16 689 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
16 689
Décisions totales
383 581
Ordonnances
271 817
Avec résumé IA
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème Chambre) a rejeté la requête de l’EARL Fallet-Dart, qui contestait une cotisation supplémentaire d’impôt sur les sociétés au titre de l’exercice clos en 2017. La société soutenait que l’acquisition de stocks viticoles auprès de deux exploitants individuels ne constituait pas un acte anormal de gestion. Le tribunal a jugé que l’administration fiscale ne pouvait pas remettre en cause le prix d’acquisition d’un stock en se fondant sur des charges supportées par l’acquéreur lors d’exercices antérieurs, et a donc prononcé la décharge de l’imposition. La décision s’appuie sur les articles 38 et 209 du code général des impôts.
Avocat : SELARL NOMODOS
Le Tribunal Administratif d’Amiens (2ème Chambre) rejette la requête de M. B... qui contestait une imposition supplémentaire à l’impôt sur le revenu et aux contributions sociales au titre de 2016. Cette imposition faisait suite à la requalification par l’administration fiscale d’une transaction entre M. B... et l’EARL Fallet-Dart comme un acte anormal de gestion, constituant une libéralité imposable sur le fondement du 2° du 1 de l’article 109 du code général des impôts. Le tribunal a estimé que l’administration avait apporté la preuve de l’existence et du montant des revenus distribués, ainsi que de leur appréhension par le requérant. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B... contestant son imposition supplémentaire à l'impôt sur le revenu et aux contributions sociales au titre de 2016. Cette imposition faisait suite à la requalification par l'administration fiscale d'une transaction entre M. B... et l'EARL Fallet-Dart comme un acte anormal de gestion, constituant une libéralité imposable sur le fondement du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'administration apportait la preuve de l'existence et du montant des revenus distribués, ainsi que de leur appréhension par le requérant, et a écarté les moyens tirés des irrégularités de procédure.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 7 juillet 2025 par lequel la présidente du conseil départemental de l'Oise avait révoqué Mme A..., agent public. La requérante invoquait notamment une méconnaissance du principe du contradictoire et des droits de la défense, ainsi qu'une erreur de droit et une disproportion de la sanction. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, condition nécessaire à la suspension sollicitée.
Avocat : CABINET BARDON & DE FAY- Avocats Associés - BF2A
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, l’administration a délivré à l’intéressée un titre de séjour valable, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus des demandes, notamment celle relative aux frais de justice.
Avocat : TORDO
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 17 mai 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis avait refusé de délivrer une carte de résident de dix ans à Mme B..., ressortissante chinoise, lors du renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la requérante justifiait de ressources stables, régulières et suffisantes, au moins égales au SMIC, sur la période de référence. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 100 euros à Mme B... au titre des frais de justice.
Avocat : CALVO PARDO
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 16 mai 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait de délivrer une carte de résident de dix ans à M. A..., ressortissant chinois. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de fait en estimant que l'intéressé ne justifiait pas d'une durée de séjour suffisante, alors qu'il résidait régulièrement en France sous couvert de titres de séjour depuis le 3 octobre 2015. Cette annulation est fondée sur l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui conditionne la délivrance de la carte de résident à une résidence régulière ininterrompue d'au moins cinq ans. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de quatre mois et a condamné l'État à lui verser 1 100 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 16 septembre 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer une carte de résident de dix ans à M. B..., ressortissant pakistanais. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation, car M. B... justifiait de ressources suffisantes, stables et régulières sur les cinq dernières années, conformément à l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 100 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D..., ressortissant malien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de police le 26 février 2025. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, la délégation étant régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appréciant l'expérience professionnelle et les spécificités de l'emploi dans le cadre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le requérant ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis 2018 ni d'une activité professionnelle suffisante.
Avocat : CARDOSO
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a constaté un non-lieu à statuer sur la requête de M. B... qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable. En effet, postérieurement à l’introduction du recours pour excès de pouvoir, le CNAPS a accordé l’autorisation sollicitée le 21 août 2025, abrogeant ainsi implicitement la décision attaquée qui n’avait reçu aucune exécution. Le juge a appliqué les principes jurisprudentiels relatifs à la disparition de l’acte attaqué de l’ordonnancement juridique, fondant sa décision sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires, notamment celles relatives aux frais d’instance, ont été rejetées.
Avocat : MUKENDI NDONKI JOSEPH
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale ». En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi il serait réputé s’être désisté. Le conseil de M. A... n’ayant pas répondu dans le délai d’un mois, le tribunal a constaté le désistement d’office et en a donné acte par ordonnance.
Avocat : CABINET ANDOTTE
Le Tribunal administratif de Lille a pris acte du désistement de Mme B... A..., qui avait contesté le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour. Ce désistement est intervenu après que l'intéressée a obtenu une carte de résident valable dix ans. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à son avocate au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.
Avocat : DORE
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A..., surveillant pénitentiaire, qui contestait l'arrêté du 30 août 2022 l'admettant à la retraite pour invalidité non imputable au service à compter du 17 septembre 2015. Le tribunal a jugé que l'administration était liée par l'avis conforme du ministre chargé du budget, rendu le 24 août 2022, et que les moyens soulevés par le requérant étaient inopérants. La décision s'appuie sur les articles L. 29, L. 31 et R. 49 bis du code des pensions civiles et militaires de retraite.
Avocat : BEDOURET