3 024 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 024
Décisions totales
383 581
Ordonnances
260 518
Avec résumé IA
Avocat : SCP CLEMENT-DELPIANO
Avocat : DEME
Avocat : CLEMENT D'ARMONT
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète avait examiné sa situation, notamment son absence de progression universitaire significative après trois ans en France. Appliquant l'article 9 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992, le tribunal a jugé que le refus n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, car la requérante n'avait validé qu'une seule année d'études et sa réorientation constituait une régression. Par conséquent, l'illégalité du refus de titre n'étant pas établie, l'obligation de quitter le territoire français a été maintenue.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la communauté de communes Les Avants Monts afin de déterminer les causes et l’étendue des désordres affectant les travaux de renouvellement des réseaux d’eau potable, d’eaux pluviales et d’eaux usées réalisés par la SARL TTPR Services. Le juge a estimé cette mesure utile pour permettre aux parties de faire valoir leurs droits, sans préjuger des responsabilités. La demande de la société visant à ce que les dépens soient réservés a été rejetée, ces frais relevant du juge du fond. La décision se fonde sur les articles R. 532-1, R. 621-13 et R. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP LES AVOCATS DU THELEME
Le Tribunal administratif de Versailles a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui demandait la condamnation du centre hospitalier Sud Francilien à lui verser 6 000 euros en réparation de préjudices subis lors d’une agression survenue le 20 octobre 2015 dans le service de psychiatrie. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que ce désistement n’appelait aucune opposition et a donc clos l’instance. Les dépens sont laissés à la charge de chaque partie telle qu’elle les a exposés.
Avocat : SCP SAID LEHOT WATREMEZ
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C, agent du centre hospitalier d'Avignon. Cette mesure vise à déterminer l'ensemble des préjudices subis par la requérante du fait de ses maladies professionnelles (MP 57A) et de leur rechute, reconnues imputables au service. Le tribunal a jugé la demande utile pour un litige potentiel, rappelant que si la rente d'invalidité répare forfaitairement les préjudices patrimoniaux, les préjudices extra-patrimoniaux (souffrances, préjudice esthétique, etc.) peuvent donner lieu à une indemnisation complémentaire. La question des frais d'expertise a été réservée.
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A, réfugiée burundaise, qui contestait le refus de délivrance de visas de long séjour pour ses trois enfants au titre de la réunification familiale. La commission de recours avait fondé son refus sur l'absence de preuve que Mme A détenait l'autorité parentale exclusive sur les enfants, le père étant présent lors des déclarations de naissance. Le tribunal estime que ce motif est légal et suffit à justifier la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le lien de filiation. Il écarte également la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour la requérante de démontrer l'intensité des liens affectifs ou une situation de précarité des enfants au Burundi.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 4 août 2024 par lequel la préfète du Bas-Rhin l'avait assigné à résidence. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'obligation de quitter le territoire français datant de moins de trois ans. Il a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'erreur de fait sur la notification de l'obligation de quitter le territoire français, et d'erreur de droit.
Avocat : BOTTEMER
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, qui contestait son assignation à résidence pour un an, prononcée par le préfet du Pas-de-Calais le 25 juin 2024. Le juge a estimé que les moyens de légalité externe (incompétence du signataire et insuffisance de motivation) étaient manifestement infondés, et que les moyens de fond (erreur de droit, erreur d’appréciation, violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) n’étaient pas assortis de précisions suffisantes. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables ou infondées.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B pour contester un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi de 10 892,32 euros réclamé par France Travail. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, estimant que le litige relevait de la compétence judiciaire. Cette solution est fondée sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, qui maintiennent la compétence judiciaire pour les prestations d'assurance chômage liées à un contrat de droit privé. En l'absence de preuve d'un contrat de travail de droit public, les conclusions de Mme B ont été rejetées par ordonnance.
Avocat : SELARL ENVIRONNEMENT DROIT PUBLIC
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A B pour contester un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi de 29 071,85 euros réclamé par France Travail. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que, conformément aux articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, les litiges relatifs aux prestations d'assurance chômage relèvent de la compétence des juridictions judiciaires, sauf si le contrat de travail à l'origine de l'allocation est de droit public, ce qui n'était pas établi en l'espèce. Les conclusions accessoires au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision implicite du sous-directeur des visas rejetant le recours contre le refus de visa de court séjour opposé à Mme B épouse C, ressortissante camerounaise souhaitant rendre visite à sa fille française. Le tribunal a estimé que l'administration n'apportait pas la preuve du risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, en l'absence de production de mémoire en défense et au vu des justificatifs présentés. La décision a été fondée sur les articles 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa dans un délai de deux mois et condamné l'État à verser 1 200 euros aux requérantes au titre des frais de justice.
Avocat : YEMENE TCHOUATA
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 26 juin 2024 lui refusant le renouvellement de son attestation de demandeur d'asile et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et que la requérante n'établissait pas encourir des risques personnels et actuels en cas de retour dans son pays d'origine. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 611-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles 3 et 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : REMEDEM
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné le recours de M. A, ressortissant afghan, contre l'arrêté préfectoral du 4 juillet 2024 lui refusant le renouvellement de son attestation de demandeur d'asile, l'obligeant à quitter le territoire français, l'astreignant à résidence et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SASU Fuel 19. Celle-ci contestait le rejet de ses offres pour les lots n° 1, 2 et 3 d'un accord-cadre de fourniture de carburants, motif pris de l'absence de justificatifs suffisants. Le tribunal a estimé que la société requérante n'avait pas produit les prix journaliers demandés par le règlement de la consultation, rendant son offre irrégulière au sens des articles L. 2152-1 et L. 2152-2 du code de la commande publique. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de passation et l'attribution des lots à l'attributaire.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 6 juin 2024 par lequel la préfète du Bas-Rhin a refusé de délivrer une autorisation de travail à M. C pour le compte de la société FAN TP. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence du signataire, insuffisance de motivation, erreurs de fait) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête est donc rejetée dans son ensemble, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.