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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 024 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 024

Décisions totales

383 581

Ordonnances

253 669

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : EMEEffacer tout
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2505106

Le Tribunal Administratif de Lille annule la décision du 22 mai 2025 par laquelle le préfet du Nord a ordonné le transfert de Mme A B vers l'Espagne. Le tribunal retient que cette décision méconnaît l'autorité de la chose jugée, car elle a été prise sans procéder à un nouvel entretien individuel, en violation de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, alors qu'un précédent jugement du 3 avril 2025 avait annulé une première décision de transfert pour ce même motif. La solution est fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le principe de l'autorité de la chose jugée.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

4 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2310192

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui contestait le refus du préfet de la Loire de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant invoquait notamment une erreur de fait (le préfet mentionnait trois enfants au lieu d’un) et une atteinte à sa vie privée et familiale. Le tribunal a estimé que l’erreur de fait était sans incidence sur la légalité de la décision et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DEME

3 juillet 2025• 3ème chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2501753

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du 17 juin 2025 par lequel la préfète du Rhône ordonnait sa remise aux autorités néerlandaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de l'insuffisance de motivation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du règlement Dublin III. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert vers les Pays-Bas.

Avocat : REMEDEM

3 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507162

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait, sous astreinte, la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. La juridiction a estimé que la condition d'urgence n'était plus remplie, la préfète du Rhône ayant, en cours d'instance, fixé un rendez-vous à l'intéressé pour finaliser l'instruction et lui remettre l'attestation. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.

Avocat : DEME

3 juillet 2025
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY02389

Avocat : DEME

3 juillet 2025• 4ème chambre - formation à 3
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2206272

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les requêtes de Mme A, agent territorial, contestant les décisions de la métropole Aix-Marseille-Provence fixant la date de guérison de son accident de trajet au 30 janvier 2022. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la première décision du 24 mai 2022, considérant qu'elle avait été implicitement retirée et remplacée par celle du 17 juillet 2023. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête dirigée contre la décision du 17 juillet 2023, jugeant que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte n'était pas fondé et que l'état de santé de la requérante ne justifiait pas une erreur d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.

Avocat : SEMERIVA

3 juillet 2025• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2310032

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les requêtes de Mme A, agent territorial, contestant les décisions de la métropole Aix-Marseille-Provence fixant la date de guérison de son accident de trajet au 30 janvier 2022. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la décision du 24 mai 2022, celle-ci ayant été implicitement retirée et remplacée par une nouvelle décision du 17 juillet 2023. Sur le fond, le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre la décision du 17 juillet 2023 et le rejet du recours gracieux, estimant que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte n'était pas fondé et que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en fixant la guérison au 31 janvier 2022. La solution retenue s'appuie sur la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.

Avocat : SEMERIVA

3 juillet 2025• 8ème chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2401017

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. C, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe du 12 février 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut de procédure contradictoire, en se fondant sur les délégations de signature régulières et la motivation suffisante de l'arrêté. Elle a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien. Enfin, le tribunal a estimé que la mesure d'éloignement et l'interdiction de retour n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation et ne méconnaissaient pas l'article 3 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Avocat : REMEDEM

3 juillet 2025• Chambre 2
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-23LY03186

Avocat : SCP HERALD, ANCIENNEMENT GRANRUT

3 juillet 2025• 7ème chambre - formation à 3
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409775

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du 20 août 2024 par lequel la préfète du Bas-Rhin refusait un titre de séjour à Mme A, ressortissante albanaise, et lui faisait obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé que ce refus méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté du séjour de l'intéressée (depuis 2015) et de la présence en France de son compagnon, réfugié, et de leurs quatre enfants nés en France. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination ont également été annulées.

Avocat : BOTTEMER

3 juillet 2025• 2ème Chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402418

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné le recours en excès de pouvoir de la société Soleia Ret contre l'arrêté du 19 juillet 2024 par lequel la préfète des Landes a refusé un permis de construire pour une centrale photovoltaïque au sol à Retjons. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, estimant qu'un refus de permis de construire n'entre pas dans le champ de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué, jugeant que le motif de refus fondé sur l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme était insuffisamment motivé et que la préfète n'avait pas démontré l'incompatibilité du projet avec l'activité forestière. La décision applique les articles L. 111-3 et R. 600-1 du code de l'urbanisme.

Avocat : SELARL GOSSEMENT AVOCATS

2 juillet 2025• CHAMBRE 3
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508026

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du 27 juin 2025 de la préfète de la Haute-Savoie l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de dix ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et une erreur manifeste d'appréciation quant à la menace pour l'ordre public. Après avoir entendu les parties, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était légalement fondée sur les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la note blanche des services de renseignement établissait une menace grave et actuelle pour l'ordre public. En conséquence, le tribunal a confirmé l'arrêté contesté et rejeté les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

Avocat : CLEMENT

2 juillet 2025• ELOIGNEMENT
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503173

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 22 avril 2025 excluant Mme B de l'IFSI du centre hospitalier de Cannes pour cinq ans. Le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence du signataire et caractère disproportionné de la sanction) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la condition de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, la requête a été rejetée.

Avocat : SELARL CLEMENT-DELPIANO

1 juillet 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503485

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C, ressortissant letton, contestant un arrêté préfectoral du 23 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et non entaché d'un défaut d'examen sérieux, en raison des multiples condamnations pénales de l'intéressé. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de la directive 2004/38/CE et de l'article 45 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, au vu du comportement de M. C. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes accessoires, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.

Avocat : SUID - VANHEMELRYCK

1 juillet 2025• Magistrat Mme SANDJO
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403694

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par plusieurs associations et un syndicat agricole d’un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux du 30 août 2024 autorisant la construction de centrales photovoltaïques au sol sur la commune d’Aigremont. Les requérants contestaient la légalité des permis au motif que les installations, prévues sur des terrains à potentiel agronomique, méconnaissaient les dispositions du 2° de l’article L. 111-4 du code de l’urbanisme en étant incompatibles avec l’exercice d’une activité agricole. Le tribunal a examiné la recevabilité de la requête et le bien-fondé du moyen unique tiré de la violation de ces dispositions.

Avocat : SELARL GOSSEMENT AVOCATS

1 juillet 2025• 1ère chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2107667

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. B de deux recours en excès de pouvoir contre des arrêtés de la maire d'Aix-en-Provence du 29 juin 2021 retirant des décisions implicites de non-opposition à des déclarations préalables pour un remblaiement destiné à la plantation de vignes. Le tribunal a joint les deux instances. Il a examiné la légalité des retraits, notamment au regard de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme et de la procédure contradictoire prévue à l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement statue sur les moyens soulevés par le requérant, dont l'incompétence de l'auteur de l'acte et le défaut de motivation.

Avocat : SARL NEMESIS

1 juillet 2025• 10eme Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2107660

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les recours de M. B contre deux arrêtés de la maire d’Aix-en-Provence retirant des décisions implicites de non-opposition à des déclarations préalables pour du remblaiement viticole. La juridiction a jugé que les arrêtés de retrait étaient légaux, rejetant les moyens d’incompétence, de défaut de motivation et de violation de la procédure contradictoire. Le tribunal a estimé que le projet méconnaissait les dispositions du plan local d’urbanisme (PLU) en zone N, justifiant ainsi le retrait sur le fondement de l’article L. 424-5 du code de l’urbanisme. Les requêtes ont été rejetées, et les demandes de frais de justice de M. B ont été écartées.

Avocat : SARL NEMESIS

1 juillet 2025• 10eme Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505053

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D E, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète du Rhône. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, de défaut d'examen particulier et d'erreur d'appréciation, en se fondant notamment sur les stipulations du protocole annexé à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Elle a estimé que la requérante ne justifiait pas de la réalité et du sérieux de ses études, ayant échoué à plusieurs reprises, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée pour défaut d'urgence.

Avocat : DEME

1 juillet 2025• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506066

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par des demandeurs d'asile sollicitant le versement rétroactif de l'allocation pour demandeur d'asile (ADA) et la délivrance d'une carte ADA fonctionnelle. En cours d'instance, l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a décidé de procéder au paiement de l'allocation pour la période antérieure au refus des conditions matérielles d'accueil, rendant sans objet les conclusions principales. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur cette demande et a rejeté la demande de délivrance d'une carte ADA, car elle se heurtait à la décision administrative de refus des conditions matérielles d'accueil prise le 28 mai 2025. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'OFII a été condamné à verser 800 euros à l'avocat des requérants au titre des frais de justice.

Avocat : CLEMENT

30 juin 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2510915

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de visa de long séjour pour conjoint de Français opposé à M. C. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas satisfaite, malgré la séparation prolongée et les difficultés de santé et financières de l’épouse, en raison notamment de l’absence de démonstration évidente du maintien des liens conjugaux. La requête est rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens soulevés (erreur manifeste d’appréciation, violation des articles L. 312-3 du CESEDA et 8 de la CEDH).

Avocat : DEME

30 juin 2025