46 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
46
Décisions totales
383 581
Ordonnances
243 222
Avec résumé IA
Avocat : DOUNIES
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 28 octobre 2025 par lequel la préfète de la Creuse a refusé le séjour à Mme C..., l'a obligée à quitter le territoire, et lui a interdit le retour pour deux ans, ainsi que de l'arrêté d'assignation à résidence du 15 décembre 2025. La requérante, qui invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a pas démontré l'urgence justifiant la suspension. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. A... contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement d’une amende pénale. Le juge a estimé que le litige, portant sur un acte de poursuite lié à une condamnation prononcée par un tribunal correctionnel, relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les requêtes ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre un certificat d'urbanisme opérationnel négatif délivré par le maire de Saint-Léonard-de-Noblat, qui lui interdisait de créer un logement dans un immeuble. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment une erreur d'interprétation du plan de prévention du risque inondation (PPRI). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour Mme B... de justifier d'une atteinte grave et immédiate à sa situation, comme un projet de vente ou une précarité financière démontrée. L'ordonnance, fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, rejette l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du directeur territorial de l'Ofii de Limoges du 13 novembre 2025 mettant fin aux conditions matérielles d'accueil de M. B..., demandeur d'asile. Le juge a considéré que la requête était mal fondée car la contestation de cette décision relève de la procédure spécifique prévue à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et non de la procédure de référé suspension de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Cette voie de recours spéciale, qui offre des garanties équivalentes, est exclusive de la procédure de référé suspension.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a été saisi par M. B..., un demandeur d'asile, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) de lui retirer ses conditions matérielles d'accueil. Il demandait au juge d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne de lui proposer un hébergement d'urgence sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Le juge a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie en l'espèce. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la maison départementale des personnes handicapées de la Haute-Vienne refusant la carte mobilité inclusion mention « stationnement » pour son enfant. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête comme manifestement infondée, après avoir constaté que les moyens soulevés, de légalité externe, étaient irrecevables ou inopérants. La solution retenue s’appuie sur les dispositions des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que sur l’arrêté du 3 janvier 2017 définissant les critères d’attribution de la mention « stationnement ».
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, était saisi d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de communication d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français. Le juge a rejeté la requête sans examiner l'urgence, au motif qu'elle était manifestement irrecevable. En effet, la requérante n'avait pas préalablement saisi la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), condition préalable obligatoire à tout recours contentieux en matière de communication de documents administratifs, en application des articles L. 342-1, R. 311-12, R. 311-13 et R. 343-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait une atteinte grave à ses libertés d'aller et venir et au travail, mais le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour une intervention dans les 48 heures, n'était pas caractérisée. Il a relevé que la demande de renouvellement avait déjà été rejetée et que les difficultés liées à la poursuite de ses études en alternance ne suffisaient pas à établir une urgence justifiant une mesure de sauvegarde. L'ordonnance admet provisoirement l'intéressée à l'aide juridictionnelle mais rejette le surplus des conclusions.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 18 août 2025 par laquelle le préfet de la Haute-Vienne a clôturé la demande de renouvellement de titre de séjour « étudiant » de Mme B..., ressortissante malgache. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'apportant pas la preuve d'une situation d'urgence particulière justifiant une suspension, compte tenu notamment du rejet antérieur de sa demande de renouvellement par une décision du 7 mars 2025. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui délivrer une autorisation de travail, en invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté fondamentale d'accès au marché du travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour qu'une mesure soit prise à très bref délai, n'était pas remplie, la simple situation de précarité et la perspective d'un emploi ne suffisant pas à la caractériser. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, une ressortissante afghane demandant l'asile. La requérante contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil et sollicitait une injonction à l'encontre du préfet pour un hébergement. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour une intervention sous 48 heures, n'était pas caractérisée, notamment car Mme A était hébergée chez son compagnon et n'avait pas précisé les conditions de son entrée en France. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) du 19 mai 2025 refusant à Mme A, ressortissante afghane, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le recours en annulation de la décision, déposé parallèlement, devait être jugé dans un délai de quinze jours conformément à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête en référé suspension, ainsi que des conclusions accessoires, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le doute sérieux sur la légalité de la décision.