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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 399 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 399

Décisions totales

383 581

Ordonnances

313 055

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : GALEffacer tout
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302494

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les requêtes de M. A contestant son arrêté de réintégration et son placement en position de service non fait avec retenue sur salaire. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une violation des droits de la défense et un détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la procédure avait été régulière et que l'état de santé de l'intéressé ne justifiait pas un congé de longue maladie. En conséquence, les demandes d'annulation et d'injonction ont été rejetées, et M. A a été condamné à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : SCP MARGALL D'ALBENAS

10 juillet 2025• 2ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2300804

Le Tribunal administratif de Versailles annule la sanction d'exclusion temporaire de quarante jours infligée à un agent de service hospitalier du centre hospitalier de Plaisir, ainsi que le rejet de son recours gracieux. La décision est motivée par un vice de procédure : le délai minimal de quinze jours entre la convocation et la réunion du conseil de discipline, prévu par l'article 2 du décret n° 89-822 du 7 novembre 1989, n'a pas été respecté, ce qui a privé l'agent d'une garantie essentielle pour préparer sa défense. Le tribunal rejette l'argument de l'administration selon lequel l'agent aurait été informé oralement de la date, faute de preuve.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : GALLO

10 juillet 2025• 6ème chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2502386

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Bas-Rhin refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction écarte le moyen d'incompétence, le signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation régulière. Elle estime que les erreurs factuelles relevées dans la décision préfectorale (durée de présence en France et composition familiale) n'ont pas été déterminantes et ne révèlent pas un défaut d'examen particulier de la situation du requérant. Enfin, le tribunal juge que le refus de titre de séjour ne méconnaît ni les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ni celles de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : L'ILL LEGAL

9 juillet 2025• 1ère chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504947

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme A, ressortissante serbe, pour contester un arrêté du préfet du Bas-Rhin du 10 juin 2025 l'assignation à résidence pour 45 jours. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, et une erreur d'appréciation. Le tribunal, après avoir admis provisoirement Mme A à l'aide juridictionnelle, a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la légalité de l'assignation à résidence au regard des conditions posées par cet article.

Avocat : L'ILL LEGAL

9 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504948

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. A, ressortissant serbe, contestant un arrêté préfectoral du 10 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées, et a validé l'application des articles L. 612-1 à L. 612-3 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : L'ILL LEGAL

9 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2401874

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de visa d'étudiant. La commission de recours contre les décisions de refus de visa s'est substituée à la décision consulaire, rendant inopérants les moyens dirigés contre cette dernière. Le tribunal a jugé que la décision de la commission était suffisamment motivée et que le refus, fondé sur un risque de détournement de l'objet du visa, ne procédait pas d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de la directive UE 2016/801 et de l'accord franco-algérien de 1968.

Avocat : CABINET HAUSSMANN LEGAL

8 juillet 2025• 11ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2204065

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A..., agent du SITREVA, pour contester un arrêté du 23 juin 2022 la plaçant en congé de maladie ordinaire à compter du 17 mai 2022, après un accident de service reconnu. La requérante soutenait que son état de santé n'était pas consolidé et qu'elle devait continuer à bénéficier d'un congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait pu légalement se fonder sur l'avis du conseil médical estimant que l'agent était guéri de son accident depuis le 8 août 2020, et que les certificats médicaux produits ne remettaient pas en cause cette guérison. La décision s'appuie sur les articles L. 822-1 et L. 822-18 du code général de la fonction publique, ainsi que sur le décret n° 2006-1391 du 22 décembre 2006.

Avocat : SCP LONQUEUE SAGALOVITSH & ASSOCIE

8 juillet 2025• 5ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515140

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C, ressortissant srilankais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police du 24 mai 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de 12 mois. Le requérant invoquait une erreur d'appréciation en raison de menaces subies dans son pays d'origine pour son engagement politique. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant dans le cadre d'un litige portant sur une interdiction de retour, sans lien direct avec la protection subsidiaire ou le droit d'asile. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans faire droit aux arguments de M. C.

Avocat : TANGALAKIS

4 juillet 2025• 8e Section - MESD
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302426

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A. Il a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le refus de délivrance d'un certificat de permis de construire tacite, car présentées tardivement. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'arrêté de sursis à statuer du 23 mai 2023 était suffisamment motivé et légalement fondé sur les articles L. 153-11 et L. 424-1 du code de l'urbanisme, la commune justifiant que le projet compromettait l'exécution de son futur plan local d'urbanisme en cours de révision.

Avocat : SCP MARGALL D'ALBENAS

4 juillet 2025• 1ère Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515143

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en formation de juge unique, a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 28 mai 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant n'apportait pas la preuve de risques personnels de traitements inhumains ou dégradants en Allemagne, ni de défaillances systémiques dans la procédure d'asile de cet État membre. Il a également rappelé que la faculté pour la France d'examiner la demande d'asile par dérogation (article 17 du règlement UE n° 604/2013) est une prérogative discrétionnaire et non un droit pour le demandeur. La solution retenue est fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : TANGALAKIS

4 juillet 2025• 8e Section - MESD
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2110886

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A, un jeune majeur, contestant le refus du président du conseil départemental de la Sarthe de renouveler son contrat d'accueil provisoire "jeune majeur". Le tribunal a relevé d'office un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction, car M. A, né le 10 janvier 2003, avait atteint l'âge de 21 ans à la date du jugement, sortant ainsi du champ d'application de l'article L. 112-3 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est donc un non-lieu sur ces demandes, le litige étant devenu sans objet.

Avocat : SCP GALLOT LAVALLEE IFRAH

4 juillet 2025• Président 12 : Mme GOURMELON - R. 222-13
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2102390

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête des sociétés Engie Solutions (devenue Ineo Tertiaire Ile-de-France) et SDMO Industries. Ces dernières demandaient la condamnation solidaire des membres du groupement de maîtrise d'œuvre pour des fautes quasi délictuelles dans l'exécution du lot n° 8 du marché de construction de l'hôpital de Gonesse. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute de liaison du contentieux, et a également estimé que la responsabilité quasi-délictuelle du maître d'œuvre ne pouvait être engagée après la réception de l'ouvrage. Les conclusions indemnitaires ont donc été rejetées, et les demandes reconventionnelles pour procédure abusive ont été écartées.

Avocat : GALLICA

3 juillet 2025• 3ème Chambre
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY02176

Avocat : GALICHET

3 juillet 2025• 6ème chambre - formation à 3
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500012

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de Mme C J, épouse I, et de M. F I, qui contestaient les arrêtés du préfet du Bas-Rhin du 4 décembre 2024 leur refusant une attestation de demande d'asile, leur faisant obligation de quitter le territoire français, leur interdisant le retour pour un an et fixant le pays de renvoi. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. Les décisions attaquées ont été jugées conformes aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L. 613-1, L. 721-4 et L. 752-11. Les demandes d'aide juridictionnelle provisoire et d'injonction ont également été rejetées.

Avocat : L'ILL LEGAL

3 juillet 2025• 3ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2401436

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par une association demandant l'annulation du refus implicite du maire de Goudargues de dresser un procès-verbal pour des infractions urbanistiques (changement de destination et constructions sans autorisation en zone A) commises par un exploitant agricole. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet et la commune, faute de preuve que le procès-verbal dressé ultérieurement concernait les mêmes faits. Il a également rejeté les fins de non-recevoir, jugeant que l'association justifiait d'un intérêt à agir. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, considérant que le maire était en situation de compétence liée pour constater les infractions en application de l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme, et lui a enjoint de dresser un procès-verbal dans un délai de quinze jours.

Avocat : SCP MARGALL D'ALBENAS

2 juillet 2025• 1ère Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2301533

Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 27 février 2023 par lequel le maire de Jonquerettes refusait à M. B un permis de construire modificatif. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'article 19.A du plan local d'urbanisme était illégal, car cette disposition était postérieure à la décision annulée et ne pouvait être opposée en application de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme. En conséquence, l'arrêté a été annulé et il a été enjoint au maire de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.

Avocat : SCP MARGALL D'ALBENAS

2 juillet 2025• 1ère Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409325

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 21 juin 2024 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé un titre de séjour à M. C, ressortissant burkinabé, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal estime que cette décision méconnaît l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, car l'état de santé grave du fils de M. C (neurofibromatose de type 2 avec cécité) nécessite sa présence et son accompagnement en France, où l'enfant et sa mère résident régulièrement. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour violation de l'intérêt supérieur de l'enfant.

Avocat : GALLET

2 juillet 2025• 7ème chambre
TA64Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400696

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de M. B visant à obtenir l'exécution forcée d'un jugement du 23 décembre 2020. Ce jugement enjoignait au ministre de la justice de lui verser son traitement pour une période déterminée et une somme au titre des frais de justice. Le tribunal a constaté que l'administration avait entièrement exécuté la décision en procédant au paiement des sommes dues, majorées des intérêts légaux, et en effaçant la sanction disciplinaire du dossier de l'agent. La requête a donc été rejetée comme étant devenue sans objet.

Avocat : ATTAL-GALY

2 juillet 2025• CHAMBRE 3
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206575

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, conformément à l'article 49 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et à l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance d'insertion professionnelle et de ressources stables de la requérante, eu égard au large pouvoir d'appréciation dont il dispose en matière de naturalisation (article 21-15 du code civil). Les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de l'instance ont donc été rejetées.

Avocat : GALICHET

2 juillet 2025• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203734

Le Tribunal Administratif de Nantes annule le refus implicite du préfet de la Sarthe de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante kosovare. La décision est annulée pour défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs du refus malgré la demande de l'intéressée, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros à son avocat au titre des frais de justice.

Avocat : SCP GALLOT LAVALLEE IFRAH

2 juillet 2025• 2ème Chambre