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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

387 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

387

Décisions totales

383 581

Ordonnances

257 468

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : GAGEffacer tout
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2504569

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a étendu une mesure d'expertise médicale ordonnée le 10 juin 2025 à la clinique la Lironde et à la clinique neuropsychiatrique de Quissac, afin d'évaluer la prise en charge d'une patiente décédée. Cette extension a été jugée utile car ces établissements avaient participé à la prise en charge psychiatrique de la patiente. En revanche, la demande d'extension de l'expertise au contradictoire des docteurs C et A, praticiens libéraux intervenus dans ces cliniques, a été rejetée, le tribunal estimant qu'ils ne pouvaient être mis en cause dans le litige administratif. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative.

Avocat : LUGAGNE DELPON

18 septembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2507131

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme C épouse E, ressortissante arménienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines du 20 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière et a jugé la motivation suffisante, l'obligation de quitter le territoire n'ayant pas à être motivée distinctement du refus de séjour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : GAGNET

16 septembre 2025• 9ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510436

Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, concerne la demande de suspension de la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise" présentée par M. A. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'il n'était pas établi que le dossier de demande était complet, ce qui empêchait la naissance d'une décision implicite de rejet faisant grief. La solution s'appuie sur les articles R. 432-1, R. 432-2, R. 422-12 et l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GAGLIARDINI

11 septembre 2025
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA02360

Avocat : GAGEY

28 août 2025• 4ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508948

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. D, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.

Avocat : GAGEY

25 août 2025• Reconduites à la frontière
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510688

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. D, ressortissant italien, contestant un arrêté préfectoral du 25 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a soulevé d'office une substitution de base légale, remplaçant le fondement initial (1° de l'article L. 251-1 du CESEDA, pour défaut de droit au séjour) par le 2° du même article, relatif à la menace pour l'ordre public. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après examen des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

14 août 2025• 12ème chambre, éloignement
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510399

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A avait déposé sa demande d'asile plus de six mois après son entrée en France, sans justifier d'un motif légitime pour ce retard. Il a également estimé que la situation de vulnérabilité alléguée n'était pas établie, l'intéressé ne démontrant pas de circonstances particulières faisant obstacle à ce refus.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

12 août 2025• 12ème chambre, éloignement
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510398

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 16 juillet 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à M. A, ressortissant comorien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient une erreur de fait : l'administration a calculé le délai de quatre-vingt-dix jours pour solliciter l'asile à partir de la première entrée en France (1er septembre 2024), alors que M. A justifie d'une nouvelle entrée le 30 juin 2025 après un séjour en Belgique, rendant sa demande du 16 juillet 2025 recevable. La solution s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'annulation implique l'octroi des conditions matérielles d'accueil à compter du 16 juillet 2025.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

12 août 2025• 12ème chambre, éloignement
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA03765

Avocat : SELARL JOVE-LANGAGNE-BOISSAVY

22 juillet 2025• 8ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2311515

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant ghanéen. Le tribunal retient que cette décision est illégale en raison d’un défaut de motivation, le préfet n’ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l’intéressé. Cette solution est fondée sur les articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l’attente.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

17 juillet 2025• 5ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2410891

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B d’un recours contestant le refus de la caisse d’allocations familiales des Yvelines d’inscrire sa petite-fille sur son compte pour le versement de prestations familiales. Le tribunal a relevé d’office que ce litige, portant sur l’application des législations de sécurité sociale, relève de la compétence exclusive du juge judiciaire en vertu des articles L.142-1 et L.142-8 du code de la sécurité sociale et de l’article L.211-16 du code de l’organisation judiciaire. En conséquence, il a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente.

Avocat : GAGNET

26 juin 2025• Magistrat Crandal
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308213

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" à une ressortissante turque. Le tribunal estime que ce refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, car la requérante vit en France depuis 2016, est mariée à un compatriote titulaire d'une carte de résident et a deux enfants nés en France. Il enjoint au préfet de lui délivrer le titre de séjour demandé dans un délai de deux mois, ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

24 juin 2025• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401020

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. D, ressortissant arménien, contestant le refus de titre de séjour « vie privée et familiale » et l’invitation à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l’invitation à quitter le territoire, celle-ci étant une conséquence nécessaire du refus de titre et ne constituant pas une décision susceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, la décision étant signée par une autorité ayant reçu délégation et étant suffisamment motivée. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin de statuer sur les autres moyens, en application des articles L. 411-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : GAGNET

13 juin 2025• 7ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501306

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour évaluer la prise en charge de Mme D par le CHU de Montpellier avant son suicide, survenu le 14 avril 2024. La demande de M. D, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile pour déterminer si les soins prodigués ont pu contribuer au décès. L’expert devra notamment examiner la conformité des diagnostics et traitements aux données de la science, le risque d’autolyse, et l’information donnée au patient. En revanche, la demande de communication du dossier médical par injonction a été rejetée, cette communication étant destinée à l’expert et non ordonnée par le juge.

Avocat : LUGAGNE DELPON

10 juin 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406778

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du 11 janvier 2024 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. B, un demandeur d'asile congolais. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'un défaut d'examen sérieux et complet de la situation du requérant, notamment en omettant de mentionner la présence de sa compagne et en ne précisant pas la nature des documents prétendument manquants. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir M. B dans le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, sous réserve d'un changement de situation, sans toutefois assortir cette injonction d'une astreinte. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.

Avocat : GAGEY

2 juin 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2305612

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour "salarié" sur le fondement de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, ni en écartant la demande d'admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et des conditions du séjour de l'intéressé. Par conséquent, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination ont été écartés comme non fondés.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

19 mai 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2504904

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que le refus était légalement fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ce refus était justifié par le dépôt tardif de sa demande d'asile, plus de 90 jours après son entrée en France, sans motif légitime invoqué. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

16 mai 2025• 12ème chambre, éloignement
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2505056

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et fondée sur le refus de M. B d'accepter une orientation en région, conformément à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que M. B n'établissait pas une situation de vulnérabilité particulière qui aurait dû faire obstacle à ce refus. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

16 mai 2025• 12ème chambre, éloignement
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2413241

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par Mme A, une ressortissante ivoirienne demandant l'annulation de la décision du 4 mars 2024 par laquelle l'OFII a mis fin à ses conditions matérielles d'accueil pour non-respect des obligations de présentation aux autorités. Le tribunal rejette l'exception de non-lieu soulevée par l'OFII, estimant que le rétablissement provisoire des conditions d'accueil ordonné par le juge des référés ne prive pas d'objet le recours en annulation. Sur le fond, le tribunal annule la décision au motif que l'OFII n'a pas procédé à un examen de la vulnérabilité de Mme A, en méconnaissance des articles L. 551-16 et L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GAGEY

15 mai 2025• 5e Section - 2e Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2402453

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet de Seine-et-Marne à M. B, ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’ancienneté de son séjour, de son mariage avec une compatriote titulaire d’une carte de résident, de la naissance de leur enfant en France et de son insertion professionnelle. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B un titre de séjour mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois et a condamné l’État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

9 mai 2025• 4ème chambre