12 792 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 792
Décisions totales
383 581
Ordonnances
266 517
Avec résumé IA
Avocat : SCP WAQUET FARGE HAZAN
Avocat : CABINET BRUNEAU & FAGOT
Avocat : SELAS FASQUEL ET DUGLUE
Avocat : FAURE CROMARIAS
Avocat : KHANIFAR
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que ce classement, motivé par l'incomplétude du dossier malgré une mise en demeure restée sans réponse, ne constitue pas une décision faisant grief et est donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La solution retenue s'appuie sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permet ce classement en cas de non-production des pièces demandées, et sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour irrecevabilité manifeste.
Avocat : BOUKHELIFA
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 10 juin 2024 refusant le regroupement familial au bénéfice du fils mineur de Mme C..., ressortissante nigériane. Le préfet avait motivé son refus par l'absence de ventilation dans la cuisine du logement, mais un procès-verbal d'huissier a démontré l'existence d'une fenêtre et d'une ventilation mécanique fonctionnelle. Le tribunal retient une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du décret du 30 janvier 2002. Il enjoint au préfet d'accorder le regroupement familial dans un délai de deux mois et condamne l'Etat à verser 1 100 euros à Mme C... au titre des frais de justice.
Avocat : FAUVEAU IVANOVIC
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D..., ressortissant nigérian, contestant un arrêté préfectoral du 9 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation et de la méconnaissance du droit d'être entendu, en application des articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : KEUFAK TAMEZE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 6 mars 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait refusé de délivrer un titre de séjour à Mme D..., ressortissante congolaise, et l'avait obligée à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne soumettant pas la demande de Mme D... à la commission du titre de séjour, alors qu'elle justifiait résider habituellement en France depuis plus de dix ans. Par conséquent, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Avocat : SCP ARLAUD AUCHER-FAGBEMI
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 8 avril 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait obligé M. A..., ressortissant mauritanien, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Cette annulation est fondée sur l'autorité de la chose jugée par un arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles du 8 avril 2025, qui avait déjà annulé un précédent arrêté similaire pour atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale, et enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour. Le tribunal a considéré que le préfet ne pouvait pas reprendre une nouvelle mesure d'éloignement en l'absence de circonstances de droit ou de fait nouvelles. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Avocat : PIFFAULT
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 18 octobre 2024 par lequel le préfet de Seine-et-Marne refusait de délivrer un titre de séjour « salarié » à M. B..., ressortissant camerounais, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas établi le caractère frauduleux de la promesse d'embauche produite par le requérant, seul motif du refus fondé sur l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision de refus de titre de séjour a été annulée, ainsi que, par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination.
Avocat : FAVAIN
Le Tribunal administratif de Melun a constaté, par ordonnance du 18 décembre 2025, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme C... demandant l'annulation du refus implicite du préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de séjour "salarié". Cette solution a été retenue car l'administration a finalement délivré à l'intéressée une carte de résident valable quatre ans, rendant les conclusions principales sans objet. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 800 euros à Mme C... au titre des frais de justice.
Avocat : FAZOLO
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 22 janvier 2021. Le tribunal a jugé que le syndrome anxio-dépressif déclaré en juin 2022 n'était pas imputable aux faits invoqués, faute de lien de causalité établi et en raison du délai écoulé. Les conclusions en décharge et en indemnisation ont également été rejetées, les premières étant irrecevables et les secondes non fondées. La décision s'appuie sur l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983.
Avocat : CABINET BARDON & DE FAY- Avocats Associés - BF2A
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté préfectoral du 27 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment l'insuffisance de motivation, l'irrégularité de la procédure faute de récépissé, et la méconnaissance des articles L. 423-1, L. 423-23, L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la préfète avait suffisamment motivé sa décision et que M. B... ne justifiait pas d'une vie privée et familiale stable en France ni d'une insertion professionnelle répondant aux critères légaux. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires (injonction, frais de justice) ont été rejetées.
Avocat : FARRAJ
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. C... A... contestant un arrêté préfectoral de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire français et d'interdiction de retour. La requête a été jugée tardive car introduite le 26 février 2025, alors que l'arrêté attaqué, notifié par courrier recommandé présenté le 6 septembre 2024, était réputé régulièrement notifié à cette date. Le délai d'un mois pour saisir le tribunal, prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était donc expiré. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : VERFAILLIE EMMANUEL
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent, que la motivation était suffisante et que le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire était inopérant. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le titre, compte tenu des redoublements successifs de l'étudiant et de l'insuffisance de ses ressources. La requête a donc été rejetée sur le fondement des articles L. 422-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FAKIH
Le Tribunal administratif de Paris annule la décision du 10 novembre 2025 par laquelle le directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a refusé à Mme C... B..., ressortissante péruvienne, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal estime que l’OFII a commis une erreur manifeste d’appréciation en ne prenant pas en compte la vulnérabilité de la requérante, de son mari et de leur enfant nouveau-né, qui vivaient dans un camion. Il enjoint à l’OFII d’accorder ces conditions matérielles d’accueil à compter du 10 novembre 2025, sous réserve de changement de circonstances. La décision s’appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : IVANOVIC FAUVEAU
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son épouse et ses enfants. La requête en annulation a été jugée irrecevable car présentée plus d'un an après la naissance de la décision implicite, soit au-delà du délai raisonnable de recours. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées en l'absence d'illégalité fautive. La décision s'appuie sur les articles R. 434-26 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 421-2 du code de justice administrative.
Avocat : SARFATI
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours de Mme C..., ressortissante guinéenne, contre un arrêté du préfet de la Moselle du 20 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et contre un arrêté du 24 novembre 2025 la maintenant en rétention administrative. La requérante invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), des risques de traitements inhumains en cas de retour (article 3 de la CEDH), et une erreur d'appréciation sur son état de santé et ses garanties de représentation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la demande d'asile de l'intéressée avait été définitivement rejetée, qu'elle ne justifiait pas de liens personnels ou familiaux stables en France ni d'un suivi médical régulier, et qu'elle ne présentait pas de garanties de représentation suffisantes. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes de Mme C... et confirmé la légalité des arrêtés préfectoraux, en application des articles L. 611-1
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. E... contre l'arrêté du préfet du Nord lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision légalement fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant, au regard de la convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son séjour irrégulier et de l'absence de liens familiaux stables établis. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.