514 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
514
Décisions totales
383 581
Ordonnances
243 322
Avec résumé IA
Avocat : DOLLÉ
Avocat : DOLLE
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête en excès de pouvoir de Mme A... visant l'attestation de l'OFII. Le juge a estimé que ce document, certifiant la fin du versement de l'allocation pour demandeur d'asile (ADA), était un acte purement recognitif et non une décision faisant grief susceptible de recours. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre le rejet implicite du renouvellement de son titre de séjour "visiteur". Le juge estime que le requérant n'a pas justifié de l'urgence, son titre étant toujours valide au moment de sa demande, et qu'aucun moyen ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ASSADOLLAHI
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement d'un titre de séjour "visiteur". Le juge estime que la requérante, qui a déposé sa demande hors des délais légaux prévus à l'article R. 431-5 du CESEDA, n'a pas justifié de l'urgence de sa situation. Par conséquent, la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler son arrêté de transfert vers la Belgique et son assignation à résidence. Le juge a estimé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de sa situation individuelle, notamment au regard de l'article 17 du règlement Dublin III (UE n° 604/2013), et que l'entretien préalable respectait les exigences de l'article 5 de ce même règlement. Les moyens soulevés concernant la motivation des arrêtés et le respect des procédures ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de la requérante, ainsi que la décision expresse subséquente du préfet de la Moselle. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte de l'intégration de la requérante et de la vie familiale établie en France, au regard notamment de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a en conséquence enjoint à l'administration de délivrer à l'intéressée un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Rennes a statué sur un recours contre un arrêté de transfert vers l'Espagne et un arrêté d'assignation à résidence pris à l'encontre d'un demandeur de protection internationale. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la situation individuelle du requérant et que les obligations d'information prévues par le règlement Dublin III (règlement (UE) n° 604/2013) avaient été respectées. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... visant à annuler la décision préfectorale prolongeant son délai de transfert vers la Suède au titre du règlement Dublin. La juridiction a estimé que le refus d'embarquement de l'intéressé, caractérisé par une automutilation, constituait une fuite au sens des articles 29 du règlement (UE) n° 604/2013 et 9 du règlement (CE) n° 1560/2003, justifiant légalement la prolongation du délai à dix-huit mois. Les conclusions subsidiaires à fin d'injonction et de condamnation aux dépens ont également été écartées.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante concernant son recours contre le refus implicite de titre de séjour "talent salarié qualifié". La juridiction, appliquant l'article L. 761-1 du code de justice administrative, condamne l'Etat à verser à la requérante la somme de 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, le considérant comme la partie perdante. L'affaire est ainsi close sur le fond, sans examen au-delà de cette condamnation pécuniaire.
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement de M. A..., un demandeur d'asile débouté. Le tribunal a jugé que le préfet des Hauts-de-Seine avait méconnu les articles L. 541-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, puisque le requérant, ayant formé un recours en temps utile devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), bénéficiait encore du droit de se maintenir sur le territoire français jusqu'à la décision définitive sur son recours. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour qui en découlait étaient prématurées et illégales.
Avocat : ABDOLLAHI MANDOLKANI
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour "salarié" d'un ressortissant pakistanais. Le tribunal a jugé que l'administration avait méconnu les dispositions des articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne procédant pas à un examen régulier de la demande malgré la production par le requérant des pièces complémentaires sollicitées. Il a en conséquence enjoint au préfet de statuer à nouveau sur cette demande dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un rejet implicite de renouvellement de titre de séjour et d'injonction de délivrer un titre. Le juge a constaté qu'un titre de séjour valable avait été délivré au requérant avant l'audience, rendant la demande d'injonction sans objet. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions mais a mis à la charge de l'État une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant iranien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de sa carte de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande est née au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, prononcer l'injonction sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que ce référé n'autorise pas sauf à prévenir un péril grave.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé la décision implicite du préfet de la Vienne refusant la délivrance d'une carte de résident de longue durée-UE à un ressortissant iranien. Le juge a retenu un vice de procédure, constatant que l'administration avait méconnu son obligation de motivation en ne communiquant pas les motifs du rejet dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 10 février 2026 obligeant M. A... B... à quitter le territoire français. Le juge a retenu que le refus d'accorder un délai de départ volontaire était insuffisamment motivé, notamment sur l'appréciation du risque de soustraction à l'obligation de quitter le territoire français, méconnaissant ainsi les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Conformément à la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne, cette illégalité entraîne l'annulation de la décision de retour dans son intégralité.
Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Le juge déclare qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'injonction, celle-ci étant devenue sans objet après la délivrance de l'attestation par l'administration, et rejette les autres conclusions. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté) et article L. 761-1 du même code (frais irrépétibles).