4 407 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 407
Décisions totales
383 581
Ordonnances
245 921
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en formation de 1ère Chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B..., ressortissante camerounaise, contre la décision du préfet de la Haute-Garonne du 19 décembre 2024 refusant son titre de séjour. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que le préfet avait pu légalement opposer un refus fondé sur l'absence de justification fiable de son état civil, en application des articles L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 47 du code civil. Il a estimé que les documents d'état civil produits par la requérante étaient dépourvus de force probante, sans que l'administration soit tenue de solliciter systématiquement les autorités camerounaises. La solution retenue confirme la légalité du refus de séjour.
Avocat : GALINON
Avocat : FIDUCIAL LEGAL BY LAMY
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la SCI Vallat, qui contestait l'arrêté du 16 février 2023 du maire de Jouy-en-Josas la rendant redevable d'une astreinte journalière de 200 euros pour inexécution des travaux prescrits par un précédent arrêté de mise en sécurité du 14 décembre 2022. La juridiction a jugé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 511-11 et L. 511-15 du code de la construction et de l'habitation. Elle a également estimé que le délai de deux mois accordé pour réaliser les travaux était adapté aux circonstances, rejetant ainsi le moyen tiré de l'inexactitude des faits. En conséquence, le tribunal a également rejeté les demandes de la SCI Vallat au titre des frais de justice.
Avocat : SCP LONQUEUE SAGALOVITSCH EGLIE RICHTERS & ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la SCI Vallat, qui demandait l'annulation d'un titre exécutoire émis par la commune de Jouy-en-Josas pour le recouvrement d'une astreinte de 18 400 euros. Cette astreinte avait été prononcée en raison du non-respect par la SCI d'un arrêté de mise en demeure de réaliser des travaux de réparation sur un immeuble, pris sur le fondement du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'irrégularité de signature, jugeant que le titre, émis par un adjoint dûment habilité, était régulier. La demande de la SCI a donc été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Avocat : SCP LONQUEUE SAGALOVITSCH EGLIE RICHTERS & ASSOCIÉS
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Strasbourg concerne le recours pour excès de pouvoir formé par Mme A... contre un arrêté préfectoral du 4 juin 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal, constatant que la requérante n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, la répute s'être désistée de sa requête. Il est donc donné acte de ce désistement, mettant fin à l'instance sans examen au fond.
Avocat : L'ILL LEGAL
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance en référé, a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation pour un hébergement d'urgence, mais qui n'a reçu aucune proposition dans le délai légal de six semaines. Sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge a constaté le défaut de proposition et a enjoint au préfet de la Haute-Garonne de proposer un hébergement adapté à sa situation, sous astreinte de 200 euros par semaine de retard. Le tribunal a également accordé à M. A... le bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Avocat : GALINON
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par M. B..., professeur de batterie et percussion en CDD, pour obtenir le paiement de ses congés payés par les communes de Roquebrune-Cap-Martin et Menton. La commune de Roquebrune-Cap-Martin a soutenu, sans être contredite, que le requérant avait été rempli de ses droits après le versement des sommes litigieuses. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête, les conclusions de M. B... étant devenues sans objet.
Avocat : SCP SARTORIO-LONQUEUE-SAGALOVITSCH & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police du 18 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. En cours d’instance, le préfet a retiré cet arrêté par une décision du 3 octobre 2025, rendant sans objet les conclusions principales en annulation et les conclusions accessoires en injonction. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’Etat a été condamné à verser 1 000 euros à l’avocate de M. A..., sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.
Avocat : GALMOT
Avocat : SCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS & Associés
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. E..., ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du 1er décembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités belges, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a estimé que la procédure de reprise en charge avait été régulièrement suivie, les autorités belges ayant accepté la requête le 5 novembre 2025, et que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la violation des articles 4 et 5 du règlement, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres griefs.
Avocat : GALL
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. E... contestant son assignation à résidence. Le requérant invoquait l'incompétence du signataire, l'illégalité de la décision par voie de conséquence d'un précédent refus de titre de séjour, et une méconnaissance des articles L. 731-1 et L. 242-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière, et a jugé inopérants les moyens tirés de l'illégalité d'actes antérieurs non fondateurs de la décision attaquée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Avocat : L'ILL LEGAL
Le Tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs décisions de clôture d’instruction et de classement sans suite de sa demande de titre de séjour pour soins. Le préfet du Bas-Rhin a soulevé un non-lieu à statuer. Faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’en être désistée. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Avocat : L'ILL LEGAL
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante algérienne pour suspendre le refus de renouvellement de son certificat de résidence de dix ans. Le juge a constaté que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour par la préfète ne suffisait pas à renverser cette présomption. Il a également estimé que le moyen tiré du défaut de saisine obligatoire de la commission du titre de séjour, en violation de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision de refus et a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.
Avocat : GALICHET
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en formation collégiale, a examiné les recours de M. B..., ressortissant malien, contre un arrêté préfectoral du 15 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit d'être entendu, une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'illégalité de la mesure en raison de l'arrêt C-636/23 de la CJUE. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était légale et proportionnée. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant la validité des mesures d'éloignement et d'assignation à résidence prises par le préfet du Tarn.
Avocat : GALINON
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Tarn fixant le pays de renvoi en exécution d'une peine d'interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de méconnaissance du principe du contradictoire. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la gravité des faits et de l'absence d'attaches familiales stables en France. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : GALINON
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B... contre un arrêté du préfet de Police de Paris du 3 janvier 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal constate que le requérant a été assigné à résidence à Paris par un arrêté du 4 janvier 2026. En application des articles R. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Paris.
Avocat : GALINDO SOTO
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... et Mme B..., ressortissants guinéens, qui demandaient à être pris en charge avec leurs deux jeunes enfants dans le cadre de l'hébergement d'urgence. Le juge a estimé que la condition d'urgence, caractérisée par leur vie à la rue depuis décembre 2025, n'était pas suffisante pour établir une carence caractérisée de l'administration, seule susceptible de constituer une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles, qui imposent à l'État de garantir l'accès à l'hébergement d'urgence, mais dont la méconnaissance ne peut être sanctionnée par le juge des référés qu'en cas de carence avérée.
Avocat : GALINON
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser à Mme B..., professeure des écoles, une provision de 95 000 euros. Cette somme répare le déficit fonctionnel permanent (38,6 %) résultant d’une infection au SARS-CoV-2 reconnue imputable au service, engageant la responsabilité sans faute de l’employeur public. Le juge a estimé que l’obligation de réparer les préjudices personnels n’était pas sérieusement contestable, en application des principes issus du code général de la fonction publique. L’État a également été condamné à payer 1 500 euros au titre des frais de justice.
Avocat : GALY
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Gepsa, qui contestait le refus d'autorisation de licenciement de M. A..., salarié protégé. La juridiction a d'abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre la décision initiale de l'inspecteur du travail du 27 février 2024, celle-ci ayant été retirée et remplacée par la décision ministérielle du 24 octobre 2024. Sur le fond, le tribunal a jugé que la ministre du travail n'avait commis ni erreur de fait, ni erreur de droit, ni erreur d'appréciation en refusant l'autorisation de licenciement, estimant que les fautes reprochées n'étaient pas d'une gravité suffisante. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés.
Avocat : AARPI BEZARD GALY COUZINET CONDON
Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B... visant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Sarthe du 5 septembre 2024. Cet arrêté refusait la délivrance d'un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et d'une fixation du pays de destination. Le tribunal a examiné les moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, le tribunal estimant que les moyens invoqués n'étaient pas fondés.
Avocat : SCP GALLOT LAVALLEE IFRAH