89 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
89
Décisions totales
383 581
Ordonnances
260 818
Avec résumé IA
Avocat : ELSAESSER
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme A pour contester un arrêté préfectoral du 26 juin 2024 portant obligation de quitter le territoire français. En cours d'instance, la préfète des Vosges a délivré à Mme A une autorisation provisoire de séjour le 18 juillet 2024, abrogeant implicitement l'arrêté contesté. Mme A s'est désistée de ses conclusions en annulation et injonction, dont le tribunal lui a donné acte. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à son avocate.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B E. Le requérant demandait la suspension de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre, invoquant une atteinte grave à sa vie privée et familiale ainsi qu'à l'intérêt supérieur de ses enfants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, M. E ayant déjà fait l'objet d'un jugement rejetant son recours en annulation le 4 juillet 2024 et étant assigné à résidence. Par conséquent, la demande a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond.
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B visant à suspendre l'arrêté de la préfète du Bas-Rhin prolongeant son assignation à résidence. Le juge a estimé que cette requête était irrecevable, car la contestation de l'assignation à résidence relève d'une procédure spéciale et exclusive prévue aux articles L. 732-8 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que le requérant avait d'ailleurs déjà engagée. En conséquence, le juge a admis provisoirement M. B à l'aide juridictionnelle mais a rejeté le surplus de ses conclusions, y compris la demande subsidiaire de sauf-conduit et les frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme A pour contester le refus du préfet du Haut-Rhin d'enregistrer sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a informé le tribunal que la demande était désormais en cours d'instruction, ce qui a conduit la requérante à reconnaître un non-lieu à statuer sur ses conclusions principales. Le tribunal a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En revanche, il a admis Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à verser 1 200 euros à son avocate, sous réserve des conditions prévues par l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.