2 647 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 647
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 718
Avec résumé IA
Avocat : BZOWSKI;SHBK AVOCATS;SELARL RODRIGUEZ & CARTRON
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 16 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant ne justifiant pas de liens personnels et familiaux stables et intenses en France.
Avocat : DRISSI BOUACIDA
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI Merova qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire des Allues à la SCI ARA. Le tribunal a jugé que le pétitionnaire qui atteste de sa qualité pour déposer une demande de permis est réputé remplir les conditions légales, sous réserve de fraude. Il a précisé que le défaut d'autorisation des travaux par l'assemblée générale d'une copropriété relève du droit privé et non du droit de l'urbanisme, et ne constitue pas une fraude. Par conséquent, le moyen tiré de l'absence d'autorisation de la copropriété a été écarté comme inopérant.
Avocat : PERDRIX
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 5 mai 2025 par lequel la préfète de la Dordogne refusait un titre de séjour à M. B..., ressortissant marocain, et lui faisait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était fondé sur des bases légales erronées (articles L. 421-1 et L. 435-1 du CESEDA), inapplicables aux ressortissants marocains, et a substitué ces fondements par l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et le pouvoir discrétionnaire de régularisation du préfet. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour erreur de droit, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Avocat : SANCHEZ-RODRIGUEZ
Avocat : DRIDI
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B..., ressortissante marocaine, d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Loiret lui a délivré une carte de séjour temporaire. Le tribunal a constaté que les conclusions en annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a mis à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vienne renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le requérant soutenait que l'éloignement n'était pas une perspective raisonnable en raison de l'absence de vols directs vers le Mali. Le tribunal a écarté ce moyen, jugeant que l'indisponibilité actuelle de liaisons aériennes directes ne démontrait pas l'absence de toute perspective raisonnable d'éloignement pendant la durée de la mesure. La décision est fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de la Vendée du 1er octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement et de l'interdiction de retour d'un an, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a été saisi par Mme A... d’une demande d’injonction visant à obtenir l’exécution de la décision de la commission de médiation du 17 avril 2025, qui avait reconnu son besoin urgent et prioritaire de relogement. Le préfet de la Corrèze s’est opposé à la requête en faisant valoir qu’un logement avait été attribué à la requérante. Le tribunal a examiné si l’offre de logement proposée à Ussel, située à plus de 100 kilomètres du domicile de Mme A..., était adaptée à ses besoins et capacités, compte tenu de son suivi médical à Brive-la-Gaillarde et de la scolarisation de son fils. En application des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le juge a estimé que le refus de Mme A... était justifié par un motif impérieux, l’offre n’étant pas adaptée à sa situation personnelle et médicale, et a ordonné au préfet de lui attribuer un logement tenant compte de ses besoins.
Avocat : BERSAT SANDRINE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contre la décision du ministre de l'intérieur maintenant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles 27 du code civil et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que le ministre pouvait légalement fonder son ajournement sur l'absence d'insertion professionnelle et de ressources suffisantes et stables, sans que le requérant ne démontre que cette insuffisance résultait directement de son handicap. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 25 mai 2022 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A... D..., ressortissante marocaine. La requérante contestait ce refus, invoquant notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le préfet avait porté une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de Mme A... D..., compte tenu de son mariage avec un ressortissant français, de sa vie commune depuis 2019, de sa pathologie chronique (maladie de Crohn) et de son intégration professionnelle en France. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus de titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 5ème chambre, a rejeté la requête de M. A... C..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison du caractère récent de l'entrée en France et du mariage. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués incluent l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Avocat : KADRI
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C... et Mme E..., qui demandaient la condamnation de l'État à réparer le préjudice moral subi suite au suicide de leur fils et frère, M. A... C..., survenu le 28 octobre 2021 au centre pénitentiaire de Bordeaux Gradignan. Les requérantes soutenaient que l'administration pénitentiaire et le personnel de santé avaient commis des fautes en ne prévenant pas le risque de suicide, notamment en plaçant M. C... en cellule disciplinaire malgré ses troubles psychotiques. Le tribunal a rejeté la requête, considérant qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'était établie, ni du côté de l'administration pénitentiaire, ni du côté du personnel de santé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique et du code de procédure pénale, sans faire droit aux demandes d'indemnisation.
Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. E... D..., ressortissant brésilien, contestant l'arrêté du préfet du Var du 16 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant avait été entendu avant son édiction, respectant ainsi son droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 3 janvier 2026 fixant le pays de destination de son éloignement, exécutant une peine d'interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que le requérant avait pu présenter ses observations, et qu'il ne démontrait pas de risques de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant marocain, afin d'obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour, ses tentatives sur la plateforme ANEF ayant échoué. Le juge a rappelé qu'il incombe à l'administration de recevoir l'étranger et d'enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, et que la condition d'urgence est présumée pour une demande de renouvellement de titre de séjour. En conséquence, il a enjoint à la préfète de l'Essonne de convoquer M. B... dans un délai de sept jours pour déposer sa demande et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler et à voyager, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ADRIEN