1 092 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 092
Décisions totales
383 581
Ordonnances
297 107
Avec résumé IA
Avocat : DORE-TANY-BENITAH
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour par le tribunal administratif de Lille. Le juge des référés, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a admis l'urgence et retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision, au regard de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a ordonné la suspension de la décision implicite du préfet du Nord et enjoint au préfet de réexaminer la demande sous trois mois, avec délivrance d'une autorisation provisoire de séjour et de travail sous quinze jours.
Avocat : DORE
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Pyrénées-Orientales d'accorder un rendez-vous à Mme B dans un délai de huit jours pour lui permettre de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait de l'urgence, car elle se trouvait en situation irrégulière et son contrat de travail était suspendu en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne. Le juge a considéré que l'administration avait l'obligation de recevoir l'étranger dans un délai raisonnable pour enregistrer sa demande, conformément au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a également été condamné à verser 1 100 euros à Mme B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge des référés a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, le dossier de la requérante étant toujours incomplet, faute de production des documents d'état civil requis par l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la condition d'utilité de la mesure sollicitée n'étant pas remplie, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par Mme A, infirmière, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 31 août 2022 modifiant la date d’effet de sa suspension pour absence de vaccination contre la Covid-19, et de conclusions indemnitaires. Postérieurement à la requête, l’établissement a pris un nouvel arrêté le 11 janvier 2023 reportant la suspension au 14 mai 2022 et régularisant la situation salariale de l’agent. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation de l’arrêté du 31 août 2022 et sur les demandes de versement de salaires et de régularisation administrative, celles-ci étant devenues sans objet.
Avocat : ALBINA-COLLIDOR
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme Beuret d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de prise en compte de son avancement de grade dans son corps de détachement au sein du ministère de l’intérieur, à compter du 1er septembre 2021. La requérante invoquait la méconnaissance de l’article 4 de l’ordonnance n° 2017-543 du 13 avril 2017. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par le ministre, considérant la requête recevable car signée via le téléservice « télérecours citoyen ». Sur le fond, la solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a envisagé d’office une injonction de reclassement de Mme Beuret à compter du 1er septembre 2021, conformément aux dispositions de l’ordonnance précitée et des textes régissant la fonction publique.
Avocat : DOREAN AVOCAT
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur de ne pas l'inscrire au tableau d'avancement au grade de secrétaire administratif de classe supérieure pour 2022. Le tribunal a jugé que cette décision de refus de promotion, qui ne constitue pas un droit pour l'agent, n'avait pas à être motivée, rendant le moyen d'absence de motivation inopérant. Il a également estimé que l'administration avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en se fondant sur la valeur professionnelle et les acquis de l'expérience de l'agent, sans commettre d'erreur manifeste. La requête a été rejetée sur le fondement des dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2010-88 du 28 juillet 2010.
Avocat : CABINET DOREAN AVOCATS (SELAS)
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A, brigadier-chef de police, contestant l'arrêté du ministre de l'intérieur du 30 juillet 2021 établissant le tableau d'avancement au grade de major de police pour 2021, dont il était exclu. Le tribunal a constaté que cet arrêté avait déjà été annulé par un jugement définitif du Tribunal Administratif d'Orléans du 14 mai 2024, rendant les conclusions en annulation sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a enjoint au ministre de réexaminer la candidature de M. A dans un délai de quatre mois. L'Etat a également été condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
Avocat : DOREAN AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société Cazorla SL et l'association AUDACE d'une demande d'annulation de la décision implicite de rejet du directeur de l'eau et de la biodiversité refusant de reconnaître à la société la qualité de redevable de la redevance pour pollutions diffuses. Le tribunal a jugé que la demande, qui tendait à obtenir une prise de position formelle sur l'application des règles de droit, relevait de la compétence de l'agence de l'eau et non de celle du ministre. Par conséquent, la décision implicite de rejet du ministre est entachée d'incompétence, et le tribunal en prononce l'annulation. Cette solution est fondée sur les articles L. 213-10 et R. 213-48-27-1 du code de l'environnement, ainsi que sur les articles L. 114-2 et L. 114-3 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : CABINET SCP CELICE TEXIDOR PERIER
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi après renvoi du Conseil d'État, statue sur la demande de l'EURL Le Betout Energies relative à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2018, concernant l'évaluation des postes de transformation et de livraison. L'administration fiscale ayant prononcé un dégrèvement de 8 158 euros sur ces éléments, le tribunal constate un non-lieu à statuer sur cette partie du litige. La solution retenue est fondée sur l'absence d'objet des conclusions, en application des dispositions du code général des impôts et du code de justice administrative.
Avocat : SCP CELICE- SOLTNER - TEXIDOR - PÉRIER
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule les deux décisions du 21 avril 2023 par lesquelles le ministre de l'intérieur a refusé le détachement de M. B, brigadier de police, auprès de la Caisse des dépôts et consignations. Le tribunal retient que le ministre, qui n'a pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant, établissant que le motif tiré des nécessités du service était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. La solution est fondée sur l'article L. 511-3 du code général de la fonction publique et l'article R. 612-6 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales après que le préfet a établi avoir convoqué l'intéressé pour lui remettre le document. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, admis provisoirement M. A à l'aide juridictionnelle, et rejeté les conclusions relatives aux frais de justice.