1 186 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 186
Décisions totales
383 581
Ordonnances
254 068
Avec résumé IA
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) d'instruire sa demande de prime "MaPrimeRénov" en retenant la date de référence du 18 décembre 2024, en raison de dysfonctionnements informatiques persistants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier d'un préjudice suffisamment grave et immédiat, et que la mesure sollicitée n'était pas utile dès lors que l'ANAH s'était engagée à instruire le dossier selon la réglementation de décembre 2024. La demande a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'application des textes invoqués.
Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la délibération du conseil municipal d'Indre instaurant un congé menstruel expérimental et une autorisation spéciale d'absence (ASA) pour les agents publics. Le juge a estimé que le moyen soulevé par le préfet de la Loire-Atlantique, tiré de ce que ce motif d'absence ne relève pas du champ de l'article L. 622-1 du code général de la fonction publique (lié à la parentalité et aux évènements familiaux), était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension est ordonnée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité des actes. Les conclusions de la commune d'Indre au titre des frais de justice ont été rejetées.
Avocat : CABINET COUDRAY
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la délibération du conseil municipal d'Orvault instaurant un congé menstruel sous forme d'autorisation spéciale d'absence (ASA) pour les agents publics, ainsi que la décision implicite de rejet de la demande d'abrogation du préfet. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'incompétence de la commune était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de ces actes, au regard de l'article L. 622-1 du code général de la fonction publique. Ce texte limite les ASA aux motifs liés à la parentalité et aux évènements familiaux, ce qui exclut le motif menstruel invoqué. La requête en excès de pouvoir du préfet de la Loire-Atlantique a ainsi été accueillie, et la demande de frais de justice de la commune a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la délibération de Nantes Métropole du 13 décembre 2024 instaurant des autorisations spéciales d'absence (ASA) pour règles douloureuses ou endométriose. Le juge a estimé que le moyen soulevé par le préfet, selon lequel ce motif d'absence ne relève pas du champ des ASA prévues par l'article L. 622-1 du code général de la fonction publique, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension est ordonnée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête en annulation. La demande de Nantes Métropole au titre des frais de justice a été rejetée.
Avocat : SCP MASSE - DESSEN - THOUVENIN - COUDRAY
Avocat : CABINET COUDRAY CONSEIL & CONTENTIEUX
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé les décisions des 23 mai, 7 juillet et 11 juillet 2022 par lesquelles la directrice générale du GENES avait refusé d'accorder une messagerie fonctionnelle au syndicat SPACEFF-CFDT. Le tribunal a jugé que l'arrêté du 4 novembre 2014 ne subordonne pas l'octroi d'une telle messagerie à la création d'une section syndicale au sein de l'établissement. Il a également estimé que l'administration n'établissait pas la réalité des nécessités de service ou des contraintes particulières justifiant le refus. En conséquence, le tribunal a enjoint au GENES d'accorder le bénéfice de la messagerie fonctionnelle au syndicat dans un délai d'un mois, sans astreinte.
Avocat : SCP THOUVENIN COUDRAY GREVY
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de la société Amtrust International Underwriters, assureur dommages-ouvrage, qui demandait à faire déclarer la société Technic Etanchéité responsable de malfaçons d'étanchéité sur un chantier de logements à Saint-Brieuc. Le tribunal a relevé d'office que la société Amtrust, simple assureur et non maître d'ouvrage, ne justifiait d'aucun intérêt ni qualité pour agir en responsabilité décennale contre le constructeur défaillant. Par conséquent, ses conclusions ont été déclarées irrecevables, entraînant également l'irrecevabilité des conclusions reconventionnelles de Terres d'Armor Habitat, faute de demande principale valable. La décision s'appuie sur les principes généraux de la procédure administrative et les règles de l'assurance dommages-ouvrage.
Le Tribunal Administratif de Rennes était saisi par l'office public d'habitat Terres d'Armor Habitat d'un litige l'opposant à son assureur dommages-ouvrage, la société Amtrust International Underwriters, concernant le refus de garantie pour des désordres d'étanchéité affectant un programme de logements. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'incompétence de la juridiction administrative, considérant que le contrat d'assurance dommages-ouvrage souscrit par un office public d'habitat ne constitue pas un contrat administratif. Par suite, le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître du litige, renvoyant les parties à mieux se pourvoir devant la juridiction judiciaire.
Avocat : CABINET COUDRAY CONSEIL & CONTENTIEUX;JAUD;DELALANDE SAMUEL;JORION;CABINET LEXCAP RENNES
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient l’annulation du refus implicite d’abroger le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) de l’île de Ré. Les requérants contestaient le classement de parcelles voisines en zone Ub (dense) et sollicitaient à titre subsidiaire le reclassement de leurs propres parcelles en cette même zone. Le tribunal a jugé que le classement contesté ne méconnaissait pas les articles L. 121-8 et L. 121-16 du code de l’urbanisme relatifs à la loi littoral, et qu’il n’était pas incompatible avec le projet d’aménagement et de développement durables (PADD). En conséquence, la décision implicite de rejet a été validée et les conclusions indemnitaires des requérants ont été rejetées.
Cette requête en référé suspension, présentée par M. B, fonctionnaire territorial, conteste une décision du président de la région Bretagne du 16 avril 2025 prononçant son exclusion temporaire de fonctions pour deux ans. Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la demande de suspension, jugeant que la condition d'urgence n'était pas remplie. Il a estimé que la privation de traitement, bien que réelle, n'était pas suffisamment grave pour caractériser une urgence, et que l'impact sur les droits à la retraite de l'agent, qui avait lui-même sollicité son admission, ne justifiait pas non plus une telle urgence. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.