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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

12 792 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

12 792

Décisions totales

383 581

Ordonnances

267 117

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : FAEffacer tout
CAA13Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA02761

Avocat : BOUKHELIFA

16 décembre 2025• Juge des référés
CAA13Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA02762

Avocat : BOUKHELIFA

16 décembre 2025• Juge des référés
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400801

Le Tribunal Administratif de Limoges annule le certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Faux-la-Montagne à Mme A... pour son projet de construction d'une maison d'habitation. Le tribunal relève que la commune, classée en zone de montagne, est régie par l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme, et non par l'article L. 111-3, qui a été appliqué à tort. De plus, l'administration a commis une erreur de fait en estimant que la parcelle n'était pas raccordable aux réseaux publics, contrairement aux pièces du dossier.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE - BOUCHERLE - MAGNE- MONS-BARIAUD

16 décembre 2025• 2ème chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536004

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... demandant la suspension d’une décision implicite de refus de titre de séjour. Le juge a constaté que la requérante n’avait pas introduit de requête au fond en annulation de cette décision, condition préalable indispensable à la recevabilité d’une demande de suspension. En l’absence de cette requête principale, les conclusions de Mme A... ont été jugées manifestement irrecevables. L’ordonnance a donc rejeté l’intégralité des demandes, y compris celles relatives aux frais de justice.

Avocat : PIFFAULT

16 décembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403070

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 27 février 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a également jugé que le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et n'étaient pas entachés d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.

Avocat : FALAH

16 décembre 2025• 6ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404528

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société ID Logistics France, qui demandait l’annulation de la décision du ministre du travail refusant d’autoriser le licenciement de M. A..., un salarié protégé. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, et a jugé que le ministre n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en estimant que la matérialité des faits reprochés (détournement de marchandises) n’était pas établie, faute de preuves suffisantes. La décision s’appuie sur les articles L. 2411-1 et suivants du code du travail relatifs à la protection des salariés mandatés.

Avocat : FACTORHY AVOCATS

16 décembre 2025• 1ère chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301543

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du préfet de la Haute-Vienne refusant à M. B..., ressortissant algérien, la délivrance d'un certificat de résidence de dix ans en tant que parent d'enfant français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que la présence de M. B... constituait une menace pour l'ordre public, se fondant sur une condamnation pour stupéfiants vieille de six ans, sans caractère actuel. La décision s'appuie sur l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui prévoit la délivrance de plein droit de ce titre sous réserve de l'ordre public. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B....

Avocat : FARE

16 décembre 2025• 2ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324704

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante camerounaise, qui contestait la décision du préfet de police du 2 octobre 2023 lui retirant sa carte de résident. La requérante invoquait notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de motivation, un défaut d’examen de sa situation et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a écarté l’ensemble de ces moyens, jugeant que la décision était régulièrement signée par un délégataire, suffisamment motivée en droit et en fait, et sans incidence sur le droit au séjour de l’intéressée dès lors que sa carte était déjà expirée. La solution retenue est fondée sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : KEUFAK TAMEZE

16 décembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533060

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision du 7 novembre 2025 par laquelle le directeur général de l’OFII a refusé à Mme D... A..., ressortissante soudanaise enceinte et en situation de grande précarité, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. La requérante soutenait notamment une erreur manifeste d’appréciation de sa vulnérabilité, liée à sa grossesse et aux violences subies. Le tribunal a jugé que l’OFII avait commis une telle erreur en ne tenant pas suffisamment compte de sa situation, en méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : IVANOVIC FAUVEAU

16 décembre 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533227

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision du 10 novembre 2025 par laquelle l'OFII a refusé à M. A..., demandeur d'asile malien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal juge que ce refus, fondé sur la tardiveté de la demande d'asile, méconnaît les articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il estime que l'OFII n'a pas pris en compte la vulnérabilité particulière du requérant, parent isolé d'un enfant né le 21 octobre 2025, et l'intérêt supérieur de cet enfant. La décision est annulée et il est enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de huit jours.

Avocat : IVANOVIC FAUVEAU

16 décembre 2025• 8e Section - MESD
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2406000

Le Tribunal Administratif de Nantes (11ème chambre) a annulé la décision du 21 février 2024 par laquelle le sous-directeur des visas avait refusé de délivrer des visas de court séjour à M. B... et Mme C..., ressortissants iraniens. Le tribunal a jugé que le motif de refus, fondé sur un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. Il a estimé que les requérants justifiaient de garanties de retour suffisantes en Iran (emplois stables, propriétés immobilières, voyages antérieurs respectés). En application des articles 10 de la convention de Schengen et 21 et 32 du code communautaire des visas, le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer les visas demandés dans un délai de trois mois.

Avocat : FAALI

16 décembre 2025• 11ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506466

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... demandant la suspension de la décision du préfet d'Eure-et-Loir lui refusant un titre de séjour. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, s'agissant d'une première demande de titre de séjour et non d'un renouvellement, et que M. A... ne justifiait pas de circonstances particulières rendant urgente la suspension. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, notamment au regard de l'article L. 435-3 du CESEDA.

Avocat : BOUALI FATIMA

16 décembre 2025
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503873

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme F..., ressortissante kosovare, contestant l'arrêté du préfet de la Moselle du 1er décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), et une méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la délégation de signature était régulière et que les décisions étaient proportionnées. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral pris en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

16 décembre 2025• Reconduites à la frontière
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503995

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de l’Yonne ordonnant son maintien en rétention administrative. Entre-temps, le requérant a été remis en liberté par décisions du juge judiciaire des 11 et 12 décembre 2025, puis assigné à résidence. Constatant que la mesure de rétention contestée avait ainsi perdu son objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté les demandes accessoires. Cette solution est fondée sur l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

16 décembre 2025
TA63Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500542

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a pris acte, par ordonnance du 16 décembre 2025, du désistement pur et simple de la société Roche dans le litige l’opposant au Syndicat départemental d’énergie de l’Allier. Ce désistement, intervenu suite à un accord trouvé en médiation, concernait un titre de recette relatif à des pénalités de retard sur un marché public de construction. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l’instance sans examiner le fond du recours.

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

16 décembre 2025
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2300794

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par le syndicat des commissionnaires en douane et transitaires de la Guadeloupe (SCDTG) et plusieurs sociétés de transport d’une demande d’annulation du contrat de cession de la branche d’activité « stockage et traitement du fret aérien » conclu le 5 juillet 2022 entre la Société aéroportuaire de Guadeloupe Pôle Caraïbes (SAGPC) et la société PLSG. Les requérants soutenaient que cette cession était illégale car elle permettait à la société PLSG, une filiale, d’accéder à des données confidentielles de ses concurrents, portant atteinte au libre jeu de la concurrence. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le litige relevait de la compétence de la juridiction judiciaire et non administrative, en application de l’article 7 de la loi du 20 avril 2005 relative aux aéroports, la SAGPC étant une personne morale de droit privé concessionnaire d’un aérodrome et non un mandataire de l’État.

Avocat : LAFAY

16 décembre 2025• 1ère Chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2306655

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SAS FBCP Multiservices, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour l'exercice 2017. La société invoquait notamment l'irrégularité de la procédure pour défaut de communication de documents obtenus de tiers, une motivation insuffisante de la proposition de rectification, et la déductibilité de charges de sous-traitance. Le tribunal a jugé que l'administration avait respecté son obligation d'information prévue à l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales, en précisant la teneur et l'origine des renseignements obtenus, et que la société n'avait pas démontré avoir demandé la communication des documents avant la mise en recouvrement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens, confirmant le redressement fiscal.

Avocat : PEFANIS

16 décembre 2025• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2306741

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme A... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2013, 2014, 2016 et 2017. Les requérants contestaient la régularité de la procédure, notamment l'absence de garanties liées à une vérification de comptabilité de la société luxembourgeoise « D... A... Investment SA » et l'application de l'article 123 bis du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'administration ne s'était pas livrée à une vérification de comptabilité de cette société, mais avait simplement utilisé les résultats du contrôle de la société française FBCP Multiservices et une demande d'assistance administrative internationale. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi les impositions supplémentaires et la majoration de 80% pour manœuvre frauduleuse, sur le fondement des articles 123 bis du CGI et L.13, L.114 du LPF.

Avocat : PEFANIS

16 décembre 2025• 4ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2306448

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 3 600 euros à M. C... pour carence fautive dans son obligation de relogement. M. C..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 16 février 2018, n’avait reçu aucune proposition de logement dans le délai légal. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, pour la période du 16 août 2018 au 25 mars 2022. Le tribunal a estimé que le préjudice subi, lié au maintien dans un logement suroccupé, justifiait cette indemnisation.

Avocat : FAHANDEJ SAADI

16 décembre 2025• 7ème Chambre (J.U)
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533002

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision du 6 novembre 2025 par laquelle le directeur général de l’OFII a refusé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil à Mme A..., agissant pour son fils mineur de trois mois. Le tribunal retient que l’OFII n’a pas pris en compte la vulnérabilité particulière de l’enfant et de sa mère, qui se trouvaient sans hébergement ni ressources, en méconnaissance de l’article 3-1 de la convention internationale des droits de l’enfant et des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint à l’OFII d’accorder ces conditions matérielles d’accueil et de verser rétroactivement les allocations pour demandeur d’asile à compter du 6 novembre 2025, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : IVANOVIC FAUVEAU

16 décembre 2025• 8e Section - MESD