens soulevés par le requérant étaient inopérants. La décision s'appuie sur les articles L. 29, L. 31 et R. 49 bis du code des pensions civiles et militaires de retraite.
Avocat : BEDOURET
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté du 11 mars 2024 par lequel le préfet des Hautes-Pyrénées refusait d'admettre au séjour Mme A..., ressortissante arménienne, et lui faisait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté du séjour de l'intéressée (depuis 2013), de l'intensité de ses liens familiaux en France (fille et fils en situation régulière, petits-enfants) et de l'avis favorable émis par la commission du titre de séjour. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le requérant n'a soulevé aucun moyen à l'appui de sa demande d'annulation. Le tribunal a estimé que l'interdiction de retour n'était pas excessive, compte tenu de la condamnation de l'intéressé pour des faits de violence avec arme, justifiant la mesure au regard des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions en annulation.
Avocat : BAYEKOLA MILANDOU
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... C... contre l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne ordonnant sa remise aux autorités autrichiennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature régulière ayant été accordée à la directrice des migrations et de l'intégration. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 du règlement n°604/2013 (Dublin III) n'était pas fondé, sans plus de précision dans l'extrait fourni. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n°604/2013, la convention européenne des droits de l'homme, et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet a délivré à l’intéressée une carte de résident le 3 mai 2024, retirant implicitement la décision contestée. En conséquence, le tribunal constate, par ordonnance, qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’Etat est condamné à verser 1 000 euros à l’avocat de Mme A..., sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.
Avocat : KADDOURI
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par M. A..., ressortissant marocain, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 18 novembre 2025 l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a constaté que cet arrêté avait été remplacé par une nouvelle mesure d’éloignement prise le 4 décembre 2025, rendant les conclusions de la requête sans objet. En application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d’annulation. Les conclusions accessoires tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.