239 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
239
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 368
Avec résumé IA
Avocat : FOURNIER
Le Tribunal administratif de Paris a examiné la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de douze mois. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée à sa situation personnelle. La requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C..., représentante légale d'un mineur angolais, qui contestait le refus du préfet de police de lui délivrer un document de circulation pour étranger mineur. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen sérieux, et la méconnaissance des articles L. 414-4 et R. 414-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C... contestant le refus de la préfète de Meurthe-et-Moselle de délivrer une autorisation de travail pour un salarié étranger. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur les articles R. 5221-20 du code du travail, en raison d’un manquement grave aux obligations déclaratives sociales (emploi de deux salariés sans déclaration préalable) et d’un risque pour la santé et la sécurité au travail (absence de protection contre les chutes de hauteur). La solution retenue est le rejet de la requête, la décision n’étant pas entachée d’erreur d’appréciation malgré les difficultés de recrutement invoquées.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B..., ressortissant albanais, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision de la préfète de Meurthe-et-Moselle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que ni la durée de présence en France et l'intégration familiale, ni la promesse d'embauche sans diplôme ou expérience préalable, ne constituaient des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E... visant à l'annulation de la décision du ministre de la défense du 21 février 2021 lui refusant une pension militaire d'invalidité. Le litige portait sur l'imputabilité au service de deux infirmités (coxarthrose et scoliose) dont souffre l'ancien caporal. Se fondant sur les articles L. 2 et L. 4 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre, le tribunal a estimé que les éléments du dossier, notamment le rapport d'expertise, ne permettaient pas d'établir un lien direct et certain entre ces infirmités et le service accompli. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la demande de pension.
Avocat : ELBAZ - FOURNIER LABAT - SIBON
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 2 décembre 2025 assignant à résidence M. B..., ressortissant géorgien, pour une durée de 45 jours. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait légalement fonder cette assignation sur une obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 17 octobre 2023, dès lors que M. B... avait exécuté cette mesure en quittant la France pour la Géorgie en décembre 2023, comme l'attestaient les tampons sur son passeport. En application des articles L. 711-2 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une OQTF exécutée ne peut plus servir de base légale à une nouvelle assignation à résidence en cas de retour en France.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant les arrêtés du 27 novembre 2025 par lesquels la préfète de l’Isère lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, lui a interdit le retour pour un an et l’a assigné à résidence. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et signé par une autorité compétente, et que le droit d’être entendu de l’intéressé n’avait pas été méconnu. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête. Les textes appliqués incluent le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme, et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé l'arrêté du 1er avril 2025 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle refusait un titre de séjour à M. C..., ressortissant tunisien, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le motif de refus tiré de la menace pour l'ordre public, fondé sur des violences conjugales, était entaché d'erreur manifeste d'appréciation, le requérant ayant été relaxé pour les faits de 2019 et les faits de 2024 n'ayant pas donné lieu à des poursuites. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. C... dans un délai de deux mois, sans toutefois faire droit à la demande de délivrance d'un titre de séjour. La décision s'appuie notamment sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la commune de Meyreuil. Cette mesure vise à examiner les désordres affectant la cour de l'école Robert Lagier, notamment des affaissements, dans le cadre d'un marché public de travaux. La juridiction a considéré que la demande d'expertise présentait un caractère utile pour une éventuelle action en responsabilité ultérieure, sans préjuger des responsabilités. La demande de la commune visant à imposer un pré-rapport a été rejetée, et les conclusions relatives aux frais de justice ont été écartées.
Avocat : SCP FOURNIER & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A... contre l'arrêté du préfet de Meurthe-et-Moselle du 22 octobre 2025 l'assignant à résidence. La requérante excipait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre en août 2024, mais le tribunal a jugé que cette décision, devenue définitive faute de recours dans les délais, ne pouvait plus être contestée. Par conséquent, le moyen tiré du défaut de base légale de l'assignation à résidence a été écarté. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FOURNIER-PIEUCHOT
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme E... contestant l'arrêté du préfet de police ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de sa demande d'asile. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du règlement UE n° 604/2013, permettant à la France d'examiner sa demande par dérogation. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les éléments soulevés, notamment la présence de membres de la famille en France, ne justifiaient pas la mise en œuvre de la clause discrétionnaire de l'article 17, faute de défaillances systémiques en Italie. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les règlements européens n° 604/2013 et n° 603/2013, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.