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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

10 745 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

10 745

Décisions totales

383 581

Ordonnances

331 855

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : DUEffacer tout
TA80Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2500363

Le Tribunal administratif d'Amiens, saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du président du conseil départemental de la Somme prononçant son reclassement et son détachement auprès de l’Agence nationale des techniques d’enquêtes numériques judiciaires (ANTENJ), s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que la compétence relevait du tribunal administratif de Paris, lieu de la nouvelle affectation de l’agent. Par ordonnance du 6 février 2025, il a transmis le dossier à cette juridiction.

Avocat : SCP DUMOULIN CHARTRELLE ABIVEN

6 février 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2203811

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SA Natixis, qui demandait la restitution partielle de l'impôt sur les sociétés et des contributions sociales acquittés suite à la réintégration de la taxe annuelle sur les bureaux (article 231 ter du CGI) dans son résultat imposable. La société invoquait une violation des articles 14 de la Convention européenne des droits de l'homme et 1er du premier protocole additionnel, estimant que la non-déductibilité de cette taxe créait une discrimination. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable pour l'exercice 2015 faute de réclamation préalable et, sur le fond, a considéré que la différence de traitement entre les sociétés assujetties ou non à cette taxe en Île-de-France était justifiée par un objectif d'intérêt général, sans méconnaître les stipulations conventionnelles invoquées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DUODECIES

6 février 2025• 1ère chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306428

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B épouse C, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la demande d'asile de l'intéressée, déposée plus de quatre-vingt-dix jours après son arrivée en France, n'était pas justifiée par un motif légitime. Il a également estimé que la décision n'était pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : CALONNE DU TEILLEUL

6 février 2025• 1ère Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2403429

Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l'arrêté préfectoral fixant la République démocratique du Congo comme pays de renvoi. La requérante invoquait l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, soutenant qu'elle risquait des traitements inhumains en raison de son opposition à un mariage forcé. Le tribunal a estimé qu'elle n'apportait aucun commencement de preuve à l'appui de ses allégations, d'autant que sa demande d'asile avait été rejetée par l'OFPRA et confirmée par la CNDA. En conséquence, la décision de la préfète de l'Oise n'a pas méconnu les stipulations conventionnelles.

Avocat : SCP DUMOULIN CHARTRELLE ABIVEN

6 février 2025• 2ème Chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 495947

Avocat : SCP DUHAMEL

6 février 2025ECLI:FR:CECHS:2025:495947.20250206• 7ème chambre jugeant seule
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2300212

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par une agente contestant le refus de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome anxiodépressif. La requérante invoquait une insuffisance de motivation, une méconnaissance du décret n°87-602 du 30 juillet 1987 et une erreur d'appréciation du lien entre sa pathologie et ses conditions de travail. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé et que la collectivité n'avait pas commis d'erreur d'appréciation. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret précité.

Avocat : DUCLOS

6 février 2025• 3ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2300551

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B visant à annuler le permis de construire délivré par le maire de Branges à la SCI Le Pont pour un immeuble de bureaux et services. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence du maire, l'irrégularité du dossier et la méconnaissance de plusieurs articles du code de l'urbanisme (R. 111-2, R. 111-5, R. 111-6, R. 111-7, R. 111-25, R. 111-27, R. 111-28). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, les juges ayant estimé que les moyens invoqués n'étaient pas fondés.

Avocat : DUFFAUD

6 février 2025• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2207529

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B, ressortissant malgache, d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du 29 août 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur a clôturé sa demande d'autorisation de travail, déposée par son employeur dans le cadre d'un changement de statut d'étudiant vers celui de salarié. La préfète de l'Essonne a soulevé une exception de non-lieu à statuer en raison d'une obligation de quitter le territoire français prise ultérieurement, mais le tribunal l'a écartée, jugeant que cette décision n'avait pas fait disparaître l'acte attaqué. Le tribunal a également rejeté la fin de non-recevoir tirée de ce que la clôture ne serait qu'un refus d'acceptation pour incomplétude, estimant que la décision était susceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de clôture, en retenant qu'elle était insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen particulier de la situation de M. B, en méconnaissance des articles L. 5221-2 et R. 5221-20 du code du travail.

Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO

6 février 2025• 6ème chambre
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-23PA02393

Avocat : SELARL BAILLET DULIEU ASSOCIES

5 février 2025• 2ème chambre
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2502521

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de police de convoquer M. A, ressortissant algérien, sous 48 heures, pour enregistrer sa demande de certificat de résidence et lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a constaté une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale, en raison du refus persistant de la préfecture d'enregistrer la demande, privant l'intéressé de ressources pour subvenir aux besoins de son fils malade. La décision applique l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DUCASSOUX

5 février 2025
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA03610

Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO

5 février 2025• 2ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2201979

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme D, qui contestait l'arrêté du maire de Saint-Paul-de-Vence du 14 octobre 2021 ne s'opposant pas à la déclaration préalable de M. B pour la reconstruction d'un mur, la pose d'un grillage et une haie. La requérante invoquait notamment une fraude, mais le tribunal a estimé qu'elle n'apportait pas la preuve suffisante que le mur n'existait pas antérieurement, écartant ainsi ce moyen. Les autres moyens, tirés de la méconnaissance des articles R. 431-35 du code de l'urbanisme et des règles du plan local d'urbanisme (articles UC 5.8 et UC 6), ainsi que de l'article R. 111-27 du même code, ont également été rejetés. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : SCP BERLINER DUTERTRE

5 février 2025• 4ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2501086

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis concernant la demande de titre de séjour de M. B. Cette solution a été retenue car l'administration a délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction et une attestation de décision favorable, rendant sans objet les conclusions à fin de suspension et d'injonction. Le tribunal a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : GROUPEMENT TOMASI-DUMOULIN

5 février 2025
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2307251

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 8 juin 2023 par lequel la maire de Saint-Etienne-au-Mont avait accordé un permis de construire pour des immeubles d’habitation et des maisons individuelles. La commune a produit un arrêté de retrait du 5 septembre 2023, devenu définitif, retirant l’acte attaqué. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation, devenues sans objet. Il a toutefois condamné la commune à verser 1 000 euros aux requérants au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DUBRULLE

5 février 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2109992

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de Mme B, agent du CCAS de Roubaix, contestant son placement en congé de maladie ordinaire et le refus de reclassement suite à un accident de service. La juridiction a annulé l'arrêté du 21 octobre 2021 et la décision du 16 septembre 2021 en tant qu'ils refusent le reclassement, pour incompétence de l'auteur de l'acte, la directrice générale et le vice-président ne disposant pas d'une délégation régulière. Le tribunal a également annulé la décision du 16 septembre 2021 plaçant Mme B en congé de maladie ordinaire, au motif que la commission de réforme n'avait pas été régulièrement consultée, en méconnaissance de l'article 19 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986. En conséquence, il a enjoint au CCAS de réexaminer la situation de Mme B et de la placer en congé pour accident de service, tout en rejetant les conclusions relatives au trop-perçu de rémunération comme irrecevables.

Avocat : STIENNE-DUWEZ

5 février 2025• 1ère Chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412121

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante tunisienne, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de statuer sur sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge retient que la requête ne relève pas de la compétence territoriale du tribunal de Melun, mais de celui de Montreuil, en application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative. Il estime également que la demande se heurte à une contestation sérieuse, car le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet (articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile), à laquelle la mesure sollicitée ferait obstacle.

Avocat : LEXGLOBE - SELARL CHRISTELLE MONCONDUIT

5 février 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2009175

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. et Mme E, voisins, qui demandaient l'annulation de deux permis de construire délivrés par le maire de Marseille à M. D pour un immeuble rue Primitive. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, qui bénéficiait d'une délégation régulière. Il a également jugé que les omissions du dossier de demande initial, notamment concernant les plantations et les constructions existantes, avaient été régularisées par un second permis modificatif délivré le 5 février 2021. La solution retenue est fondée sur les articles R. 431-8 et R. 431-9 du code de l'urbanisme, ainsi que sur le principe de régularisation des vices de forme par une autorisation modificative.

Avocat : DUMONT-SCOGNAMIGLIO

4 février 2025• 4ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2105947

Le Tribunal administratif de Marseille a examiné la demande d'annulation du permis de construire tacite du 3 décembre 2020 et de l'arrêté du 23 mars 2021, délivrés par le maire de Marseille pour l'extension et la surélévation d'une maison individuelle. La requête a été jugée irrecevable en ce qui concerne le permis tacite, car celui-ci avait été retiré par l'arrêté du 23 mars 2021. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens soulevés par les requérants, notamment ceux relatifs à l'incompétence, à la méconnaissance des articles R. 431-8 et R. 431-10 du code de l'urbanisme, et aux règles du plan local d'urbanisme (articles UB 4, UB 5, UB 7, UB 9, UB 11). La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.

Avocat : DUMONT-SCOGNAMIGLIO

4 février 2025• 4ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2223033

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de la société AB, qui contestait le refus du directeur général des finances publiques de lui verser les aides du fonds de solidarité pour les mois d'avril à juillet 2021. Le tribunal a relevé d'office l'autorité de la chose jugée par un précédent jugement du 7 juillet 2023, qui avait déjà rejeté les demandes de la société pour les mois d'avril et mai 2021. Pour les mois de juin et juillet 2021, le tribunal a estimé que la société ne remplissait pas les conditions d'octroi, notamment car elle n'était pas à jour de ses obligations fiscales, conformément aux dispositions de l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. La demande de la société a donc été intégralement rejetée.

Avocat : CABINET INSOLIDUM AVOCATS ASSOCIES (SELAS)

4 février 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2501187

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de certificat de résidence algérien. En cours d’instance, le préfet a fait valoir que le requérant avait obtenu un titre de séjour valable, rendant la requête sans objet. M. B s’est ensuite désisté purement et simplement de l’ensemble de ses demandes. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 4 février 2025.

Avocat : GROUPEMENT TOMASI-DUMOULIN

4 février 2025