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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

467 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

467

Décisions totales

383 581

Ordonnances

257 918

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ECAEffacer tout
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2501071

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence, la signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, le tribunal n'ayant pas retenu les autres moyens soulevés.

Avocat : DECAUX

25 septembre 2025• 6ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2509897

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 6 mars 2025 par lequel le préfet de police refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant sénégalais, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision méconnaissait les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le préfet de justifier de l'avis médical requis de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. En conséquence, l'illégalité du refus de titre a entraîné l'annulation des décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour. La solution retenue s'appuie sur les textes précités, notamment le CESEDA et la convention européenne des droits de l'homme.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DECARNIN

19 septembre 2025• 3e Section - 2e Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2304431

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 2 mars 2023 par lequel le maire de Douchy-les-Mines avait révoqué M. B, rédacteur principal. La juridiction a jugé que la procédure disciplinaire était viciée, car l'agent n'avait pas été informé de l'ensemble des faits reprochés, en méconnaissance de l'article 4 du décret n° 89-677 du 18 septembre 1989 et du principe général des droits de la défense. La commune a été condamnée à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.

Avocat : LECAILLE

18 septembre 2025• 1ère Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2302893

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de quinze sociétés de lavage automobile demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 13 juin 2023 définissant les seuils de sécheresse et les restrictions d'usage de l'eau dans l'Eure. Les requérantes contestaient notamment l'absence de participation du public et le caractère disproportionné des mesures, mais le tribunal a jugé que la consultation en ligne organisée du 12 mai au 5 juin 2023 était régulière au regard de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 7 de la Charte de l'environnement, estimant que le respect de ce principe s'apprécie au regard des dispositions législatives applicables. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

Avocat : BECAM-MONCALIS

18 septembre 2025• 2 ème Chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2201679

Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté du 13 juin 2022 par lequel le maire d'Anglet avait retiré un permis de construire délivré le 14 mars 2022 au syndicat mixte Aéroport Biarritz Pays Basque. La solution retenue se fonde sur l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme, qui impose que le retrait d'un permis soit notifié dans un délai de trois mois suivant son édiction. En l'espèce, l'arrêté de retrait n'a pas été notifié au bénéficiaire dans ce délai, ce qui le rend illégal. Le tribunal a donc fait droit à la demande d'annulation du syndicat requérant.

Avocat : PECASSOU LOGEAIS AVOCATS

16 septembre 2025• CHAMBRE 2
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2503698

Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Montataire en désignant un expert sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette décision vise à examiner l'état d'un mur de soutènement et de la chaussée relevant du domaine public communal, dont la fissuration constatée en juin 2025 présente un danger pour la sécurité des usagers et des riverains. L'expert devra dresser un constat des désordres, évaluer les risques pour les tiers et proposer des mesures de nature à mettre fin au danger, dans un délai de 24 heures pour l'examen et de 15 jours pour le dépôt du rapport.

Avocat : ABECASSIS

9 septembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510408

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé-suspension par le Conseil national et le conseil départemental de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes, demandant la suspension de l’autorisation d’exercice délivrée par la préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes à Mme B..., au motif que son diplôme maltais (United Campus of Malta) serait invalide. Les requérants invoquaient un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondé sur la méconnaissance de l’article L. 4321-4 du code de la santé publique, et une urgence tenant à l’impossibilité pour l’ordre de contrôler l’inscription au tableau et à un risque pour la santé publique. La préfète et Mme B... ont contesté l’urgence et le doute sérieux, arguant que le diplôme avait été obtenu avant le retrait d’agrément de l’établissement et que l’intéressée disposait d’une autorisation d’exercice au Luxembourg. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie, les requérants ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à leurs intérêts ou à

Avocat : COSTECALDE-BOSSY

8 septembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2513760

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de visa long séjour pour réunification familiale opposé au jeune D... A.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les éléments fournis ne démontrant pas un préjudice grave et immédiat justifiant une suspension. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 561-1 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : DECARNIN

3 septembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508769

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B pour obtenir une injonction afin de déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet des Bouches-du-Rhône a convoqué la requérante pour effectuer cette démarche, rendant les conclusions à fin d'injonction sans objet. Par une ordonnance du 1er août 2025, la juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête. L'État a été condamné à verser 500 euros à Mme B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Avocat : DECAUX

1 août 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505456

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La requérante, entrée en France en 2021, n'avait déposé sa demande d'asile qu'en juin 2025, soit plusieurs années après son arrivée. Le tribunal a jugé que sa qualité d'étudiante et sa situation de vulnérabilité ne constituaient pas un motif légitime justifiant ce retard, conformément aux articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision de l'OFII n'a donc été entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : ECA

28 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508791

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de lui permettre de déposer une demande de titre de séjour et de lui remettre un récépissé. Le juge a estimé que la requête était dépourvue d'utilité, la requérante n'établissant pas être dans l'impossibilité de déposer une demande complète après la clôture de son dossier en ligne pour défaut de visa. La condition d'urgence n'étant pas caractérisée, la demande a été rejetée par ordonnance motivée.

Avocat : DECAUX

25 juillet 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516947

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a examiné la requête de M. C, ressortissant colombien, contestant un arrêté du préfet de police du 16 juin 2025 prononçant son interdiction de circulation sur le territoire français pour 60 mois, ainsi que la décision de remise aux autorités espagnoles. Le tribunal a rejeté l'exception de tardiveté soulevée contre la décision de remise, considérant que les conclusions étaient recevables car présentées dans le délai de recours. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de remise pour défaut de motivation et d'examen de la situation personnelle de l'intéressé, en application des articles L. 621-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, l'interdiction de circulation a également été annulée, privée de base légale.

Avocat : DECARNIN

21 juillet 2025• 8e Section - MESD
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2502024

Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 779-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, représentant un groupe de gens du voyage, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 14 juillet 2025 les mettant en demeure de quitter un terrain public à Bidart. Le tribunal a estimé que les conditions de l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000 étaient réunies, notamment en raison de l'atteinte à la sécurité publique causée par des branchements électriques inadaptés et un branchement sur une borne incendie. Il a également jugé que l'arrêté municipal interdisant le stationnement des caravanes, pris en 2011, était toujours en vigueur et que le schéma départemental d'accueil des gens du voyage était respecté. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PECASSOU LOGEAIS AVOCATS

18 juillet 2025• Prt, magistrat désigné R.779-1
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX03182

Avocat : SELARL PECASSOU-CAMEBRAC & ASSOCIES

11 juillet 2025• 5ème chambre (formation à 3)
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402562

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en formation de 4ème chambre, a été saisi par M. D d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du 6 février 2020 du maire de Pradines modifiant la circulation sur la voie C13 au hameau de Salapissou. Le requérant contestait notamment la pose d’une barrière et l’instauration d’un sens unique, invoquant des risques pour la sécurité et des contraintes excessives pour les riverains. Le tribunal a annulé l’arrêté attaqué en retenant un moyen relevé d’office, tiré de l’incompétence du signataire, la délégation de signature consentie par le maire ne permettant pas à l’adjoint de prendre une telle décision de police de la circulation. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales relatives aux délégations de signature.

Avocat : BONNECARRERE-SERVIERES-GIL

10 juillet 2025• 4ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2500734

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 2 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Elle a relevé que le requérant, en situation irrégulière et n'ayant pas déféré à une précédente mesure d'éloignement, pouvait reconstituer sa cellule familiale en Turquie avec son épouse et son enfant, tous de nationalité turque. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 435-1 du même code, relatif à l'admission exceptionnelle au séjour.

Avocat : DECAUX

3 juillet 2025• 5ème Chambre
TA67Décision

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2308212

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de Mme B... épouse A..., ressortissante albanaise, contestant le refus du préfet de la Moselle d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la requérante avait été dûment informée, conformément à l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, des délais pour solliciter un autre titre de séjour que l'asile. La décision attaquée n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, la demande étant tardive et ne reposant sur aucune circonstance nouvelle.

Avocat : ECA

1 juillet 2025• 5e chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2308209

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. A..., ressortissant albanais, contestant le refus du préfet de la Moselle d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement pu opposer le caractère tardif de la demande, car M. A... avait été informé, lors de l'enregistrement de sa demande d'asile, des délais pour solliciter un autre titre de séjour, conformément à l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que le moyen tiré de l'absence d'information n'était pas fondé et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'était établie.

Avocat : ECA

1 juillet 2025• 5e chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2305597

Le Tribunal Administratif de Nice (2ème chambre) a rejeté la requête de M. C, un dentiste protégé, qui contestait la décision du 18 septembre 2023 de l'inspecteur du travail autorisant son licenciement pour faute par la MGEN. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par l'employeur, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a rappelé que le licenciement d'un salarié protégé nécessite une autorisation de l'inspecteur du travail, qui doit vérifier l'absence de lien avec le mandat et la gravité suffisante des fautes. En l'espèce, le tribunal a estimé que l'administration avait correctement apprécié les faits et que les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, vice de procédure, erreur d'appréciation et discrimination) n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision d'autorisation de licenciement.

Avocat : LECAT ET ASSOCIES

30 juin 2025• 2ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2314619

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A, greffière des services judiciaires, qui contestait le refus de l'administration de lui verser la prime spéciale d'installation. Le tribunal a jugé que, bien qu'ayant été titularisée le 16 mars 2022, Mme A exerçait déjà ses fonctions au tribunal judiciaire de Paris en tant qu'agent contractuel depuis septembre 2020. Sa résidence administrative n'ayant pas changé lors de sa titularisation, elle ne remplissait pas la condition de changement de résidence administrative prévue à l'article 1er du décret n° 89-259 du 24 avril 1989. La demande d'annulation de la décision de refus et les conclusions indemnitaires ont donc été rejetées.

Avocat : LECACHEUX

26 juin 2025• 5e Section - 2e Chambre