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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

784 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

784

Décisions totales

383 581

Ordonnances

309 756

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : FOUREffacer tout
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506440

Le Tribunal Administratif d'Orléans annule la décision du 26 novembre 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration a refusé à M. B..., ressortissant algérien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge estime que le requérant justifie d'un motif légitime pour avoir sollicité l'asile plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France, en raison des risques liés à son orientation sexuelle et à sa transition sexuelle en cours. La décision se fonde sur les articles L. 551-15, L. 531-27 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.

Avocat : DUFOUR

30 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400523

Le Tribunal administratif de Montpellier, par une ordonnance du 29 décembre 2025, a donné acte du désistement de l’association France nature environnement Occitanie Méditerranée de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à obtenir l’annulation partielle d’un arrêté préfectoral du 6 décembre 2023 portant avenant à la concession des plages naturelles de la commune de Vendres. Le désistement, déclaré pur et simple par l’association dans un mémoire du 27 novembre 2025, a été accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre conclusion n’a été retenue, les frais de justice n’étant pas évoqués dans la décision finale.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL GIL-FOURRIER CROS CRESPY

29 décembre 2025
TA101Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2502243

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du maire de L'Etang-Salé interdisant la circulation des mineurs non accompagnés sur la voie publique de 22h à 5h30. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'arrêté portant une atteinte grave et immédiate à la liberté d'aller et venir, notamment pendant les vacances scolaires. Il a également jugé que l'arrêté portait une atteinte grave et manifestement illégale à cette liberté fondamentale, en l'absence de justification précise et circonstanciée de troubles à l'ordre public justifiant une mesure aussi générale et disproportionnée. La décision se fonde sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : DJAFOUR

24 décembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524147

Le Tribunal administratif de Paris a examiné la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de douze mois. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée à sa situation personnelle. La requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FOURNIER

24 décembre 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2523190

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C..., représentante légale d'un mineur angolais, qui contestait le refus du préfet de police de lui délivrer un document de circulation pour étranger mineur. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen sérieux, et la méconnaissance des articles L. 414-4 et R. 414-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : FOURNIER

24 décembre 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506777

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 12 décembre 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant camerounais. Le préfet avait motivé ce refus par la menace à l'ordre public que constituait la présence de l'intéressé, en application des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 426-17, L. 423-21 du même code et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : VEFOUR

23 décembre 2025
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501358

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. et Mme D... contestant le refus d'autorisation d'instruire leur fils en famille. La juridiction a d'abord écarté le moyen de procédure, jugeant que la commission de recours de l'académie était régulièrement composée. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'administration n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en estimant que la scolarisation en établissement était plus conforme à l'intérêt supérieur de l'enfant, conformément à l'article L. 131-5 du code de l'éducation. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes des requérants.

Avocat : FOURET

23 décembre 2025• 1ère chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2502221

Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné le recours en excès de pouvoir de Mme A..., ressortissante mauricienne, contre un arrêté préfectoral du 17 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de l'article 3 de la CEDH et de l'article L.425-9 du CESEDA, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation sur son état de santé. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que la motivation de l'arrêté était suffisante au regard des articles L.613-1 et L.613-2 du CESEDA, et que le préfet avait légalement pu refuser un délai de départ volontaire en application des articles L.612-2 et L.612-3 du même code. La requête a été rejetée.

Avocat : DJAFOUR

23 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401543

Le Tribunal administratif de Limoges annule la décision du 26 juillet 2024 par laquelle la commission de l’académie de Limoges a rejeté le recours de M. D... et Mme E... contre le refus d’autorisation d’instruire leur fils en famille. La solution retenue est fondée sur un vice de procédure : l’administration n’a pas justifié de la composition régulière de la commission, en méconnaissance de l’article D. 131-11-11 du code de l’éducation. Le tribunal rejette la demande d’injonction mais condamne l’État à verser 1 200 euros aux requérants au titre des frais de justice.

Avocat : FOURET

23 décembre 2025• 1ère chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401985

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C... contestant le refus de la préfète de Meurthe-et-Moselle de délivrer une autorisation de travail pour un salarié étranger. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur les articles R. 5221-20 du code du travail, en raison d’un manquement grave aux obligations déclaratives sociales (emploi de deux salariés sans déclaration préalable) et d’un risque pour la santé et la sécurité au travail (absence de protection contre les chutes de hauteur). La solution retenue est le rejet de la requête, la décision n’étant pas entachée d’erreur d’appréciation malgré les difficultés de recrutement invoquées.

Avocat : FOURNIER

22 décembre 2025• Chambre 3
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511880

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet du Nord refusant de délivrer une carte de résident à un réfugié birman. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que l’intéressé bénéficiait d’une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’en juin 2026, l’autorisant à travailler, et qu’aucune circonstance particulière ne justifiait une intervention à très bref délai. La solution retenue est le rejet de la requête, sans examen des moyens de fond, faute d’urgence caractérisée.

Avocat : FOURDAN

22 décembre 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506390

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B..., ressortissant camerounais, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant s'est désisté purement et simplement de sa requête en référé suspension. Par ordonnance du 19 décembre 2025, le juge des référés a donné acte de ce désistement, mettant fin à l'instance.

Avocat : VEFOUR

19 décembre 2025
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501833

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B..., ressortissant albanais, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision de la préfète de Meurthe-et-Moselle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que ni la durée de présence en France et l'intégration familiale, ni la promesse d'embauche sans diplôme ou expérience préalable, ne constituaient des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour.

Avocat : FOURNIER

19 décembre 2025• Chambre 2
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2501523

Le Tribunal administratif d'Amiens annule la décision du ministre de l'intérieur du 22 août 2024 invalidant le permis de conduire de M. A..., le solde de points de son permis initial n'étant pas nul. Le tribunal constate un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives au retrait de points lié à l'infraction du 19 avril 2021, celle-ci ayant été annulée par une relaxe. M. A... ne peut conserver deux permis ; il devra, dans un délai d'un mois, opter entre la restitution de son permis initial et la conservation de son permis probatoire obtenu en septembre 2024. La décision est fondée sur les dispositions du code de la route.

Avocat : DUFOUR ET ASSOCIES

19 décembre 2025• JU1
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2402174

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme C... contestant l'arrêté du préfet de la Manche du 8 juillet 2024 suspendant son permis de conduire pour six mois. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer, jugeant que la fin de la suspension ne privait pas d'objet le recours en annulation. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré de l'erreur de droit et de fait, estimant que la matérialité de l'infraction relevait du juge judiciaire et que le contrôle était fondé sur l'article L. 234-3 du code de la route. Le moyen de disproportion a également été écarté faute d'éléments suffisants pour l'étayer.

Avocat : FOURMONT

19 décembre 2025• 1ère chambre JU
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411142

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B..., ressortissante comorienne, qui contestait le refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour « vie privée et familiale », révélé par la délivrance d’un titre « étudiant » le 23 décembre 2024. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 423-21 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la délivrance d’un titre « étudiant » ne constituait pas un refus de renouvellement du titre « vie privée et familiale » et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : FOURDAN

18 décembre 2025• 4ème Chambre
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500674

Le Tribunal Administratif de Lille a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions en annulation et injonction, après que celui-ci a obtenu un titre de séjour. La requête initiale visait l’annulation du refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer un titre « travailleur temporaire ». Le tribunal a condamné l’État à verser 800 euros à son avocate au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.

Avocat : FOURDAN

18 décembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-1915124

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E... visant à l'annulation de la décision du ministre de la défense du 21 février 2021 lui refusant une pension militaire d'invalidité. Le litige portait sur l'imputabilité au service de deux infirmités (coxarthrose et scoliose) dont souffre l'ancien caporal. Se fondant sur les articles L. 2 et L. 4 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre, le tribunal a estimé que les éléments du dossier, notamment le rapport d'expertise, ne permettaient pas d'établir un lien direct et certain entre ces infirmités et le service accompli. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la demande de pension.

Avocat : ELBAZ - FOURNIER LABAT - SIBON

18 décembre 2025• 9ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511301

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A... E..., ressortissant soudanais, contestant l'arrêté du 14 novembre 2025 par lequel le préfet du Nord a ordonné son transfert aux autorités italiennes. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant la décision de transfert légalement fondée sur l'accord implicite des autorités italiennes. En conséquence, il a refusé d'annuler l'arrêté préfectoral et a rejeté les demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : FOURDAN

18 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503688

Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 2 décembre 2025 assignant à résidence M. B..., ressortissant géorgien, pour une durée de 45 jours. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait légalement fonder cette assignation sur une obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 17 octobre 2023, dès lors que M. B... avait exécuté cette mesure en quittant la France pour la Géorgie en décembre 2023, comme l'attestaient les tampons sur son passeport. En application des articles L. 711-2 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une OQTF exécutée ne peut plus servir de base légale à une nouvelle assignation à résidence en cas de retour en France.

Avocat : FOURNIER

18 décembre 2025• URGENCES ETRANGERS