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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 399 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 399

Décisions totales

383 581

Ordonnances

257 718

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : GALEffacer tout
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2303913

Le Tribunal administratif de Versailles, saisi de recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire délivré le 19 janvier 2021 par le maire de Viroflay pour un ensemble de 49 logements, avait sursis à statuer par un jugement avant-dire droit du 28 janvier 2025 sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme. Après la délivrance d'un permis modificatif le 11 juillet 2025, la commune et le pétitionnaire soutiennent que les illégalités ont été régularisées. Les requérants, Mme E..., M. C... et M. et Mme F..., persistent dans leurs demandes d'annulation, invoquant notamment la méconnaissance des règles de hauteur et de distance du plan local d'urbanisme modifié, ainsi qu'une fraude pour défaut d'accord des propriétaires. Le tribunal doit désormais statuer sur la régularisation du permis initial et la légalité du permis modificatif.

Avocat : SCP LONQUEUE SAGALOVITSCH EGLIE RICHTERS & ASSOCIÉS

9 décembre 2025• 4ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2204915

Le Tribunal administratif de Melun a condamné le service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de Seine-et-Marne à verser 200 euros à un sapeur-pompier professionnel pour le préjudice moral subi du fait d’une note de service illégale. Cette note, annulée par un précédent jugement du 31 août 2020, interdisait le port de la barbe et portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et à la liberté de choisir son apparence extérieure. Le tribunal a jugé que cette illégalité constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l’administration, conformément au principe selon lequel toute illégalité fautive ouvre droit à réparation. La somme demandée de 13 200 euros a été jugée excessive, le préjudice étant évalué à 200 euros.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET ARCO-LEGAL

8 décembre 2025• 9ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2513920

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A..., agent victime d'un accident de service reconnu imputable le 13 février 2020. La juridiction a estimé que cette mesure était utile pour évaluer les préjudices corporels et patrimoniaux du requérant en vue d'un éventuel litige indemnitaire contre la métropole Aix-Marseille-Provence. L'expert désigné devra notamment décrire l'état de santé de M. A..., déterminer le lien avec l'accident, et chiffrer les différents préjudices subis. La demande de la métropole tendant au rejet de la requête a été rejetée.

Avocat : G & S LEGAL

8 décembre 2025
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500305

Le Tribunal administratif de Caen était saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Calvados d’enregistrer une demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfecture a finalement procédé à l’enregistrement de la demande, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions, ainsi que sur la demande d’aide juridictionnelle provisoire devenue sans objet. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 000 euros à l’avocate de la requérante au titre des frais d’instance, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : GALY MARIE-SOPHIE

8 décembre 2025• 1ère chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531464

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet de police du 27 octobre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de trente-six mois. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation et une erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de son état de santé psychiatrique et de sa durée de présence en France. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée était suffisamment motivée et qu'elle avait pris en compte l'ensemble des critères prévus à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais irrépétibles.

Avocat : GALINDO SOTO

5 décembre 2025• 8e Section - MESD
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2508959

Cette décision du Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait droit à la demande de M. A..., ressortissant marocain marié à une Française. Le juge constate que le préfet du Bas-Rhin n'a pas permis à l'intéressé de déposer sa demande de titre de séjour depuis plus de deux ans en raison d'un blocage de son compte sur le téléservice ANEF, malgré ses multiples démarches. Estimant les conditions d'urgence et d'utilité remplies, le tribunal enjoint au préfet de convoquer M. A... afin d'enregistrer sa demande et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler, sous astreinte. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : L'ILL LEGAL

5 décembre 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302386

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux, a été saisi par la société GRDF pour obtenir réparation du préjudice matériel subi suite à l'endommagement d'un branchement de gaz par la société Daumas TP lors de travaux publics de remplacement de caniveaux. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de la société Daumas TP en tant qu'entrepreneur participant à un travail public, conformément au principe applicable aux dommages causés aux tiers. Il a écarté l'exception de faute de la victime invoquée par la défense, estimant que GRDF avait correctement signalé l'installation. En conséquence, la société Daumas TP a été condamnée à verser à GRDF la somme de 2 380,05 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 6 avril 2023, sur le fondement de l'arrêté du 13 juillet 2000 portant règlement de sécurité de la distribution de gaz.

Avocat : SCP REY GALTIER

5 décembre 2025• 3ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2313882

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus implicite du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. La décision ministérielle s'étant substituée à celle du préfet, les moyens tirés d'un défaut de motivation ou d'examen de la décision préfectorale étaient inopérants. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ajournant la demande à deux ans, en raison de l'insertion professionnelle insuffisante de la requérante, dont les ressources provenaient en partie de prestations sociales non contributives. Cette appréciation d'opportunité a été fondée sur l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : LE GALL

5 décembre 2025• 12eme chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2309102

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. A..., ressortissant marocain, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant a sollicité un non-lieu à statuer après que le préfet du Haut-Rhin lui a délivré une attestation de décision favorable le 20 octobre 2025. Le tribunal a estimé que la décision implicite n’étant pas devenue définitive, les conclusions en annulation n’avaient pas perdu leur objet, et a donné acte du désistement pur et simple de M. A... sur ces conclusions. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 1 000 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.

Avocat : L'ILL LEGAL

5 décembre 2025• 6ème Chambre
CAA33Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-24BX00249

Avocat : GALY ET ASSOCIES SELARL

4 décembre 2025• 1ère chambre - formation à 3
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX01934

Avocat : SCP LONQUEUE SAGALOVITSCH EGLIE RITCHERS ET ASSOCIES

4 décembre 2025• 1ère chambre - formation à 3
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506897

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 20 novembre 2024 par lequel le préfet de la Loire refusait un titre de séjour à Mme E..., ressortissante algérienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Cette solution a été retenue car le refus portait une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressée, compte tenu de l'état de santé de son enfant et de ses attaches en France.

Avocat : GALICHET

4 décembre 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506898

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 20 novembre 2024 refusant son admission au séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 6 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'état de santé de son fils et de ses attaches familiales en France. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien de 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GALICHET

4 décembre 2025• 3ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2108627

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... qui contestait l'arrêté interministériel du 18 mai 2021 refusant la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour la commune de Terranjou au titre des mouvements de terrain différentiels liés à la sécheresse de 2020. Le tribunal a jugé que les ministres n'avaient pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur l'avis de la commission interministérielle, lequel concluait à l'absence d'intensité anormale du phénomène sur la période concernée. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 125-1 du code des assurances, qui définit les conditions de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle.

Avocat : ARCO-LEGAL

4 décembre 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2212691

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de plusieurs habitants de Sargé-lès-le-Mans contestant l’arrêté interministériel du 11 juillet 2022 refusant la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain différentiels liés à la sécheresse de 2020. Les requérants invoquaient notamment des vices de procédure, une erreur de droit et une erreur d’appréciation concernant les critères météorologiques utilisés. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs moyens, considérant que la procédure était régulière et que l’administration ne s’était pas estimée en situation de compétence liée. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le code des assurances et la circulaire du 10 mai 2019 relative aux critères de sécheresse.

Avocat : ARCO-LEGAL

4 décembre 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203366

Le Tribunal administratif de Nantes a examiné la requête de Mme H... contestant l'arrêté interministériel du 21 décembre 2021 refusant de reconnaître l'état de catastrophe naturelle pour la commune de Trangé (Sarthe) au titre des mouvements de terrain différentiels liés à la sécheresse de 2020. La requérante invoquait notamment l'incompétence des signataires, un vice de procédure, une erreur de droit et une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que l'arrêté était régulièrement signé, que la procédure suivie était conforme aux textes applicables (code des assurances, circulaires des 27 mars 1984 et 19 mai 1998), et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur les critères météorologiques et géologiques établis. La requête a donc été rejetée.

Avocat : ARCO-LEGAL

4 décembre 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203369

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme F..., habitante de Viré-en-Champagne (Sarthe), d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté interministériel du 21 décembre 2021 refusant de reconnaître l’état de catastrophe naturelle pour sa commune au titre des mouvements de terrain différentiels liés à la sécheresse et à la réhydratation des sols sur la période du 30 octobre au 31 décembre 2020. La requérante invoquait notamment l’incompétence des signataires, l’irrégularité de l’avis de la commission interministérielle, une erreur de droit et une erreur d’appréciation. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, considérant que l’arrêté était légal tant en la forme qu’au fond, et a donc rejeté la requête. La décision s’appuie sur le code des assurances, le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005, et les circulaires des 27 mars 1984, 19 mai 1998 et 10 mai 2019.

Avocat : ARCO-LEGAL

4 décembre 2025• 4ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509650

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet du Bas-Rhin à l'encontre de M. A..., ressortissant turc condamné pour viol. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'exécution de la mesure d'éloignement n'était pas imminente et que le requérant ne justifiait pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. En l'absence d'urgence, la demande de suspension fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : L'ILL LEGAL

4 décembre 2025
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2402233

Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon concerne une demande d’expertise judiciaire présentée par la commune de Saint-Tropez sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La commune souhaitait déterminer la nature, l’ampleur et la cause des dégradations anormales constatées sur des enclos et abris pour bacs à roulettes installés dans le port de plaisance municipal, fournis par la société Vivacite. Le juge des référés a fait droit à la demande, considérant que la mesure d’expertise présentait un caractère utile pour un litige ultérieur. Il a également ordonné l’appel en cause du fabricant Still Laser et des assureurs GAN Assurances et Axa France, tout en rejetant les protestations et réserves des parties ainsi que les conclusions relatives aux dépens et aux frais irrépétibles.

Avocat : LEGAL PERFORMANCES

3 décembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2327682

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Advance Invest, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et de rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour les exercices 2017 et 2018. La société, exploitant une officine de pharmacie, contestait la régularité de la procédure de rectification et le bien-fondé des redressements. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée au regard des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, en précisant les motifs de fait et de droit des rectifications. Sur le fond, il a rejeté les moyens soulevés, notamment ceux relatifs aux dissimulations de recettes, à l’imputation des déficits et à la déduction de charges.

Avocat : CABINET DIRECT LEGAL FISCAL

3 décembre 2025• 1re Section - 3e Chambre