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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

10 745 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

10 745

Décisions totales

383 581

Ordonnances

324 949

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : DUEffacer tout
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508008

Le Tribunal administratif de Lyon a annulé la décision du 17 juin 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme C, une ressortissante malienne demandeuse d'asile. Le juge a estimé que la procédure était irrégulière, faute pour l'OFII d'avoir mis l'intéressée, qui ne maîtrise pas le français, en mesure de présenter des observations préalables dans une langue qu'elle comprend, en méconnaissance du droit d'être entendu. Cette solution est fondée sur les principes généraux du droit de l'Union européenne et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a été enjoint à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil.

Avocat : LEFEVRE-DUVAL

15 juillet 2025• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508014

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 24 juin 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à Mme C, ressortissante congolaise, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII avait commis une erreur d'appréciation en ne prenant pas en compte la vulnérabilité de la requérante, mère isolée venant d'accoucher par césarienne, et en estimant qu'elle n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours sans motif légitime. La décision s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent de prendre en compte la vulnérabilité du demandeur avant tout refus.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LEFEVRE-DUVAL

15 juillet 2025• ELOIGNEMENT
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2510812

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était amené à statuer sur la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour de M. D, ressortissant angolais. En cours d'instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a indiqué avoir fait droit à la demande de renouvellement. Par conséquent, le juge des référés a constaté que les conclusions à fin de suspension étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocate de M. D au titre des frais de justice, sous réserve des conditions de l'aide juridictionnelle.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

15 juillet 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2510962

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, qui n'était pas en situation de renouvellement de titre, ne justifiait pas de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et les demandes accessoires ont été rejetées.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

12 juillet 2025
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2501952

Le Tribunal administratif de Pau a examiné la requête de M. B, qui contestait un arrêté du préfet de la Corrèze lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de sa situation personnelle et familiale, ainsi que la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal, statuant en formation d'urgence, a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée au regard de la menace à l'ordre public que constituait le comportement de l'intéressé. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral pris sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DUMAZ-ZAMORA

12 juillet 2025• URGENCES ETRANGERS
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2510614

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 23 mai 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que les moyens invoqués (incompétence, défaut de motivation, violation de la vie privée et familiale, méconnaissance de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant) n’étaient pas, en l’état de l’instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Sans se prononcer sur l’urgence, il a rejeté l’ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d’injonction et au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

12 juillet 2025
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT02733

Avocat : DUMAZ ZAMORA

11 juillet 2025• 2ème Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402733

Le Tribunal administratif d'Orléans annule le refus de la préfète du Loiret de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à une ressortissante nigériane. La requérante justifiait d’un pacte civil de solidarité avec un compatriote titulaire d’une carte de résident, d’un enfant né en France et d’une communauté de vie stable. Le tribunal estime que ce refus méconnaît l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Il enjoint à la préfète de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois.

Avocat : CABINET DUPLANTIER

11 juillet 2025• 1ère chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2410390

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement annulant un refus de renouvellement de certificat de résidence de dix ans pour un ressortissant algérien, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions à fin d’injonction, après que la préfète de l’Isère lui a délivré le titre sollicité. La juridiction a toutefois condamné l’État à verser 600 euros à M. A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le code de justice administrative.

Avocat : MAÎTRE MICHAËL ZAIEM, AGISSANT EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR PROVISOIRE, DU CABINET

11 juillet 2025• 5ème Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400834

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 29 décembre 2023 par laquelle la préfète du Loiret a refusé le regroupement familial demandé par Mme B épouse A pour son époux et leur fille. La juridiction a jugé que la préfète ne pouvait pas légalement opposer l'absence de preuve de la réalité de la relation conjugale, cette condition ne figurant pas parmi les exigences légales du regroupement familial. Le tribunal a également estimé que l'administration n'avait pas suffisamment démontré le caractère frauduleux des actes d'état civil guinéens produits, en application des articles L. 434-2, L. 434-5 et L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, combinés à l'article 47 du code civil. En conséquence, il a enjoint à la préfète d'admettre les bénéficiaires au regroupement familial dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : CABINET DUPLANTIER

11 juillet 2025• 1ère chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427798

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C, médecin diplômée en Biélorussie, qui contestait le refus du Centre national de gestion (CNG) de l’autoriser à exercer la psychiatrie en France. La requérante invoquait l’incompétence du signataire, un vice de forme, une erreur d’appréciation de ses compétences et une rupture d’égalité de traitement. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente et régulièrement identifiable, et que les autres griefs n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur le code de la santé publique et la loi du 21 décembre 2006 relative au financement de la sécurité sociale.

Avocat : DURRLEMAN

11 juillet 2025• 6e Section - 1re Chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2511436

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... d’une demande d’injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d’instruction avec autorisation de travail et de circulation. En cours d’instance, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le juge des référés a donné acte de ce désistement par ordonnance du 10 juillet 2025, sans tenir d’audience publique, constatant que rien ne s’opposait à cette issue. Aucune mesure d’injonction ni condamnation aux frais n’a été prononcée.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

10 juillet 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2509859

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... pour suspendre la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, considérant qu'une décision implicite était née. Il a ensuite constaté que la condition d'urgence était présumée en matière de refus de renouvellement de titre de séjour et qu'aucune circonstance particulière n'était invoquée par le préfet pour l'écarter. La solution retenue est la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et des articles L. 423-1, L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

10 juillet 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2510942

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de Mme A... tendant à la suspension de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 26 mai 2025 rejetant sa demande de carte de séjour temporaire « vie privée et familiale ». En effet, le préfet a abrogé cette décision par un arrêté du 8 juillet 2025, rendant les conclusions de la requête sans objet. Le tribunal a toutefois admis provisoirement Mme A... à l’aide juridictionnelle et condamné l’État à verser 600 euros à son avocate au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

10 juillet 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2200220

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire valant permis de démolir, délivré par le maire de Toulouse à la SNC Cogedim Midi-Pyrénées pour un ensemble de 19 logements, ainsi que contre le permis modificatif subséquent. Après avoir constaté un vice relatif à l'implantation de la façade par rapport à la voie publique (article UF 6 du PLU), le tribunal a sursis à statuer par un jugement avant-dire droit du 14 mars 2024 pour permettre une régularisation. La commune a justifié de la délivrance d'un permis modificatif le 21 novembre 2024, régularisant ce vice. Le tribunal a donc rejeté la requête, considérant le vice régularisé et les autres moyens non fondés.

Avocat : DUFOUR

10 juillet 2025• 3ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503409

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande d’expertise médicale présentée par M. B C concernant la prise en charge de sa mère, Colette Jouve, décédée au CHU de Montpellier. Le juge a estimé que cette mesure était utile pour déterminer si la responsabilité pour faute de l’établissement hospitalier pouvait être engagée. Il a désigné un expert unique, un anesthésiste-réanimateur urgentiste, avec pour mission d’évaluer la qualité des soins, les éventuels manquements, le lien de causalité avec le décès, et l’étendue des préjudices subis. La décision se fonde sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCPA BEZ - DURAND - DELOUP

10 juillet 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504732

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 27 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour salarié, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également rejeté les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.

Avocat : CABINET KOSZCZANSKI, BERDUGO AVOCATS ASSOCIES (SELARL)

10 juillet 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2507628

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... visant à suspendre la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant été mise en possession d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 15 septembre 2025, ce qui lui permet de justifier de la régularité de son séjour. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

10 juillet 2025
TA14Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502079

Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B contestant la rupture anticipée de sa convention de stage conclue avec la communauté de communes Seulles Terre et Mer. Le juge a estimé que cette convention, régie par le code de l'éducation, relève du droit privé, car elle ne comporte pas de clauses exorbitantes du droit commun et ne confère pas à la stagiaire la qualité d'agent public. En conséquence, le litige ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, mais de celle de l'ordre judiciaire. La requête a donc été rejetée pour incompétence, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : GARNIER-DURAND

10 juillet 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2510501

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision du 5 juin 2025 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un certificat de résidence algérien à M. B..., ressortissant algérien entré en France en 2013. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, compte tenu de l’atteinte grave et immédiate à la situation personnelle, familiale et professionnelle du requérant. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme et de l’article 6-5 de l’accord franco-algérien. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de quinze jours.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

10 juillet 2025