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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

999 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

999

Décisions totales

383 581

Ordonnances

304 506

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : EGEEffacer tout
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501783

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet d'Ille-et-Vilaine du 14 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.

Avocat : ZAEGEL

31 mars 2025• Eloignement urgent
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2501174

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Nord de fabriquer un nouveau titre de séjour pour M. A, ressortissant syrien réfugié, prenant en compte son changement d'adresse et l'autorisant à travailler sur l'ensemble du territoire métropolitain. Le tribunal a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, le délai anormalement long de traitement de la demande et l'absence de réponse de l'administration ayant entravé l'accès du requérant à une formation professionnelle. Le préfet devra également délivrer un document provisoire justifiant de ces changements sous quinze jours. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : VERHAEGEN

26 mars 2025
TA31Décision

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2200167

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les demandes indemnitaires de M. A B, militaire, suite à trois accidents de service survenus en 2008 et 2009. Le requérant sollicitait la réparation de ses préjudices non corporels et autres, estimant la responsabilité pour faute de l'État engagée. Le tribunal a rejeté ses demandes, considérant que les préjudices invoqués (pertes de revenus, déficits fonctionnels) étaient déjà couverts par la pension militaire d'invalidité versée, et que les autres préjudices (souffrances, préjudice esthétique, d'agrément) n'étaient pas établis ou suffisamment justifiés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la défense et du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre.

Avocat : SELARL LEVI-EGEA-LEVI

25 mars 2025• 4ème Chambre
TA31Décision

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2202047

Annulation de l'arrêté du 4 avril 2022 par lequel la préfète de Tarn-et-Garonne avait temporairement interdit à M. B A, éducateur sportif, d'exercer ses fonctions pour six mois sur le fondement de l'article L. 212-13 du code du sport. Le Tribunal administratif de Toulouse a jugé que le préfet, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits. Le tribunal a estimé que l'urgence justifiant la dispense de consultation de la commission prévue à l'article L. 212-3 du code du sport n'était pas démontrée, et que la mesure était disproportionnée au regard de la situation, le requérant n'ayant pas fait l'objet de poursuites pénales et le danger pour les pratiquants n'étant pas établi.

Avocat : SELARL LEVI-EGEA-LEVI

25 mars 2025• 5ème Chambre
TA25Décision

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2500571

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. F, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Doubs du 6 mars 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut d'examen de la situation personnelle et d'absence de perspective raisonnable d'éloignement. Il a jugé que l'assignation à résidence était légalement fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la mesure d'éloignement datant de moins de trois ans et demeurant exécutoire.

Avocat : COLIN-ELPHEGE

24 mars 2025• Reconduite à la frontière
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2407110

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante djiboutienne, qui contestait les arrêtés du préfet de police de Paris du 10 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la demande d'asile présentée postérieurement à ces arrêtés ne faisait pas obstacle à leur légalité, mais seulement à leur exécution temporaire. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment ses articles L. 541-2 et L. 541-3.

Avocat : ZAEGEL

21 mars 2025• 1ère Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2224525

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme A contestant la décision du préfet de police du 10 novembre 2022 mettant fin à sa formation de réserviste de la police nationale et lui refusant un contrat d'engagement. Le tribunal a jugé irrecevables les moyens de légalité externe soulevés tardivement, à l'exception du moyen d'ordre public tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte. Sur le fond, le tribunal a appliqué les dispositions du code de la sécurité intérieure et l'arrêté du 13 juillet 2022, et a rejeté la requête de Mme A.

Avocat : SEREGE

20 mars 2025• 5e Section - 1re Chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2008110

Le Tribunal Administratif de Nantes a condamné l'État à indemniser une ressortissante camerounaise pour le refus illégal de délivrance d'un visa de retour, annulé par la cour administrative d'appel pour violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette illégalité a été jugée constitutive d'une faute engageant la responsabilité de l'État, sans exonération possible liée au comportement de la requérante. Le tribunal a évalué la perte de chance sérieuse de percevoir des salaires à 50 000 euros, et a également reconnu un préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence, sans en préciser le montant dans l'extrait fourni. La période d'indemnisation court du refus du visa le 3 septembre 2015 jusqu'au début de validité du visa le 8 août 2019.

Avocat : REGENT

20 mars 2025• 7ème Chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2202658

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la société Kaiser demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Moulezan à M. et Mme A pour une maison individuelle. La société soutenait notamment que l'arrêté méconnaissait les articles L. 422-4, L. 451-1, R. 431-21, R. 111-27 et R. 111-2 du code de l'urbanisme. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que le terrain n'était pas situé dans un plan de surfaces submersibles et qu'aucune consultation préalable du service d'incendie n'était imposée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : LIEGEOIS

18 mars 2025• 1ère Chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317227

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A C et Mme H contestant le refus implicite de visa de long séjour pour réunification familiale. La commission de recours avait motivé son refus par l'absence de preuve d'une vie commune stable et continue avant la demande d'asile, condition requise par l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que les éléments fournis ne permettaient pas d'établir cette communauté de vie, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La demande d'injonction et les conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : REGENT

17 mars 2025• 9ème chambre
TA64Décision

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402157

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus de la préfète des Landes de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de justifier de la nécessité de sa présence aux côtés de sa mère malade. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.

Avocat : QUADRILEGE AVOCATS

14 mars 2025• CHAMBRE 1
TA25Décision

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2500459

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, ressortissant somalien, qui contestait son transfert aux autorités allemandes et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de transfert, prise par une autorité compétente, ne méconnaissait pas les articles 4, 5, 17 et 21 du règlement (UE) n° 604/2013, ni les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également écarté le moyen d’illégalité de l’assignation à résidence, faute de perspective raisonnable d’éloignement. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. A.

Avocat : COLIN-ELPHEGE

13 mars 2025• Reconduite à la frontière
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2407538

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les recours de M. E et de son épouse, Mme B, ressortissants algériens, contre les arrêtés préfectoraux du 26 juin 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et leur interdisant le retour pour un an. Les requérants contestaient ces décisions en invoquant notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et une erreur d'appréciation sur leur état de santé au regard de l'accord franco-algérien. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légales.

Avocat : ZAEGEL

13 mars 2025• 3ème Chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2304686

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui contestait les retenues opérées par la CAF de la Haute-Savoie sur son allocation aux adultes handicapés (AAH) entre juin 2017 et novembre 2018 pour rembourser un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le requérant soutenait que la créance de RSA était prescrite. Le tribunal a jugé que la prescription biennale prévue à l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles n'était pas acquise, car le délai court à compter de la connaissance des faits par le créancier, et non de la date de naissance de la dette. En conséquence, les retenues étaient légales et les conclusions indemnitaires de M. C ont été rejetées.

Avocat : LEGEAY

12 mars 2025• Juge unique 8
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2417767

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 28 novembre 2024 de la préfète de l'Ain lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : SELARLU HAGEGE

7 mars 2025• 9ème chambre
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501148

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. B, ressortissant soudanais, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil, au motif qu'il aurait altéré volontairement ses empreintes digitales. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'irrégularité de l'évaluation de vulnérabilité, estimant que les mentions de la fiche étaient suffisantes. Il a également jugé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le constat d'altération des empreintes, ce qui constitue un cas de fraude au sens de l'article D. 551-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : ZAEGEL

6 mars 2025• Eloignement urgent
TA54Décision

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403175

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme D, ressortissante marocaine, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et les mesures d'éloignement associées. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur d'appréciation quant à la menace à l'ordre public. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision de la préfète des Vosges était suffisamment motivée et proportionnée. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté du 23 septembre 2024 a été rejetée.

Avocat : SELARL BEGEL - GUIDOT-MANGEOT - BERNARD - JUREK

4 mars 2025• Chambre 1
TA54Décision

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500532

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 18 décembre 2024 par lequel le président de la communauté de communes de Moselle et Madon a mis fin au stage de Mme B A et l'a radiée des effectifs. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante pouvant prétendre à l'allocation de retour à l'emploi et n'établissant pas une situation financière particulièrement précaire. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment du défaut de procédure contradictoire et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande de Mme A a donc été rejetée.

Avocat : SELARL BEGEL - GUIDOT-MANGEOT - BERNARD - JUREK

4 mars 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501149

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, un ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de refus, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et ne révélait pas d'erreur manifeste d'appréciation. Il a notamment considéré que M. A n'avait pas démontré la gravité de sa pathologie alléguée (infection à Helicobacter pylori) ni sa vulnérabilité particulière, et qu'il n'avait pas utilisé la possibilité de faire évaluer son état de santé par un médecin de l'OFII.

Avocat : ZAEGEL

4 mars 2025• Eloignement urgent
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2502758

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'interdiction de retour sur le territoire français de vingt-quatre mois prononcée par le préfet de police le 30 décembre 2024. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a également jugé que la décision, fondée sur les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : CABINET HAGEGE

4 mars 2025• 8e Section - MESD